28.01.2008

FRANCE ABOUT TO DROP SARKOZY’S ‘MEDITERRANEAN UNION’ PLAN

 Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, appelle dans une interview vendredi au Figaro à ne pas privilégier le projet d'Union méditerranéenne, "véritable pomme de discorde" entre Européens, aux dépens de l'Union européenne.   "Si, à l'occasion de notre réunion, qui sera organisée sur la Méditerranée les 13 et 14 juillet à Paris, nous donnons l'impression à nos partenaires, notamment allemands, de vouloir privilégier une union à côté d'une autre, nous aurons beaucoup de mal à conserver la crédibilité de la présidence française" de l'Union européenne du deuxième semestre 2008, assure Jouyet.  La France est, selon M. Jouyet, placée "devant un choix stratégique". "Soit nous privilégions une présidence française ambitieuse, assurant la nécessaire continuité des dossiers européens, tout en donnant les impulsions nécessaires", dit-il. "Soit nous considérons que l'Union méditerranéenne, en soi, est plus importante que tout le reste : mais, à ce moment-là, nos partenaires pourraient nous demander de choisir".  "Il ne faudrait pas qu'on se mette à construire un projet à côté ou en dehors de l'UE, ce qui constituerait un très grave point d'achoppement", prévient le secrétaire d'Etat, interrogé à Bruxelles. "Le grand projet de civilisation, il est européen. Si nous en voulons un autre, il faut le dire".  Le secrétaire d'Etat explique que "les Allemands sont très sensibles au principe d'une concertation en amont, avant tout effet d'annonce". "Or, nous avons tendance à faire des annonces le matin et vouloir les réaliser le soir", déplore Jouyet.

 

23.06.2007

L'Europe sort du blocage

AP | 23.06.2007 | 07:19

L'Union européenne sort du blocage. Après deux jours d'intenses marchandages au conseil européen de Bruxelles, les Vingt-Sept se sont mis d'accord samedi matin sur les grandes lignes d'un traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution.

La Pologne, qui bloquait les négociations, a obtenu le maintien jusqu'en 2014 du système de vote issu du traité de Nice.

La nuit a été très longue à Bruxelles jusqu'à l'accord final conclu peu avant 5h du matin. Comme le souhaitait la chancelière Angela Merkel, les Vingt-Sept se sont mis d'accord sur un mandat très précis pour la conférence intergouvernementale (CIG) qui sera chargée de rédiger le traité avant la fin de l'année 2007.

Compromis entre les 18 pays ayant ratifié le projet de Constitution, les deux pays du "non" (France et Pays-Bas) et les sept ayant suspendu la ratification, l'accord reprend la plupart des avancées institutionnelles du défunt traité: la double majorité pour faciliter la prise de décision à 27, la présidence stable du conseil européen, l'extension du champ de la majorité qualifiée...

Comme prévu, l'essentiel des discussions a porté sur la nouvelle règle de la double majorité (55% des Etats-membres et 65% de la population de l'UE) pour les votes au Conseil des ministres. Après deux jours de résistance de la part des frères Kaczynski, les jumeaux au pouvoir à Varsovie, la Pologne, avantagée par le système de Nice, a obtenu que celui-ci soit prolongé jusqu'en 2014. "Nous n'avons avalé aucune pilule empoisonnée", s'est réjoui le président Lech Kaczynski.

Mais on est passé à deux doigts de l'échec lorsque le Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, resté à Varsovie, a rejeté jeudi soir l'offre de compromis franco-allemande. Angela Merkel a alors sorti l'arme atomique en menaçant de convoquer la CIG sans la Pologne.

Nicolas Sarkozy a saisi cette occasion de s'imposer sur la scène européenne dès son premier sommet en jouant les entremetteurs. "Il n'était pas possible, moins de 20 ans après la chute du mur de Berlin, de laisser de côté le plus grand des pays d'Europe de l'Est", a expliqué le président français.

Suppléant la présidence, M. Sarkozy a alors organisé une rencontre à cinq dans son bureau avec le président polonais et les Premiers ministres britannique Tony Blair, luxembourgeois Jean-Claude Juncker et espagnol José-Luis Zapatero, qui a débloqué la situation.

Les discussions ont été plus faciles avec Tony Blair, qui a obtenu des concessions sur ses "lignes rouges". Le Royaume-Uni bénéficiera notamment d'une dérogation sur l'application sur son sol de la charte des droits fondamentaux, à laquelle le futur traité donnera une valeur contraignante dans les 26 autres Etats-membres.

Tony Blair pouvait être satisfait pour son dernier sommet avant de laisser la place dans quatre jours à Gordon Brown. "Cet accord nous donne une chance d'avancer", a déclaré le Premier ministre britannique.

Même s'il sera moins ambitieux que la Constitution, l'accord conclu à Bruxelles permet à l'Union de sortir de l'impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis les "non" français et néerlandais de 2005.

"Nous sortons du blocage", s'est réjouie Angela Merkel. "Il n'y a pas de gagnants et pas de perdants, et l'Europe s'est remise en marche", a exulté Nicolas Sarkozy, qui se flatte d'avoir imposé cette idée d'un traité simplifié.

Le calendrier est désormais fixé. La CIG s'ouvrira le 23 juillet prochain pour se terminer avant la fin de l'année. L'objectif est une entrée en vigueur du nouveau traité en 2009.

Les Vingt-sept devront d'ici là ratifier le traité. Nicolas Sarkozy s'est engagé pour la France à passer par la voie parlementaire pour éviter un deuxième "non" qui serait désastreux. Tony Blair et Gordon Brown entendent eux aussi éviter à tout prix un référendum en Grande-Bretagne. "Je ne pense pas que quelque chose puisse faire dérailler le processus maintenant", a prédit le futur ex-Premier ministre britannique. AP

15.12.2006

Nous, Fédéralistes Bretons au nom de tous les fédéralistes européens...

Qu'en pensez-vous ?
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Nous, Fédéralistes Bretons au nom de tous les fédéralistes européens, désireux de nous engager pleinement dans le combat pour la Réforme de la République Française, demandons par la présente à tous les candidats déclarés ou non à la prochaine élection présidentielle s’ils désirent œuvrer pendant leur mandat sur les points suivants et s’ils s’engagent à mettre en place le plus tôt possible les mesures législatives ou constitutionnelles qui en découlent :

1- Donner un pouvoir plus étendu à la collectivité territoriale qu’est la Région en s’inspirant des modèles européens tels que l’Espagne, le Royaume-Uni ou d’autres Etats décentralisateurs, ces pouvoirs devant faire l’objet d’une nouvelle loi de décentralisation mettant en avant la possibilité pour les régions d’avoir des ressources fiscales accrues (perception d’une partie importante de l’impôt sur le revenu notamment).

2- Dans la perspective du 1- réunir des assemblées délibératives dans chaque région afin de réfléchir en profondeur sur la notion de subsidiarité et ce qui peut être fait à chaque échelon territorial.

3- Modifier la Constitution dans le sens d’une référence à la pluralité des langues endémiques françaises (charte des langues régionales) et à la reconnaissance des peuples divers autochtones de France.

4- Organiser des assises de la Nationalité pour travailler sur le problème de la démographie allogène. Mettre en place un nouveau code de la Nationalité et une charte de l’Etranger.

5- Mettre en œuvre une politique favorisant les Européens pour les prestations, organisant des caisses séparées pour les migrants, financées par les pays d’origine.

6- Réaffirmer le caractère laïc de la République Française et le primat de la Loi Républicaine à l'exception des fêtes légales religieuses héritées du pagano christianisme telles que : Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint, Noël.

7- Œuvrer pour une politique européenne plus harmonieuse reposant sur la subsidiarité éclairée ; promouvoir une Europe moins technocratique et plus proche des peuples.

8- Abandonner le nationalisme français pour prôner un patriotisme européen, fondé sur les valeurs communes et le dynamisme des régions.

9- Œuvrer pour une politique européenne scientifique de haut niveau en favorisant les projets communautaires (transports, recherche scientifiques, énergie, environnement, médecine, enseignement …).

10- Relancer l’Union en introduisant en particulier la notion de responsable européen de la diplomatie, et en ouvrant des ambassades européennes se substituant aux ambassades des états membres.

11- Œuvrer pour une Union Européenne solidaire et défendant réellement ses intérêts propres face au reste du monde.

12- Réformer l’Etat en supprimant les postes de fonctionnaires surnuméraires, en créant une véritable fonction publique polyvalente, se traduisant en particulier par la création de maisons du service public dans chaque commune, orientées vers le service du public par une gestion rationnelle des moyens et l’utilisation des technologies les plus modernes en respectant le principe de subsidiarité.

13- Réformer l’Etat en réfléchissant sur ce qui peut être fait aussi bien par le privé, ce qui doit rester monopolistique et ce qui doit être soumis à concurrence, sans aucun présupposé et en cherchant toujours le meilleur service à rendre à l’administré et non à des coteries quelles qu’elles soient.

14- S’engager à une diminution drastique de la dette et du déficit budgétaire par une meilleure rationalisation des dépenses.

Breizh 2004
44, rue Léon Durocher - 22730 Trégastel