30.06.2007

Virage libéral des jeunes américains

Le jeudi 28 juin 2007

Alexandre Sirois

La Presse - Canada

Les jeunes feront-ils effectuer un virage libéral à la société américaine? Chose certaine, ils sont aujourd'hui nettement moins conservateurs que leurs aînés et ont en majorité l'intention de voter pour un président démocrate en 2008.
 
C'est ce que révèle un sondage publié hier par le New York Times, effectué en collaboration avec le réseau CBS et la chaîne MTV, l'équivalent américain de MusiquePlus.

Par exemple, 44% des Américains de 17 à 29 ans se prononcent en faveur des mariages gais, par rapport à seulement 28% de l'ensemble des adultes.

Et 62% des jeunes voudraient un système de santé similaire à celui du Canada, souhait partagé par moins de la moitié des adultes (47%).

Dans l'histoire, les jeunes électeurs votent le plus souvent pour le candidat démocrate à la présidence. Et cette année ne devrait pas faire exception à la règle: 54% affichent leur préférence pour le parti d'Hillary Clinton et de Barack Obama.

Six ans après l'arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, les jeunes d'aujourd'hui ne portent ni le président ni le Parti républicain dans leur coeur.

La tendance est lourde. Le pourcentage de jeunes électeurs qui se qualifient de «républicains» n'a fait que chuter depuis les années 80. Il était de 37% en 1989, à la fin des deux mandats de Ronald Reagan, et se situe actuellement à 25%.

Les nouvelles ne sont donc pas très bonnes pour les stratèges républicains. Elles semblent confirmer un revirement majeur de l'opinion publique aux États-Unis qui s'est traduit l'an dernier par la perte du contrôle du Congrès au profit des démocrates.

Pas plus tard qu'en 2005, après la réélection de George W. Bush, tous les espoirs étaient pourtant permis pour les républicains. L'architecte des victoires du président, Karl Rove, prédisait alors encore une domination des conservateurs à long terme sur la politique américaine.

«Ce rêve d'une domination républicaine était une chimère. Une illusion», affirme Ruy Teixeira, coauteur du livre La majorité démocrate émergente. Dans son essai paru il y a quelques années, ce sociologue de formation avait plutôt estimé qu'il fallait miser sur une domination démocrate.

Ses travaux montrent que les Américains de la génération Y, nés après 1977, préfèrent les démocrates et se situent généralement au centre gauche sur l'échiquier politique. Contrairement aux membres de la génération X, nés entre 1965 et 1977.

«Nous avons toujours cru que les attaques du 11 septembre et leurs retombées allaient faire bouger les choses dans la direction des républicains, mais uniquement pendant une brève période», précise cet expert, joint hier par La Presse. Selon lui, l'influence de ce phénomène ne se fait plus sentir.

«Les démocrates abordent la prochaine élection présidentielle avec un avantage, dit-il. Ce qui ne veut cependant pas nécessairement dire que cela se traduira pas leur victoire.»

Le problème de coke d'Obama

La majorité des jeunes (66%) estime que les Américains sont prêts à élire un Noir au poste de président des États-Unis. Données fort encourageantes pour le candidat démocrate Barack Obama, qui souhaite devenir le premier Afro-Américain à occuper le bureau Ovale. Cela dit, seuls 22% des jeunes croient que les Américains voteraient pour un candidat qui a déjà pris de la coke. Or, Obama a déjà admis avoir sniffé de la poudre blanche dans sa jeunesse. Ce faux pas pourrait donc s'avérer coûteux en 2008.

28.06.2007

Leçon de capitalisme

Voici un texte reçu en Anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses semblables le système des impôts...

Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes,laissez- moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun). 

S'ils payaient la note comme on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

> Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
> Le cinquième payerait 1 $
> Le sixième payerait 3 $
> Le septième payerait 7 $
> Le huitième payerait 12 $
> Le neuvième payerait 18 $
> Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$.  Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et le 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable de réduire l'addition de chacun du même montant, donc il fit les calculs. Alors ?

> Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (Un pauvre de plus ?Ndt)
> Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)
> Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
> Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
> Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)
> Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

 Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement. 

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie : « J'ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ». « Ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu 1 $ d'économie aussi ». « C'est vrai ! » s'exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction». « Attendez une minute » s'écrièrent les plus pauvres, « Nous quatre n'avons rien eu du tout, nous. Le système exploite les pauvres ».

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.

Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs, est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication est nécessaire.

Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Signé

David R. Kamerschen, Ph.D. 

Professeur d'économie

Universiy of Georgia,

USA

23.06.2007

L'Europe sort du blocage

AP | 23.06.2007 | 07:19

L'Union européenne sort du blocage. Après deux jours d'intenses marchandages au conseil européen de Bruxelles, les Vingt-Sept se sont mis d'accord samedi matin sur les grandes lignes d'un traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution.

La Pologne, qui bloquait les négociations, a obtenu le maintien jusqu'en 2014 du système de vote issu du traité de Nice.

La nuit a été très longue à Bruxelles jusqu'à l'accord final conclu peu avant 5h du matin. Comme le souhaitait la chancelière Angela Merkel, les Vingt-Sept se sont mis d'accord sur un mandat très précis pour la conférence intergouvernementale (CIG) qui sera chargée de rédiger le traité avant la fin de l'année 2007.

Compromis entre les 18 pays ayant ratifié le projet de Constitution, les deux pays du "non" (France et Pays-Bas) et les sept ayant suspendu la ratification, l'accord reprend la plupart des avancées institutionnelles du défunt traité: la double majorité pour faciliter la prise de décision à 27, la présidence stable du conseil européen, l'extension du champ de la majorité qualifiée...

Comme prévu, l'essentiel des discussions a porté sur la nouvelle règle de la double majorité (55% des Etats-membres et 65% de la population de l'UE) pour les votes au Conseil des ministres. Après deux jours de résistance de la part des frères Kaczynski, les jumeaux au pouvoir à Varsovie, la Pologne, avantagée par le système de Nice, a obtenu que celui-ci soit prolongé jusqu'en 2014. "Nous n'avons avalé aucune pilule empoisonnée", s'est réjoui le président Lech Kaczynski.

Mais on est passé à deux doigts de l'échec lorsque le Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, resté à Varsovie, a rejeté jeudi soir l'offre de compromis franco-allemande. Angela Merkel a alors sorti l'arme atomique en menaçant de convoquer la CIG sans la Pologne.

Nicolas Sarkozy a saisi cette occasion de s'imposer sur la scène européenne dès son premier sommet en jouant les entremetteurs. "Il n'était pas possible, moins de 20 ans après la chute du mur de Berlin, de laisser de côté le plus grand des pays d'Europe de l'Est", a expliqué le président français.

Suppléant la présidence, M. Sarkozy a alors organisé une rencontre à cinq dans son bureau avec le président polonais et les Premiers ministres britannique Tony Blair, luxembourgeois Jean-Claude Juncker et espagnol José-Luis Zapatero, qui a débloqué la situation.

Les discussions ont été plus faciles avec Tony Blair, qui a obtenu des concessions sur ses "lignes rouges". Le Royaume-Uni bénéficiera notamment d'une dérogation sur l'application sur son sol de la charte des droits fondamentaux, à laquelle le futur traité donnera une valeur contraignante dans les 26 autres Etats-membres.

Tony Blair pouvait être satisfait pour son dernier sommet avant de laisser la place dans quatre jours à Gordon Brown. "Cet accord nous donne une chance d'avancer", a déclaré le Premier ministre britannique.

Même s'il sera moins ambitieux que la Constitution, l'accord conclu à Bruxelles permet à l'Union de sortir de l'impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis les "non" français et néerlandais de 2005.

"Nous sortons du blocage", s'est réjouie Angela Merkel. "Il n'y a pas de gagnants et pas de perdants, et l'Europe s'est remise en marche", a exulté Nicolas Sarkozy, qui se flatte d'avoir imposé cette idée d'un traité simplifié.

Le calendrier est désormais fixé. La CIG s'ouvrira le 23 juillet prochain pour se terminer avant la fin de l'année. L'objectif est une entrée en vigueur du nouveau traité en 2009.

Les Vingt-sept devront d'ici là ratifier le traité. Nicolas Sarkozy s'est engagé pour la France à passer par la voie parlementaire pour éviter un deuxième "non" qui serait désastreux. Tony Blair et Gordon Brown entendent eux aussi éviter à tout prix un référendum en Grande-Bretagne. "Je ne pense pas que quelque chose puisse faire dérailler le processus maintenant", a prédit le futur ex-Premier ministre britannique. AP

19.06.2007

President Bush Attends Dedication of Victims of Communism Memorial

 President George W. Bush addresses his remarks, Tuesday 12, 2007, at the dedication ceremony for the Victims of Communism Memorial in Washington D.C.
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Abstract

We dedicate this memorial because we have an obligation to those who died, to acknowledge their lives and honor their memory. The Czech writer Milan Kundera once described the struggle against Communism as "the struggle of memory against forgetting." Communist regimes did more than take their victims' lives; they sought to steal their humanity and erase their memory. With this memorial, we restore their humanity and we reclaim their memory. With this memorial, we say of Communism's innocent and anonymous victims, these men and women lived and they shall not be forgotten. (Applause.)

We dedicate this memorial because we have an obligation to future generations to record the crimes of the 20th century and ensure they're never repeated. In this hallowed place we recall the great lessons of the Cold War: that freedom is precious and cannot be taken for granted; that evil is real and must be confronted; and that given the chance, men commanded by harsh and hateful ideologies will commit unspeakable crimes and take the lives of millions.

Full story: http://www.whitehouse.gov/news/releases/2007/06/20070612-...

 

MOZAMBIQUE: L’explosion de débris de munitions tue deux enfants

MAPUTO, 18 juin 2007 (IRIN) - Deux enfants ont été tués et un troisième a été grièvement blessé le 12 juin à Maputo, la capitale mozambicaine, après avoir accidentellement mis le feu à un engin non explosé.

Plus de deux mois après l’explosion d’un dépôt militaire de munitions, ce nouvel accident fait craindre que de nombreux engins non explosés soient encore disséminés dans la ville.

Le 22 mars, l’explosion du dépôt de munitions de Malhazine, à 10 kilomètres du centre-ville, avait disséminé plus de 4 000 pièces d’artillerie dans 14 quartiers populaires de la ville. Cette explosion avait fait plus de 100 morts et 500 blessés et avait détruit des dizaines de maisons.

Les trois enfants –un de 11 ans et deux jumeaux de 13 ans – vivaient à Magoanine, à environ un kilomètre du dépôt de munitions, un des quartiers les plus durement touchés par les explosions de mars dernier. Selon le quotidien d’Etat Notícias, c’est le feu que les enfants ont allumé au-dessus de la bombe enfouie dans le sol qui a provoqué l’explosion.

L’accident du 12 juin s’est produit après que le ministre mozambicain de la Défense a annoncé que le quartier avait été débarrassé des restes de munitions de la précédente explosion, une opération qui, de l’avis de bon nombre d’observateurs, a parfois été bâclée.

Une opération de déminage bâclée ?

« L’opération à laquelle nous avons assistée était assez impressionnante », a expliqué Gilles Delecourt, directeur pays de Handicap International, une organisation non gouvernementale (ONG) spécialisée dans le déminage au Mozambique et qui a participé à la localisation des restes de munitions au cours des semaines qui ont suivi les explosions.

La méthode employée par l’armée, qui consistait à faire charger par des groupes de soldats des roquettes potentiellement explosives dans des camions à fond plat, n’était pas réglementaire, a indiqué M. Delencourt, mais « il s’agissait d’une situation d’urgence », a-t-il ajouté.

Certains observateurs ont été surpris qu’aucun n’accident ne se soit produit pendant les opérations de ramassage des restes de munitions et ont fait remarquer que, dans la précipitation, certains munitions non explosées étaient probablement passées inaperçues.

Selon l’hebdomadaire indépendant Zambeze, plusieurs explosions se seraient produites au cours des derniers mois, mais elles n’auraient fait aucune victime. Les équipes de déminage de l’armée étaient à nouveau à pied d’œuvre après l’accident du 12 juin.

Pour Dan Bridges, directeur pays de HALO Trust, une ONG britannique de déminage, « il sera difficile de déminer totalement le quartier sans un déplacement massif de la population et sans scruter chaque centimètre carré de terrain ».

Il est important que les autorités gardent le contact avec les habitants du quartier, a-t-il ajouté.

« Vous ne pouvez rechercher et traiter que les munitions qui sont répertoriées. Il faut donc une bonne cellule de renseignements, connue de la population, et une unité d’intervention d’urgence capable d’intervenir et de neutraliser ces munitions », a dit M. Bridges.

Au cours des semaines qui ont suivi les explosions de mars, une vaste campagne d’information a été menée auprès des habitants pour les inciter à signaler à l’armée toute présence de munitions sur leur propriété, et pour leur interdire de les manipuler eux-mêmes. Cependant, certains habitants se sont plaints qu’après les premières semaines, leurs appels sont restés sans réponse.

Des arsenaux vieillissants

L’accident de Malhazine révèle à l’attention de la communauté internationale l’incapacité du pays à neutraliser ou à se débarrasser des centaines de tonnes d’arsenaux militaires vieillissants hérités des 17 années de guerre civile au Mozambique, un conflit qui a pris fin en 1992.

Selon une source militaire, ces arsenaux devraient être transférés vers des zones isolées, ou détruits avec toutes les précautions d’usage, avant la fin de cette année.

Pour les autorités gouvernementales, les explosions du mois de mars sont dues aux fortes chaleurs. Avant cet accident, au moins 18 personnes ont trouvé la mort depuis 1985 suite à l’explosion de dépôts de munitions à Maputo et Beira, la deuxième ville du pays.

En décembre 2006, cinq personnes ont été tuées à Beira par une munition non explosée qui se trouvait enfouie dans le sol depuis l’explosion en 2003 du dépôt local de munitions.

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72804<...

 

 

 

16.06.2007

LA CIGALE ET LA FOURMI

VERSION ANGLAISE


La fourmi travaille dur  tout l'été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide,  elle rit, danse et joue tout l'été.
Une fois l'hiver  venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante  de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid.


FIN





VERSION FRANCAISE


La fourmi travaille dur  tout l'été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare  ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est  stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
Une fois  l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.


La cigale  grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.


La  télévision organise des émissions en direct qui montrent la  cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la  fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.


Les Français sont frappés que, dans un pays  si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que  d'autres vivent dans l'abondance.


Les associations contre la  pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.


Les  journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part".


En réponse aux sondages, le  gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.


Les impôts de la  fourmi sont augmentés et la  fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas  avoir embauché la cigale comme aide.


La maison de la fourmi est  préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.


La fourmi quitte la France  pour s'installer avec succès en Suisse.


La télévision fait un  reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de  finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit  encore loin.


L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait  pour l'entretenir.


Des reproches sont faits au gouvernement pour le  manque de moyens.


Une commission d'enquête est mise en place, ce  qui  coûtera 10 millions d'euros.


La cigale meurt d'une  overdose.


Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.


La maison est squattée par un gang d'araignées immigrées.


Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.


Les araignées organisent un trafic de  marijuana et terrorisent la communauté.
FIN

 

13.06.2007

L'appel de Ségolène Royal

L’appel de Ségolène Royal - resté sans réponse - à François Bayrou a exaspéré le PS à la veille d’une nouvelle défaite électorale. L’ex-candidate à la présidentielle, qui vise désormais le leadership de son parti, a commis une faute.

"La politique n’est pas aussi simple qu’un coup de fil." Étrange prise de conscience de la part d’une personnalité aussi aguerrie que Ségolène Royal ! Et pourtant, cette semaine, elle aura sans doute passé le coup de téléphone de trop. Celui que l’on ne manquera plus dorénavant de lui reprocher au PS. Ce qui était concevable dans l’euphorie de l’entre-deux tours présidentiel est, aujourd’hui, redevenu incongru - voire condamnable - en cette période de déroute socialiste. Résultat immédiat : un appel dédaigné par François Bayrou et désavoué par le PS.

Tout se passe comme si l’ancienne candidate à la présidentielle ne semblait pas avoir pris la mesure de sa défaite. Le refus même de toute autocritique tend à le prouver. À la manière de ce que suggérait Lionel Jospin, ce sont les autres qui seraient responsables, tantôt les éléphants, tantôt le parti, et maintenant François Hollande, contesté sans ménagement. Cette absence totale de remise en cause personnelle peut conduire à tous les excès, à l’image de ce coup de téléphone qui sonnera longtemps dans le vide...

Si la nouvelle ambition de Ségolène Royal est de refonder le Parti socialiste, elle devra prendre d’autres chemins. En passant outre toute discipline de parti et en humiliant ainsi l’autorité du premier secrétaire, elle n’aura provoqué, parmi les militants, qu’énervement et parfois même compassion pour François Hollande. Pour les éléphants du PS, cette insupportable indiscipline a déjà pour premier effet de retarder le départ du numéro un du parti, ce qui est considéré comme la plus confortable position dans l’attente du discrédit définitif de la championne des Deux-Sèvres. À la direction du PS, un slogan chasse l’autre : après le "Tout sauf Sarko", voici le temps du "Tout sauf Ségo".

06.06.2007

Libres ou pas, faut savoir!

Du euh au eh, une histoire d'accent?

Ou comment la réformette fait que ce qui était tend à se reformer immanquablement? Le récent affichage à propos de la carte scolaire donne dans les faits, des dérogations gérées par les inspecteurs, pour une suite restrictive de raisons rationnellement justifiables, à l'exception d'une liberté de choix qui n'aurait à se targuer de quelque autre justificatif qu'elle-même. Ainsi, l'on confie au corps des inspecteurs la responsabilité de jauger des motifs. Il va falloir encore une fois demander à papa le droit de changer d'air. Nonobstant des étapes ultérieures, dont l'on dit déjà qu'elles prendront quatre ans environ, et qui méneraient à la liberté complète de choix que les libéraux préconisent comme l'une des composantes d'une réforme de l'école, constatons que ce premier pas, s'il veut s'afficher dans les fameux 100 jours, a pour le moins l'air bien timide. Il faudra ici avoir des raisons, et les partager avec un inspecteur, c'est à dire une fois de plus attester, montrer patte blanche à l'Etat souverain jusqu'en nos vies intimes. Nous ne voulons préjuger d'un changement, mais confier aux hommes du sérail le soin de le modifier, cela a déjà été tant essayé, qu'il faut permettre aux prudents sceptiques la petite expression de leurs craintes…

Ecole libérée, mode d'emploi ?

Notre glorieuse nation ne peut ignorer plus longtemps, ces ingrédients qui ont si bien réussi à tant de nos voisins. Un premier article suffit, abroger la carte scolaire ou plus précisément dit en volapuk administratif, supprimer la sectorisation. Sûr, ça va faire une sacré pagaille ce coup de vent, et beaucoup dans la vieille institution s'inquiètent ainsi de ne pouvoir contrôler ce qu'ils ne contrôlaient du reste qu'en de savantes statistiques lesquelles n'ont rien à envier à l'ancien gossplan de nos cousins russes.

Un second, concommitant, s'impose, le financement par capita de la scolarité de l'élève, ou autrement dit le financement suit l'élève, un systéme de chèques éducation ou de bons scolaires étant mis en place (cela peut aller très vite, il suffit d'y mettre les moyens et les bonnes compétences, consultez, consultez et accompagnez l'essor d'une valeureuse petite entreprise: SeiMCD-formation, mail to: ptraverse@club-internet.fr).

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A quelque niveau que cela soit, et l'on pourrait même financer en partie l'accès aux premiers cycles universitaires ainsi, chaque famille attribue ce chèque à l'école de son choix, celle-ci, publique ou privée, devant juste être agréée, ce selon une procédure non discriminante des nouveaux entrants (la liberté de créer une école hors agrément est renforcée et simplifiée par ailleurs. Avec volet financier). Le montant nominal trimestriel, de ce chèque ou bon, fait l'objet d'une proposition annuelle en loi de finances, suite à une évaluation  annuelle par l'intermédiaire de cabinets d'audit privés. Ca c'est pour les aspects, liberté de choix des familles et non-discrimination des familles: que les chagrins se disent que les familles des lointaines cités y gagneront sans nul doute. La somme allouée par élève, charges salariales comprises, différe pour l'heure de 30% entre un bahut de centre ville parisien et un bahut en zone zep, mais nos experts es-comptes, on le sait, excellent dans la manipulation inventive des comptes.

Troisième ingrédient de ce détonnant coktail, la fameuse autonomie. Là non plus, pas de distillation préventive façon peanuts, 15% du budget de fontionnement hors charges salariales: les bonnes ratatouilles ne se trouvent guère dans les boites, il faut du local, et nulle responsabilité ne surnage encore à l'épreuve du labyrinthe, ou même le meilleur finit par s'épuiser. En clair, cela délimité par une loi cadre comprenant abrogation de ce qui doit l'être, et il y aura pléthore, (notamment quant au code de l'éducation, relique invraisemblable qu'on exposera dans l'un de nos nombreux musées, relique sans doute née de l'ajout "et du citoyen", ver dans le fruit qui ruina tant la première déclaration des droits de l'homme), en clair, chaque établissement agréé selon une procédure simplifiée, se voit reconnaître la pleine autonomie de son budget tant d'investissement que de fonctionnement, ce dans les limites larges fixées par la loi et moyennant l'obligation de présenter ses élèves aux deux ou trois évaluations nationales, maxi. Il faudra veiller à  confier la détermination des items de ces évaluations à un collège ouvert et pluraliste de la haute autorité de l'éducation. Hormis l'obligation dûment vérifiée par un corps d'inspection renouvelé, de se conformer aux règles et lois de la République, et l'obligation de respecter un quota minimal dans les principales disciplines, l'autonomie de gestion pédagogique doit être également pleinement reconnue à ces établissements, libres ainsi dans  ce cadre, d'embaucher et de débaucher (une liste d'aptitude est ouverte… j'aborderai ce point ailleurs), d'élaborer avec  leurs partenaires leur projet d'établissement, et d'organiser les enseignements et activités selon celui-ci. Bien évidemment le recours à des prestataires extérieurs associés, devient possible si ce n'est, nous le pensons, largement souhaitable sur tous les plans.

Rejoindre enfin la troisième révolution, celle de la connaissance

Il est louable de s'engager dans la bonne direction, mais il y faut l'impulse et l'ampleur nécessaire. L'horizon, ce sont des écoles de tous ordres et de tous niveaux, libérées d'une tutelle aussi étouffante que contreproductive. L'horizon, c'est un libre marché de l'éducation, seul à même de promouvoir, du fait de la liberté  recouvrée des consommateurs et de leurs arbitrages,  seul à même de générer les bonnes pratiques  tant d'organisation, de gestion,  ou encore  disciplinaires.  L'Etat n'a pas vocation à déterminer ce qui doit être su et appris, et comment.  Ce que nous avons justement refusé au pouvoir religieux, nous n'avions à l'accorder au pouvoir séculier. Voulant s'occuper directement de l'école, et bien au delà entendant contrôler tout ce qui de près ou de loin a trait à la formation, l'Etat abuse de la souveraineté qui lui est confié. Demandons-lui juste d'établir et faire respecter quelques règles larges et régulièrement évaluées, et faisons enfin confiance à la société civile qui n'a à être sans cesse diaboilisée, et où tout parent tient à l'avenir de ses enfants.

Accompagner chacun au mieux de ses capacités et de ses intelligences, ce dés la formation initiale, et au delà en une formation tout au long de la vie, voilà le vrai enjeu, souvent débattu en tant de brillants colloques. Mais il faut aux mots des actes, et l'on ne saurait plus longtemps confisquer par un monopole obsolète, que ne pratiquent plus nos partenaires du monde libre, la liberté d'inventer ici comme ailleurs, les écoles d'aujourd'hui et de demain. Le secteur public, lequel gagnerait à de vraies décentralisations sera l'un des concurrents, mais il faut ouvrir le champ des possibles. Ceux qui prétendent que cela sera pour le nivellement et l'inculturation, ignorent-ils vraiment l'état des lieux en maints endroits, le règne du faire-semblant qui a accompagné toujours plus la massification, entre autres si nombreuses questions. Je ne veux entrer ici dans l'énoncé détaillé des critiques, mais l'école est une chose trop sérieuse pour qu'on accepte plus avant que sa détermination soit confisquée par les politiques. "L'Etat" doit garder de toute évidence un rôle, mais non plus tant "d'acteur direct", et tout pouvoir qu'on daigne lui accorder doit être contrebalancé d'un contrepouvoir accordé à la société civile.

Après la révolution agraire suivie des siècles plus tard par  l'industrielle, l'humanité est face à son troisième challenge. Via le net, la possibilité ,  toujours plus accessible et simple,  que tout homme ait accès aux ressources mondiales de la connaissance, les possibilités offertes au plan de l'organisatiion, de la communication, de la mutualisation intelligente des ressources, du pilotage individualisé des parcours de formation, via les technologies de l'information,  tout cela offre un horizon permettant d'envisager le terrain de l'école d'une façon entrepreneuriale et sans cesse innovante. Les hommes du livre n'ont tant à craindre cette évolution qu'à surfer avec: il y aura de par cette nouvelle donne toujours plus de demande comme il faut pour ce challenge, sans cesse apprendre à apprendre  et s'instruire . Ce n'est en préservant nos châteaux et nos pyramides, qu'on participera pleinement à ce pari pour l'avenir, ce n'est en confondant la quantité et la qualité, sous prétexte de quelque égalitarisme qui ne convaint même plus les intéressés, ce n'est en tournant le dos à un héritage pourtant exceptionnel, mais ne serait-ce qu'en réapprenant Montaigne et quelques autres illustres précurseurs, qu'on rejoindra enfin le monde en ce domaine, virant les oeillères, l'orgueil mal placé de celui qui ne veut même plus concourir prétextant que les dés sont pipés. Quant aux écoles françaises, si elles veulent participer pleinement à cette mise en réseau mondiale, elles doivent être laissées libres d'inventer, d'investir, de choisir leurs partenaires et d'innover. Il y certes ça et là  déjà de la qualité ou des prémices, et nous voulons bien oser quelque confiance, mais elle sera vigilante.

Une vie ne devrait jamais être déterminée par quelque étape que  ce soit, et il nous faut donc oeuvrer à une toute autre diversité que celle permise par notre vieux système, lequel au fond regarde plus en arrière qu'en avant, tendant à reconstituer les castes, plutôt qu'à valoriser toute intelligence, où que ce soit, à quelque âge que ce soit. Faut-il qu'une révolution soit d'essence française pour qu'elle soit aimable ou pouvons-nous pour une fois, nous contenter des places suivantes et admettre qu'il nous suffirait ici d'adopter ce qui partout ailleurs marche et avance à grands pas. L'obsédé du un serait alors moins en échec, et retrouverait ses moyens pour gagner certaines parties. D'autres  alors honoreraient gaiement son panache retrouvé.

Philippe Seigneur

http://www.seimcd.org/ 

04.06.2007

Libérale et fière de l'être !

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Christiane Chavane (DR)
Ca consiste en quoi une candidature libérale dans le 12ème arrondissement?

Dans le 12e, il y a 22 candidats dont 4 UMP ou équivalent, un FN, un centre-gauche, un socialiste, un candidat plus ou moins bidon, l'ancien Maire UDF qui n'est pas soutenu par ses troupes et une douzaine de gauchistes (qsp comme disent les pharmaciens) dans laquelle je classe les Verts. Je suis donc la SEULE à proposer un système moins étatique, et à prôner plus de libertés et de responsabilités individuelles. Il serait dommage que le message libéral ne puisse pas être entendu. C'est d'autant plus difficile que nous sommes des petits candidats avec de faibles moyens, mais les gens que nous arrivons à toucher sur le terrain sont d'autant plus sensibles à notre message que le 12ème a de nombreux artisans et petits commerçants écrasés de charges et de paperasserie, et de familles moyennes trop riches pour être aidées et pas assez pour vivre bien. Notons qu'aux présidentielles Bayrou y a fait un excellent score (22%), en se positionnant pour l'ouverture. Notre position à nous c'est : nous ne sommes ni de droite ni de gauche, nous voulons exercer une opposition intelligente et constructive. Un Parlement 100% Sarkozyste serait dangereux, l'opposition de gauche est une opposition systématique qui n'apporte rien. Or la France a besoin de réformes urgentes et nous souhaitons apporter une contribution concrète au gouvernement tout en refusant ce qui irait dans le sens d'un renforcement du pouvoir de l'état hors de sa sphère régalienne.

Que vous inspire l'hypermédiatisation de la campagne législative dans la 8ème circonscription de Paris ?

C'est du mauvais show-biz. Il n'y a aucun débat d'idées. Jean-Luc Romero a porté plainte au CSA parce que la campagne est biaisée par la pollution médiatique autour de Monsieur Klarsfeld, dont le seul programme est "je suis l'ami de Nicolas". Je vais en faire de même. Malheureusement la vie politique ultra-médiatisée vole de plus en plus bas.

En tant que candidate d'un "petit parti", vous n'avez pas, contrairement au PS ou à l'UMP, la certitude que vos dépenses seront remboursées; comment est financée votre campagne ?

Je ne suis pas milliardaire, néanmoins je paie intégralement ma campagne, sur mes économies. Afin de ne pas y perdre trop j'ai fait un don de 3000 euros déductible des impôts à 66% à Alternative Libérale qui s'est chargé des R39 (dépenses liées à l'impression des bulletins de vote). Pour le reste j'ai mis de côté un petit budget et je négocie fermement les prix (impression de tracts et autres), je tracte moi-même avec mon suppléant et je fais les boîtes aux lettres (tout en continuant à bosser car j'ai une petite entreprise de négoce). Pour info, le coup des avocats m'a coûté 110 euros... Quelques amis m'aident. Mais si vous voulez faire un don via mon mandataire financier, vous avez le droit ! (Chèques à l'ordre de Christian Haudry, 28 avenue Lamoricière, 75012 PARIS).

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