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29.11.2007

Bayrou devait être le Premier ministre de Ségolène Royal

9e1ad51f41b7d53509530e4c613d5953.jpgAprès le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, c'est au tour de François Bayrou de revendiquer le poste de Premier ministre si Ségolène Royal avait été élue à la tête de l'Etat. Selon le site nonfiction.fr, c'est ce que révèle Ségolène Royal dans son livre «Ma plus belle histoire, C'EST VOUS» (éd. Grasset) à paraître le 3 décembre. L'ex-candidate socialiste affirme que le dirigeant centriste aurait accepté son offre, formulée dans l'entre-deux tours, lors d'une rencontre chez François Bayrou.

Lequel a confirmé l'information à marianne2.fr. «Il est exact qu'elle m'a demandé si elle pouvait l'annoncer lors de notre débat [organisée sur BFM TV le 28 avril 2007]. J'ai dit 'non, ce n'est pas sérieux, ce ne sont pas des choses qu'on fait'». Et le leader du MoDem d'enfoncer le clou : «La première raison pour laquelle j'y étais opposé est évidente : je n'ai jamais cru qu'elle pourrait être élue. Cette proposition n'avait donc pas de sens à mes yeux».

28.11.2007

Nicolas Baverez: Le libéralisme politique, clef du XXIe siècle

b5611b5179f77294267bb06b29b49aa2.jpgLa mondialisation, qui est au principe du XXIe siècle, a fait entrer les hommes dans l'âge de la société et de l'histoire universelles. Cette nouvelle ère est caractérisée par l'intégration planétaire des marchés et la révolution des technologies de l'information d'une part, l'hétérogénéité des valeurs, l'instabilité d'un monde multipolaire et la montée de risques planétaires d'autre part. Elle a connu trois moments.

Ses prémices datent de 1979, année clef qui vit l'invasion de l'Afghanistan et l'élection de Jean-Paul II à la papauté marquer le début de la fin de l'Union soviétique, la chute du shah d'Iran ramener la religion et la théocratie sur le devant de la scène mondiale, les quatre révolutions lancées par Deng Xiaoping initier le décollage des superpuissances démographiques du Sud, enfin l'arrivée au pouvoir de Mme Thatcher et la stratégie monétariste arrêtée par Paul Volcker à la tête de la FED acter la mort de la régulation keynésienne et préparer le retour d'une norme libérale de fonctionnement du capitalisme. Le deuxième acte intervint en 1989, avec la chute du mur de Berlin et du soviétisme qui mirent fin au siècle des idéologies et inaugurèrent une décennie à la fois miraculeuse et perdue, où la toute-puissance des démocraties fut consacrée à la dilapidation des dividendes de la paix à l'exclusion de tout effort d'organisation ou de stabilisation du monde de l'après-guerre froide. Le troisième temps a débuté le 11 septembre 2001, placé sous le signe des trois sorcières qui composent la trame de l'histoire réelle : la guerre - redevenue centrale dans la vie des démocraties et notamment des Etats-Unis -, la révolution - qui se décline le plus souvent dans un sens hostile à la liberté -, les crises économiques - avec pour dernier avatar le choc de défiance qui frappe les marchés des pays développés depuis l'été 2007.

La mondialisation marque la fin du monopole que l'Occident détient depuis le XVIIe siècle sur l'histoire du monde. Monopole politique de la démocratie, monopole économique du marché, monopole scientifique des technologies, monopole intellectuel de la modernité. Ce que les tiers-mondistes avaient rêvé et sinistrement manqué, en livrant à l'oppression et à la ruine les populations du Sud, la mondialisation l'a fait. Les Etats-Unis restent la seule puissance globale, mais relative et non plus absolue, contestée par le surgissement de la Chine et de l'Inde ou le raidissement de la Russie de Vladimir Poutine sur le plan géopolitique, menacée par l'islamisme dont l'emprise s'étend sur tout l'espace arabo-musulman, défaite en Irak et contestée en Afghanistan sur le plan militaire, dépendante de la Chine au plan industriel et financier. Pour la première fois depuis le XVIIIe siècle, le Sud représente en 2007 la moitié de la production mondiale ; la Chine, l'Inde et la Russie génèrent la majorité de la croissance mondiale ; les fonds souverains des pays émergents rassemblent 3.000 milliards de dollars, soit une force de frappe équivalente au PIB de l'Allemagne. Partout la croissance est proportionnelle au degré d'ouverture des économies (les exportations atteignent 25 % du PIB de la Chine pour une croissance de 10,5 % par an) et la réduction de la pauvreté est fonction de la croissance (plus de 400 millions de personnes sont sorties de la pauvreté en Chine et en Inde depuis dix ans). A l'inverse des chocs asymétriques des années 1990 qui affectaient l'Amérique latine, l'Asie ou la Russie pour être réassurée par les Etats-Unis, la crise financière de 2007 prend racine et se propage au sein du monde développé, aspirant l'Europe et le Japon dans une spirale récessive, quand les marché émergents poursuivent leur développement.

Le XXIe siècle est donc résolument global et multipolaire. Cela n'implique nullement qu'il soit stable, pacifique et démocratique. Et ce pour au moins quatre raisons. La première découle de la dialectique de la mondialisation. Plus les marchés et les technologies sont universels, plus les identités s'exacerbent, plus l'hétérogénéité des valeurs et des principes se renforce. Dans la société ouverte et l'ère de la communication instantanée, les intérêts ne brident pas les passions mais les démultiplient. Or, deuxième évolution marquante, ces passions ne peuvent plus être encadrées et régulées par les seuls Etats. Contournés par le haut, avec la mondialisation et les jalons de société internationale, par le bas du fait de l'autonomie croissante des acteurs économiques et sociaux comme des entités non ou subétatiques, les Etats ont perdu le monopole de l'action internationale, de l'exercice de la violence légitime, de la levée de l'impôt, voire du contrôle de tout ou partie de leur territoire et de leur population. Troisième constat, liberté économique et liberté politique sont de plus en plus asymétriques : si le XXe siècle a démontré qu'il n'existait pas de liberté politique sans liberté économique, le XXIe siècle multiplie les formes de capitalisme déconnectées de la démocratie : total capitalisme chinois ; soviet-capitalisme russe ; narco-capitalisme en Amérique centrale ou latine ; gangstéro-capitalisme ou capitalisme de guerre civile en Asie centrale ou en Afrique. Tous les continents témoignent de l'écart qui se creuse entre exercice du suffrage universel et démocratie ou Etat de droit, capitalisme et économie de marché. Enfin, quatrième aspect, la mondialisation accuse la concurrence pour l'accès aux ressources stratégiques - énergie et matières premières mais aussi eau ou terre -, en même temps qu'elle génère des risques planétaires excédant les capacités d'action des Etats (chocs systémiques sur les marchés, environnement, changement climatique, épidémies, catastrophes naturelles...).

Dès 1960, dans une conférence prononcée à Londres, Raymond Aron avait décrit les principes et résumé le dilemme central de l'âge de l'histoire universelle : « Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entre-tuer. Jamais ils n'ont eu autant de motifs de se sentir associés dans une seule et même entreprise. Je n'en conclus pas que l'âge de l'histoire universelle sera pacifique. Nous le savons, l'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ? » Parce qu'il fait le double pari du primat de la liberté et de la raison des hommes, le libéralisme politique est la seule doctrine qui permette à la fois de tirer tout le parti de l'extraordinaire potentiel que recèle la mondialisation et de maîtriser ses tensions et ses risques. Aux antipodes de la vision à fois fermée et impérialiste du néoconservatisme américain, le libéralisme politique revendique la valeur universelle de la liberté tout en l'ancrant au coeur des citoyens et des sociétés, tout en reconnaissant sa dimension nécessairement pluraliste. Fondé ultimement sur le respect des droits et de l'autonomie de l'individu, il est aussi ouvert et tolérant à la diversité des cultures et des croyances que ferme dans sa condamnation des prophètes de la violence, des démagogues ou des idéologues prompts à légitimer la tyrannie par un prétendu sens de l'histoire. Promoteur de l'équilibre des pouvoirs et de la modération dans l'exercice de l'autorité, il constitue le meilleur antidote à l'emballement des passions collectives ou au vertige de la démesure qui menacent toutes les nations - démocraties comprises. Parce qu'il fait reposer la liberté sur la vertu et l'engagement des hommes, il est indissociable de la patiente pédagogie qui érige les individus en citoyens, réconciliant ainsi l'individualisme contemporain avec l'engagement collectif et le sens de l'intérêt général. C'est donc bien le libéralisme politique qui décidera du cours violent ou pacifique de l'âge de l'histoire universelle.

Aux citoyens des démocraties, et notamment de la plus puissante d'entre elles, les Etats-Unis, il revient une responsabilité particulière du fait de leur rôle dans l'invention puis la défense de la liberté politique : ne pas la renier ou la dégrader, contrairement à l'action de l'administration Bush ; accepter de la partager avec les nations émergentes et de la voir acclimatée à des cultures différentes ; préserver leur unité pour assurer sa défense face à ses multiples contempteurs et adversaires.

Aux Européens, il revient de ne pas céder à la tentation de sortir et de l'histoire et de la production, tant l'Europe peut témoigner des bienfaits de cette liberté qu'elle a inventée, des tragédies et des drames qu'elle a endurés lorsqu'elle l'a rejetée, de la possibilité de faire vivre une conception pluraliste et ouverte des principes libéraux au sein de nations et de cultures très éloignées.

Aux Français, il revient de cesser de s'illusionner et de se complaire dans l'ambiguïté autour du libéralisme. L'exception historique française provient de la succession de déroutes et de phases d'effondrement abyssales puis de succès et de redressements météoriques. Les premières ont toujours correspondu à des phases de repli nationaliste, protectionniste et xénophobe ; les seconds à des périodes de retrouvailles avec la liberté, qu'elle se décline en institutions, en réformes économiques, en modernisation de la société, en ouverture internationale. Depuis un quart de siècle, la France a payé un prix très lourd à son opposition à la révolution de la liberté de 1989 puis à la nouvelle donne de la mondialisation. Son déclin est le produit d'une pensée unique, largement répandue au sein des élites, faite de corporatisme, d'étatisme, de protectionnisme, d'un nationalisme étroit et stérile. Une pensée unique qui a paupérisé les Français et mis la France au ban des démocraties développées comme de l'Europe. Voilà pourquoi la rupture n'est rien d'autre que le choix revendiqué de l'ouverture, de la concurrence, du marché, de l'accélération de la construction européenne et de l'insertion dans la mondialisation. Voilà pourquoi le redressement de la France est indissociable de la défense d'une conception pluraliste et ouverte, en un mot libérale, de la liberté. Pour retrouver l'orgueil de la France, il est grand temps que les Français et leurs dirigeants retrouvent l'orgueil de la liberté et la foi dans le libéralisme.

Nicolas BAVEREZ est avocat et historien.

Source: Les Echos http://www.lesechos.fr/info/france/4653368.htm

26.11.2007

Retraite : l’impasse

Au-delà du problème spécifique des régimes spéciaux de retraite, c’est la question de la réforme du régime général qu’il faudra bien poser un jour dans son ensemble. On ne pourra retarder indéfiniment l’inévitable car la France ne dispose pas d’une potion magique qui aurait échappée à l’ensemble des autres pays industrialisé s, lui permettant de ne pas faire les efforts que les autres ont dû faire. Tous les pays développés ont affronté la question de la pérennité du système de retraite fondé sur le principe de la répartition, en réponse aux évolutions lourdes qui affectent les tendances démographiques, notamment l’allongement de la durée de la vie.

Ces évolutions sont de nature à déstabiliser l’équilibre du système de financement des retraites par répartition qui a été mis en place en 1945 à une époque où l’espérance de vie d’un français plafonnait à 65 ans (précisément l’âge officiel de départ en retraite). L’alignement des régimes spéciaux sur le régime général n’y changera rien, car les régimes spéciaux vont intégrer un régime potentiellement condamné. Il faut avoir le courage d’admettre - et de dire – que l’équilibre du système de répartition est fondé sur « l’espérance de notre mort » dans la mesure où il assure une retraite confortable aux « survivants » de toute une vie active. Pour diverses raisons, ces « survivants » étaient peu nombreux au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Heureusement, la croissance économique – tant décriée par certains - nous a apporté une amélioration de la qualité de la vie qui s’est traduite notamment par un allongement de la durée de la vie : les « survivants » sont heureusement de plus en plus nombreux. En conséquence, si l’on ne change pas ses paramètres structurels, c’est la mort du système de répartition qui est programmée. Fuir cette réalité est proprement irresponsable. Dans le fond, il vaut mieux la mort d’un système que celle des individus qu’il est censé protéger. Un système est conçu pour être au service des individus, et quand il ne marche plus, ce n’est pas les individus qu’il faut - et que l’on peut - changer, mais seulement le système. Partout dans le monde, c’est le couplage d’un système autorisant la capitalisation avec un système de retraite de base fondé sur la répartition qui a permis de sauver l’ensemble des retraites. Or, la France s’est enfermée de nouveau dans une impasse en écartant par principe - et surtout par aveuglement idéologique - le système de capitalisation. Et il est manifeste que les acteurs de cette censure ne savent pas très bien de quoi ils parlent.

En tout état de cause, on pourra difficilement renverser les tendances démographiques surtout si l’on continue d’adopter des lois et cautionner des comportements qui contribuent à réduire la base réellement active de la population totale. Par exemple, l’allongement des études dans des filières qui contribuent à désorienter une masse croissante de jeunes fuyant les filières à vocation professionnelle (sous le fallacieux prétexte de bannir la sélection), et l’abaissement de l’âge de la retraite se cumulent pour rendre plus problématique encore la survie du système de répartition. On remarquera au passage que la réforme des universités et la réforme des retraites vont de pair, et qu’il est proprement suicidaire de s’opposer aux deux. Car nos orientations éducatives et sociales s’ajoutent aux tendances démographiques longues pour fragiliser encore plus le système de répartition auquel nous nous disons pourtant attachés, faisant des français les acteurs de leur propre faillite et nous interdisant de surcroit d’envisager les seules solutions de remplacement qui s’imposent.

Jean-Louis Caccomo

Perpignan, le 26 novembre 2007

http://caccomo. blogspot. com/

http://www.quebecoi slibre.org/ 07/071118- 5.htm

24.11.2007

Grève des universités

En ces temps de grève étudiante, la France vue par les Suisses
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21.11.2007

Plus un sou d'argent public pour les syndicats !

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Plus un sou d'argent public pour les syndicats !

Cher ami contribuable,
Alors que la majorité des Français souhaite et attend la mise en œuvre des grandes réformes annoncées, nécessaires au redressement de notre pays, les syndicats de fonctionnaires :

-  brandissent la menace de grèves et de manifestations

-  décident de paralyser notre économie et prendre tous les Français en otage

-  préfèrent sacrifier tout le pays pour préserver les privilèges et les avantages d’une minorité

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Alors que 15 % des agents et salariés du secteur public sont syndiqués, les syndicats, qui représentent et défendent les intérêts d’une minorité, sont subventionnés par nos impôts, nos cotisations sociales, nos dépenses de formation.

En 2006, les contribuables français ont versé indirectement 400 millions d’euros aux syndicats par l’intermédiaire des aides et subventions diverses accordées par l’Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux !
Et ils n’ont pas obligation de publier, ni même de tenir, des comptes !

Le financement des syndicats doit provenir des cotisations libres de leurs adhérents, et non d’une participation obligatoire de tous les contribuables.

 

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Manif' anti-grève et anti-blocage à Paris

Alors que sur les quais des franciliens s'agglutinent, de plus en plus aigris de la situation, pressés et fatigués après une bonne semaine de grève, les anti grévistes s'organisent et défilent eux aussi. Deux fronts semblent se dessiner dans le pays, d'un coté les grévistes, et de l'autre les anti... 

Ils sont venus un dimanche malgré les difficultés à se déplacer pendant les grèves. La manifestation tire son origine de groupements tels qu'Alternative libérale, plutôt favorable à l'action entreprise par Nicolas Sarkozy. Si le mouvement revendique 20000 personnes dans la manifestation, les services de police en comptent 8000. Leurs chants ne sont pas toujours très bien assurés, ils n'ont pas l'habitude de défiler ainsi. Dans le cortège, des personnes de tous les ages, parfois avec les cheveux blancs. "Nous sommes dans un pays fasciste de gauche" s'exclame une femme, relayée par un autre manifestant, qui confirme. Tous veulent pouvoir aller travailler et le disent bien haut. Les haut-parleurs crachent la chanson détournée du groupe YMCA, "SNCF, on est les rois de la France...", et les manifestants se disent pris en otage par une minorité, et mettent en avant le vote des Français dans leur ensemble. 

Pourtant le discours des cheminots n'est pas non plus totalement faux, et sonnerait presque libéral parfois: ils expliquent avoir signé un contrat, et que selon les termes de ce contrat, la retraite "spéciale" leur a été attribuée. Ce n'est pas entièrement faux, au moment où ils signaient leur contrat, les conditions étaient définies, mais ce serait oublier que nous vivons sur un régime de retraite par répartition. Il faut dans le même temps admettre que ce ne sont pas les régimes spéciaux de retraite qui permettront par leur réforme de rééquilibrer les caisses, tout le monde peut s'en rendre compte, ce qui signifie bien qu'il ne s'agit que d'un principe, principe d'égalité entre tous, mais qui part d'une évidence: les uns ne peuvent pas travailler moins longtemps que les autres, rien ne le justifie. 

Les cheminots ne semblent pas se rendre compte de ce que leur démarche entraîne: la SNCF a le monopole du rail, et les salariés ne peuvent toujours rentrer chez eux dans un délai raisonnable, ils prennent des jours de congés qui leur manqueront plus tard, ils sont parfois intérimaire, et sont payés à l'heure, ils y perdent donc de l'argent, ou encore ils sont chômeurs et paralysés dans leurs recherches à cause des grèves, des femmes seules aussi doivent faire garder leurs enfants sans toujours y réussir, et par delà toutes ces considérations, la grève coûtent très cher à tout le monde, pour la SNCF bien sûr, mais aussi les autres entreprises qui en pâtissent, et la note sera, tôt ou tard, présentée, à l'usager des trains également. 

Les méthodes des cheminots et des bloqueurs d'université en général est de plus en plus contestée également. A la SNCF, certains grévistes feraient pression sur les non grévistes, les menaçant parfois physiquement, crevant à l'occasion les pneus de leurs voitures, dans les assemblées générales des universités, des groupements politiques feraient de l'entrisme au moment du vote, et les bloqueurs agissant de façon parfois arbitraire ont pu provoquer des réactions violentes des étudiants anti-blocages, et même, de véritables bagarres, avec intervention des CRS pour séparer les belligérants. 

C'est toute une partie de la France qui se dresse tout doucement contre l'autre. L'un des grands sujets des présidentielles, le pouvoir d'achat, en est sûrement en partie responsable: une partie des Français veut travailler, et gagner plus d'argent, une partie des étudiants, qui pour la plupart ont été bloqués pendant les manifestations contre le CPE, veulent réussir leurs études et le faire sérieusement. Les grévistes de tout bord empêchent les autres de travailler, de profiter de leurs familles, de continuer à travailler à leurs études... et pendant ce temps-là, sur les écrans de télévision, un cheminot se plaint de finir sa carrière à 1800 euros net, sans considérer que derrière la caméra, des salariés dont le salaire n'excède pas les 1000 euros par mois vont le regarder, des grévistes affichent des attitudes jusqu'auboutiste, décider à cesser le travail "jusqu'à 55 ans s'il le faut", refusant tout changement. 

Le secrétaire de la CFDT qui avait critiqué les méthodes de certains syndicalistes et leur intransigeance s'est quasiment fait "sortir" d'un défilé, se ruant dans une voiture pour leur échapper, sous la protection de son service d'ordre. Il s'était exprimé sur France2 pour fustiger une "forme de coproduction entre le gouvernement et la CGT en particulier pour organiser cette grève, pour montrer ses muscles. (...) On a d'un côté des syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi alors qu'on sait pertinemment que les 40 ans pour tous les salariés dans notre pays sont inéluctables" a-t-il ajouté. "Cette grève, il faut maintenant la suspendre et négocier au plus vite", ce qui constitue, il faut bien l'admettre, l'attitude la plus raisonnable. La grève montre un triste visage de certains syndicats, dont quelques uns sont dépassés par leur base, qui ne souhaite pas de négociations, et les porte-paroles, qui ont été élus par ces mêmes bases, ne peuvent que se laisser déborder, ou se trouver par la suite totalement discrédités. 

Toute cette agitation et cette intransigeance sont d'autant plus regrettables qu'aujourd'hui ce sont les fonctionnaires qui se sont jetés dans la rue, pour le pouvoir d'achat, parmi eux des enseignants dont le métier est difficile, mais aussi des infirmières, dont on connaît les difficultés. Or le pouvoir d'achat est un sujet qui touche chaque Français, bien au delà des régimes de retraite spéciaux, et qui ne devrait pas monter les Français les uns contre les autres. Mais la grève des cheminots occulte cette nouvelle manifestation. En attendant, si la grève continue encore longtemps, ce sera au détriment des salariés, qui pour la plupart n'en peuvent plus.

La vidéo de la manifestation anti grève

Source: http://blaise.blog.mongenie.com/

20.11.2007

Silence, on ferme !

L’année dernière, les lycéens en colère, avec la complicité idéologique et active de certains enseignants du secondaire, ont cessé les cours pour faire retirer la loi du CPE. Bizarrement, la même année, le taux de réussite au baccalauréat a atteint des records. Aujourd’hui, les mêmes lycéens, devenus étudiants, ont déjà compromis le premier semestre (qui dure en fait un trimestre). Autrement dit, il y a bien longtemps qu’ils n’ont pas pris sérieusement le temps de se consacrer à leurs manuels pour étudier dans la sérénité de la solitude et de la concentration, préférant les démonstrations de force collective les conduisant à hurler des slogans ineptes [1]. Dans les faits, ces mouvements semblent leur donner tous les droits. Ils ont bien compris la logique de notre système en revendiquant le statut d’étudiants : en France, conquérir un statut vous permet d’éviter d’assumer la fonction.

A l’époque du CPE, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, a considéré qu’il était de son intérêt que le premier ministre Dominique de Villepin ait quelques soucis avec la rue. Sans doute, la chute du second a permis l’ascension du premier. Mais il y a toujours un effet boomerang car aujourd’hui, c’est son gouvernement qui se trouve prisonnier d’un bras de fer avec la rue somme toute inévitable, et que même l’ouverture à gauche n’aura pu empêcher. On prend toujours un risque mortel à serrer la main de ses ennemis et à fragiliser ses propres amis. Voyez comment l’UNEF, qui fut associée avant l’été à la négociation, se permet aujourd’hui de donner des leçons à la ministre de l’enseignement
supérieur.

Cependant, la gauche serait mal inspirée d’entretenir un troisième tour social, en croyant prendre sa revanche sur la démocratie représentative qui lui a donné franchement tort dans les urnes. Car se venger de la démocratie, c’est mettre en danger la démocratie ; et les français, qui ont clairement voté pour les réformes, ne remettront pas de sitôt au pouvoir ceux qui l’auront précisément contrarié.

Le spectacle auquel nous assistons est tout de même affligeant. Je me sens personnellement humilié et bafoué quand mon ministre se fait donner la leçon par des étudiants dont le niveau réel de connaissances académiques et de culture générale est bien fragile à défaut d’avoir été sérieusement évalué. A aucun moment, alors que les AG (véritables Assemblées de Godillots) proclament l’occupation des facultés dans un simulacre de démocratie, on ne consulte l’administration ou les enseignants. Ces derniers n’ont désormais plus leur mot à dire : ils doivent obéir aux étudiants.

On voudrait programmer le suicide de nos universités que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Jean-Louis Caccomo

Perpignan le 19 novembre 2007

http://caccomo. blogspot. com/


[1] C’est à croire que les étudiants n’ont pas compris que, dans certaines filières exigeantes, chaque semaine d’étude manquée est difficilement rattrapable. D’autant que la seule participation en cours n’est pas suffisante étant entendu que, pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, l’étudiant doit fournir un travail personnel intense et assidu. Ou alors l’université deviendra une imprimerie à diplôme, la planche à billet d’une monnaie qui aura perdu toute sa valeur (car le diplôme est un titre à l'instar d'une monnaie).

19.11.2007

L'Antisociale

Le 19 Novembre 2007

Grèves : L'ANTISOCIALE

Les Créateurs d'emplois et de richesse de France, premiers représentants des Très Petites Entreprises, responsables de la manifestation contre les blocages dimanche 18 novembre, aux côtés de Liberté Chérie, se félicitent de la mobilisation à Paris de plusieurs milliers de participants. Ils rappellent, sans contestation possible, le soutien massif venu de la France entière, y compris des DOM, contre des blocages irresponsables et coupables.

Si nous affirmons que le droit de grève est un droit fondamental et constitutionnel, il n'en est pas de même du droit de blocage que s'octroient quelques catégories privilégiées. Nous dénonçons donc l'abus de position dominante et l'attaque portée par les grévistes contre les revenus des actifs en position de dépendance et de faiblesse. Car l'objectif est bien de contraindre le Gouvernement en sacrifiant les salaires et le chiffre d'affaires des salariés et des entreprises les plus fragiles. C'est une attaque directe contre le pouvoir d'achat et les bases de notre économie.

Toute poursuite de cette forme d'expression visant une partie de la population, pour faire pression sur un tiers (ici l'Etat et leur direction), en faisant porter le risque sur les entreprises et les emplois du secteur privé, avec la garantie totale pour l'emploi et l'avenir des entreprises publiques, est absolument inadmissible et rompt avec le principe d'égalité.

Pour mémoire, et comme appel à la responsabilité, les grèves de 1995 ont détruit plus de 10 000 entreprises, 40 000 emplois salariés et 12 000 emplois non salariés. Qui est encore légitime pour parler de solidarité ?

La France et les Français, face à des bloqueurs sans états d'âmes, n'ont pas les moyens de voir se perpétuer une telle situation. A défaut d'une levée immédiate des blocages, l'Etat devra prendre ses responsabilités s'il ne veut pas être le complice d'un sabotage d'envergure national et voir les drames individuels se multiplier.

Enfin, dans cette situation, le Gouvernement sait pour quelle urgence il a été élu avec une forte majorité et un taux de participation exceptionnel.

Parce que nous sommes des millions, nous serons entendus !
Créateurs d'emplois et de richesse de france (Cerf)
1ère plateforme de représentation des Très Petites Entreprises - Association loi 1901
24, avenue Gabriel - 75008 Paris - Tel : 09 51 74 23 73 - Fax : 01 40 99 93 23 - www.lescreateurs.org
Nous écrire : cp@lescreateurs.org

16:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CERF

20 000 personnes manifestent contre tous les blocages !

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A l'appel de Liberté Chérie, près de 20 000 personnes ont
manifesté hier à Paris contre tous les blocages.

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Liberté Chérie se réjouit de cette mobilisation exceptionnelle. Pour cette première manifestation de l'année, une telle participation constitue un record.

Nous souhaitons remercier tous ceux d'entre vous qui nous ont rejoints entre la Place de la République et la Place de la Nation. Malgré le froid, malgré la difficulté à circuler, vous avez été très nombreux à vous déplacer et à faire entendre votre voix. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants.

Nous tenons également à remercier tous nos partenaires, sans qui un tel succès n'aurait pas été possible : Contribuables Associés, Sauvegarde Retraites, l'iFRAP, Stop la grève, Etudiants contre les blocages, Créateurs de Richesses et d'Emplois en France, et bien d'autres.

Cette mobilisation massive s'est déroulée sans le moindre incident, dans une ambiance chaleureuse. Les médias en ont tous rendu compte. Vous pouvez par exemple retrouver les articles que nous consacrent le Figaro, le Parisien, ou la Tribune. Vous avez pu nous entendre sur des radios aussi diverses qu'Europe 1, France Info, France Inter, RFI, RTL et bien d'autres. pour ce qui est de la télévision, l'ensemble des grandes chaînes ont également rendu compte de cette manifestation. Les médias étrangers se sont aussi montrés très intéressés par notre activité. 

Pour autant, rien n'est gagné. Les syndicats ont reconduit leur grève à la SNCF et à la RATP. Les agents de la fonction publique seront eux aussi en grève dès mardi. Nous nous tenons donc prêts à organiser une autre grande manifestation dans les jours qui viennent, si cela était nécessaire. Vous en serez bien évidemment informé via cette newsletter.

Pour faire entendre de manière encore plus forte notre voix - celle des usagers et des étudiants qui refusent les blocages - nous avons écrit ce matin à Nicolas Sarkozy, à François Fillon et à Xavier Bertrand. Nous leur demandons d'accorder moins d'attention aux syndicats et plus d'attention aux usagers et à la majorité des citoyens qui refusent de se faire prendre en otages.


Lire ici la lettre que nous adressons à Nicolas Sarkozy

 

Nous vous ferons parvenir prochainement d'autres photos de cette manifestation. Nous vous tiendrons informés de toute nouvelle mobilisation contre les blocages. Nous remercions une nouvelle fois tous ceux qui ont pris part à ce rassemblement, par leur présence ou par leurs encouragements.


Amicalement,


Vincent GINOCCHIO, Président
Vincent PONCET, Vice-Président
Guillaume VUILLEMEY, Responsable des actions

18.11.2007

Manif' anti-grève et anti-blocage à Paris

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Scandant des slogans contre la grève dans les transports, des milliers de manifestants ont défilé dimanche, à Paris.

Au cinquième jour de la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, de 3.000 à 10.000 personnes, selon les sources, ont manifesté dimanche, à Paris, contre la grève, mais aussi contre le blocage des universités.
 
Tous avaient répondu à l'appel d'organisations libérales comme l'association "Liberté chérie" ou "Contribuables associés". Le cortège devait relier la place de la République à celle de la Nation. Parmi les slogans : "les métros, au boulot !"
 
Egalement très présent alors que se poursuit le mouvement de contestation de la loi Pécresse dans les universités, le syndicat étudiant Uni (droite) brandissait des pancartes : "il est interdit d'interdire aux étudiants d'étudier", clin d'oeil au slogan de mai 68 : "il est interdit d'interdire". Sur les revers, beaucoup d'autocollants "stop la grève". Une grande banderole avait été déployée à l'avant de la manifestation : "le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges".  

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