13.06.2009

La leçon d'économie

Économie, économie, économie. Il n'y a rien de tel qu'une crise pour forcer les esprits à se concentrer sur l'essentiel et à mettre de l'eau dans leur vin idéologique.

Il y a seulement dix mois, tout aide financière au secteur bancaire ou automobile était rejetée. Ce n'était pas au gouvernement de choisir «les gagnants ou les perdants». Les Libéraux n'étaient pas partisan des «cataplasmes» économiques et la réduction du fardeau fiscal des entreprises était la meilleure façon de les aider à rester en bonne santé.

Les Libéraux ne niaient pas la possibilité d'un ralentissement économique, mais défendaient avec acharnement son approche habituelle, accusant leurs adversaires d'offrir la recette parfaite pour une récession et un retour des déficits.

Quelques mois ont passé, marqués par une crise financière sans précédent, une chute du prix du pétrole, un dollar à la valeur changeante, un ralentissement économique et une industrie automobile au bord du gouffre, et tout a soudainement changé.

Pourquoi les Libéraux aujourd'hui n'osent-ils pas dire à leurs militants qu'ils ne peuvent s'en tenir à une approche idéologique en ces temps difficiles, un avertissement d'autant plus important que la future mise à jour économique ne peut voir le jour sans une aide à certains secteurs industriels, des dépenses dans les infrastructures pour stimuler l'économie et peut-être même un déficit. Le genre de politiques qui, du temps passé des Libéraux, auraient été qualifiées d'hérésie.

Nombreux sont ceux parmi les Libéraux à être économistes de formation, mais l'économie, comme la science politique, est affaire d'écoles de pensée et même de chapelles. Comme les partis auxquels ils ont appartenu, les Libéraux ont toujours en fait adhéré à l'école de pensée néolibérale, tenante d'une fiscalité minimaliste, d'une réglementation allégée, d'un État non interventionniste et aux moyens limités. Au marché d'exercer sa force régulatrice sans entraves étatiques.

Cette philosophie était aussi celle des républicains aux Etats Unis et a connu son apogée et sa subite déconfiture sous George W. Bush, avec la crise financière provoquée par un marché immobilier rendu fou et dépourvu de balises suffisantes. Le reste de l'économie a subi les contrecoups de la crise du crédit qui s'en est suivie et, aujourd'hui, toute la planète en paie le prix.

Et que proposent maintenant les apôtres de l'approche néolibérale quand ils se retrouvent entourés de leurs homologues du G20? Que l'État se transforme en nouvelle providence pour le salut du marché. Il est maintenant accepté que l'État intervienne au moyen de politiques budgétaires capables de stimuler l'économie, de stabiliser les marchés financiers et de rétablir le crédit, quitte à afficher des déficits ponctuels. C'est l'économiste John Maynard Keynes qui doit rire dans sa barbe, lui qui a toujours préconisé ce genre d'approche, au point de devenir la bête noire, sinon la tête de Turc, des économistes conservateurs et libertariens.

Ce n'est pas pour dire que Keynes détenait la vérité. L'erreur serait plutôt de rejeter en bloc ses remèdes, sans égard aux circonstances, ce qui est arrivé trop souvent. L'erreur serait identique s'il s'agissait de balayer du revers de la main tout ce que son adversaire idéologique, l'économiste Milton Friedman, a préconisé, ce qui s'est produit aussi.

Le vent semble toutefois tourner, comme si les dogmes étaient solubles dans les eaux troubles de la crise. Le rêve d'un État réduit à sa plus petite expression n'a plus la cote. L'idéologie qui animait néo libéraux et Libertariens a fait place à un pragmatisme commandé par la survie.

Il est désolant qu'il ait fallu en arriver là pour que les néo Libéraux modèrent leurs ardeurs. Il faut admettre cependant qu'ils ne sont pas les seuls à avoir besoin de se heurter à un mur pour ouvrir les yeux. Leur aveuglement idéologique aura retardé la mise en place de solutions qui, mises en oeuvre à temps, auraient peut-être atténué l'impact négatif de ces crises sur les services, le gagne-pain et les épargnes de millions de citoyens. Voilà ce qui est le plus triste.

On peut dire que mieux vaut tard que jamais. Mais s'il fallait faire un plaidoyer contre la rigidité idéologique, on ne pourrait trouver meilleur cas d'espèce que la crise actuelle. En fait, les Libéraux de l'UMP, autrement dénommés "Réformateurs" ont généralement bien tiré leur épingle du jeu car ils se tiennent au centre de l'échiquier avec des politiques plus pragmatiques qu'idéologiques.

La réalité électorale nous donne raison, bien sûr, mais aussi celle dure et cruelle d'une économie qui tangue, de travailleurs, de retraités, de familles qui s'inquiètent de l'avenir et qui se tournent vers leurs élus et leur gouvernement pour leur venir en aide.

L'État a un rôle légitime à jouer, sans que cela exige une explosion de sa taille. Les citoyens s'y attendent quasiment d'instinct. Si, cependant, on le réduit comme peau de chagrin sous prétexte que les choses vont bien, on court le risque qu'il n'ait plus la capacité d'agir quand elles tournent mal.

Espérons que les néo libéraux conservateurs et Libertariens retiendront la leçon au-delà de cette crise.

 

Claude Guillemain

Membre du Cercle Nantais des Réformateurs

08.10.2007

La Révolution Bleue

Un Forum vient d'ouvrir sur le Net, un Forum où on organise la Résistance.

 

La Résistance contre quoi ???

 

La Résistance contre la chienlit, contre le trop plein d'impôts et de charges,

contre les politiciens incapables.

 

On organise la Révolution Bleue, seul mouvement d'avenir qui permettra la

sauvegarde de la France, de son économie et de sa culture.

 

Venez nous rejoindre, inscrivez-vous !

 

http://revolutionbleue.ueuo.com/Forum/index.php

 

Vive la Révolution Bleue, Vive la France !

31.05.2007

Les libéraux absents du gouvernement

http://www.insolent.fr/2007/05/les_libraux_abs.html

 

070528En élisant, à une assez forte majorité, Nicolas Sarkozy chef du pouvoir exécutif, les Français n'ont pas désigné un libéral. Ceci mérite de se voir rappeler en dépit de certains aspects de son programme. Stigmatisé comme tel, et même comme "ultra-libéral", perçu comme une sorte de Thatcher français, le président de l'UMP représente quelque chose d'intermédiaire légèrement plus à gauche que Tony Blair et heureusement plus à droite que Ugo Chavez, c'est-à-dire un moindre mal par rapport au programme archaïque, robespierriste et redoutable, de Ségolène Royal.

Nous avons donc choisi, en principe pour 5 ans, une sorte de demi-socialisme modéré et intelligent contre un socialisme extrême et sectaire, nous avons opté pour quelques réformes nécessaires, auxquelles souscrivent les moins bornés des gens de gauche. Au besoin on se reportera aux articles publiés par MM. Claude Allègre ou Mathieu Lindon dans Libération le 26 mai.

Les Français ont eu raison de le faire : nous n'avions, de toute manière, pas mieux à nous mettre sous la dent. Et, d'autre part le courant de réformes prévisibles dans les mois à venir, surtout s'il est mis en place rapidement, constituera une mise en ordre et une première étape.

Après, viendront, du moins il faut l'espérer, de nouvelles avancées vers une société française plus libre, moins fiscalisée, moins réglementée, moins bloquée par le chantage permanent de bureaucraties syndicales ne représentant qu'elles-mêmes, moins tendue par le ressentiment pseudo-égalitaire des classes fonctionnariales, moins centralisée sur la région parisienne, moins persécutrice des initiatives, moins mise en fiches par la sécurité sociale monopoliste, et, de ce fait, moins désarmée et moins pessimiste face aux défis du monde, moins niaise aussi face aux dangers très réels des troubles qui ensanglantent la Planète etc.

L'absence de vraies forces allant dans un tel sens, sens qu'on peut qualifier de libéral, demeure la carence la plus dommageable de la vie politique française, mais aussi dans les moyens d'information, et dans les sphères culturelles.

J'ignore si la constitution d'un parti national et libéral aurait un sens, ou s'il faut renforcer les courants libéraux au sein de l'UMP, ni même si cela serait possible. Je sais simplement que cette force, aujourd'hui, n'existe pas, ni hors du système, ni dans le système et surtout qu'elle n'est pas représentée au sein du gouvernement actuel.

On a accordé à une certaine droite catholique un petit signe d'ouverture en confiant un ministère à Madame Boutin. Son équivalent chez les libéraux et les nationaux demeure invisible et, même, MM. Goasguen ou Novelli ont fait clairement comprendre que, dans les conditions actuelles ils refuseraient l'aumône d'un secrétariat d'État (1).

Si nous souhaitons que les réformes votées pendant l'été, puis l'action qu'on espère positive du gouvernement Fillon, puissent représenter des essais à transformer (et j'espère qu'on me pardonnera ce matin l'approximation d'une telle métaphore tirée du rugby) il est manifestement grand temps de recruter, de former et de mettre en place les buteurs, les capitaines et les équipiers de la relève nationale, chrétienne, européenne et libérale de demain. Aux élections législatives, bien sûr, nous savons que les jeux sont faits : je le redis cependant comme je l'écrivais, à la veille du 1er tour le 20 avril, les citoyens ne doivent pas se laisser intimider, ils doivent voter, partout où ils en auront l'occasion, pour les hommes et les femmes de caractère, jeunes si possible, qui se révéleront nécessaires demain au redressement de la France.

Puis-je me permettre de rappeler que le courant dont je parle représente une part très importante de l'opinion française. On ne lui donne jamais la parole ni dans les gros moyens d'information ni dans les petites structures sectaires, ni dans les conseils gouvernementaux. Mais elle peut et doit désormais s'affirmer, dans le pays, pour aider à sa reconstruction, après un quart de siècle de ravages socialo-chiraquiens.

J'ose encore l'espérer.

JG Malliarakis

18.05.2007

Gouvernement FILLON (18 mai 2007)

GOUVERNEMENT FILLON  (18 mai 2007)

 

 

François FILLON                     Premier Ministre                                

 

Directeur de cabinet : Jean-Paul FAUGERES

Chef de cabinet : Franck ROBINE

Conseiller politique : Igor MITROFANOFF

 

Alain JUPPE                            Ministre d'Etat, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable.

 

 

Jean-Louis BORLOO               Ministre de l’Economie, des Finances et de l'Emploi.

 

 

Michèle ALLIOT-MARIE           Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales.

 

 

Bernard KOUCHNER               Ministre des Affaires étrangères et européennes.

 

 

Brice HORTEFEUX                   Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement.

 

 

Rachida DATI                          Garde des Sceaux, Ministre la Justice.

 

 

Xavier BERTRAND                   Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

 

 

Xavier DARCOS                      Ministre de l’Education nationale.

 

 

Valérie PECRESSE                 Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

 

Hervé MORIN                          Ministre de la Défense.

 

 

Roselyne BACHELOT-NARQUIN   Ministre de la Santé , de la Jeunesse et des Sports.

 

 

Christine BOUTIN                    Ministre du Logement et de la Ville.

 

 

Christine LAGARDE                 Ministre de l’Agriculture et de la Pêche.

 

 

Christine ALBANEL                 Ministre de la Culture et de la Communication. Porte-parole du Gouvernement.

 

 

Eric WOERTH                           Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. 

 

 

 

Secrétaires d’Etat

 

 

Roger KAROUTCHI                  Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement.

 

Eric BESSON                           Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques.      

 

Dominique BUSSEREAU         Secrétaire d’Etat auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, chargé des Transports.                                          

 

Jean-Pierre JOUYET               Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes.

 

Martin HIRSCH                         Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

 

 

Premier sondage "Le Figaro"/ LCI :  61 % pensent que la nomination de François FILLON est une bonne chose. 38% que c’est une mauvaise chose. 68% le trouvent courageux, 65% compétent, 53% sympathique et 52% capable de faire les réformes dont la France a besoin.