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31.10.2007
Election du bureau d'Alternative Libérale
Communiqué n° 9-10-2007 relatif aux résultats de l’élection des membres du Bureau du 28 octobre 2007
Vu les statuts d’Alternative Libérale
Vu la lettre de mission du 4 octobre 2007
La Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales proclame les résultats suivants :
Pour le Bureau,
| Nombre de suffrages exprimés : | 230 |
| Nombre de bulletins nuls : | 1 |
| Nombre de bulletins valides : | 229 |
Nombre de votes exprimés Boulevard Flandrin : 18
Nombre de votes électroniques exprimés : 192
Nombre de votes exprimés par correspondance : 20
Nombre de votes exprimés par procuration : 0Ont obtenu :
Les Nouveaux libéraux : 51 voix soit 22,27%
Gauche Libérale : 34 voix soit 14,85%
Pour un libéralisme authentique : 144 voix soit 62,88%
La liste « Pour un libéralisme authentique » est donc élue au Bureau
Paris, le 30 octobre 2007
Le Président
Vincent MAURICARD
14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale
Election des conseillers nationaux d'Alternative Libérale
Communiqué n° 10-10-2007 relatif aux résultats de l’élection des conseillers nationaux du 28 octobre 2007
Vu les statuts d’Alternative Libérale
Vu la lettre de mission du 4 octobre 2007
La Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales proclame les résultats suivants :
Pour le Conseil national,
| Nombre de voix | |
| Nombre de suffrages exprimés : | 232 |
| Nombre de bulletins nuls : | 3 |
| Nombre de bulletins valides : | 229 |
Nombre de votes exprimés Boulevard Flandrin : 18
Nombre de votes électroniques exprimés : 192
Nombre de votes exprimés par correspondance : 22
Nombre de votes exprimés par procuration : 0
Ont obtenu :
Les Nouveaux libéraux : 33 voix soit 14,41%
Gauche Libérale : 32 voix soit 13,97%
Les compagnons libéraux : 59 voix soit 25,76%
Vers une Europe politique : 54 voix soit 23,58%
Femmes Libérales : 51 voix soit 22,27%
Application du mode scrutin de liste à un tour avec répartition à la proportionnelle aux plus forts restes.
Pour répartir les 21 sièges des conseillers nationaux à la proportionnelle aux plus forts restes, la Commission a recensé l’ensemble des suffrages exprimés. Elle a divisé leur total par le nombre de sièges à pourvoir, soit 21, et elle a obtenu ainsi le nombre de voix correspondant à l’attribution d’un siège. Les voix recueillies par chaque parti ont été à leur tour divisées par ce chiffre pour calculer combien de sièges lui reviennent.
Les Nouveaux libéraux : 33 voix
Gauche Libérale : 32 voix
Les compagnons libéraux : 59 voix
Vers une Europe politique : 54 voix
Femmes Libérales : 51 voix
Total des suffrages 229 voix
Þ calcul du quotient : 229 / 21 = 10,9 (soit 10)
Répartition des sièges au quotient : Restes
Les Nouveaux libéraux : 33/10 voix (soit 3 sièges) 3
Gauche Libérale : 32/10 voix (soit 3 sièges) 2
Les compagnons libéraux : 59/10 voix (soit 5 sièges) 9
Vers une Europe politique : 54/10 voix (soit 5 sièges) 4
Femmes Libérales : 51/10 voix (soit 5 sièges) 1
Paris, le 30 octobre 2007
Le Président
Vincent MAURICARD
13:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale
30.10.2007
Audition d’un professeur d’histoire dans un lycée polyvalent de Seine-Saint- Denis
Les difficultés de l’Education nationale sont générales et dépassent de loin le seul problème de l’immigration : c’est, en effet, à la faillite générale d’un système qui ne marche plus que nous assistons, presque indépendamment du public auquel il est destiné. Cependant, une immigration massive, incontrôlée et inassimilée constitue un facteur évidemment aggravant.
Les rares fois où le discours officiel se saisit de cette question, c’est pour évoquer les risques de « communautarisation », à savoir de repli sur des traditions propres. Il sera ici question d’ethnicisation, c’est-à-dire de rapport de force, reposant sur le nombre et l’occupation de l’espace – physique ou symbolique – au travers des codes culturels dominants. Ce phénomène est généralisé : il est perceptible chez les élèves et les enseignants aussi bien que dans l’administration de l’Education nationale.
L’analyse proposée ici repose sur une situation vécue depuis bientôt dix ans au sein du même lycée de Seine-Saint- Denis, dont la population, à 70% socialement « défavorisée », se répartit en 4 groupes ethniques d’importance comparable :
– Européens (essentiellement d’origine hispanique) ;
– Asiatiques ;
– Maghrébins ;
– Noirs (pour moitié Africains, pour moitié Antillais).
C’est donc un spectre assez large et différencié qui constitue l’échantillon de cette analyse.
1. Le phénomène d’ethnicisation chez les élèves
Trois aspects méritent d’être soulignés.
A/ Au quotidien
Les élèves, pour la plupart, se comportent au sein des établissements scolaires comme à l’extérieur. Cela se traduit par la ségrégation sexuelle, la tenue vestimentaire ou encore l’occupation toute particulière des cages d’escalier… Dans les classes, les élèves se regroupent naturellement par tendance « affinitaire », donc identitaire : lorsque des exposés sont préparés sur la base de groupes de travail volontairement constitués, seuls 10% en moyenne de ces groupes sont mixtes.
Cette ségrégation de fait se nourrit de la fuite d’un certain public vers le privé : les Blancs, mais aussi des Asiatiques et, de plus en plus, des Maghrébines – qui attendent de l’école autre chose que le prolongement de la cité…
B/ Dans les filières
La ségrégation se renforce également en lycée par le choix – souvent relatif, il est vrai – des parcours suivis. Les filières technologiques deviennent ainsi des « filières immigrées » car un grand nombre d’immigrés y sont orientés par leurs résultats scolaires et que les Blancs ont tendance à les fuir. Il convient de noter que la sur-représentation de populations en échec scolaire chez les immigrés tient essentiellement à leur milieu social particulièrement fragile (problèmes de chômage, de famille, de langue utilisée au foyer et plus généralement d’accès à la « culture commune », etc.).
C/ Dans les matières enseignées
Contrairement à une idée par trop répandue, il n’y a pas à proprement parler de sujets « à risque » cristallisant par eux-mêmes les phénomènes identitaires (le seul incident rencontré par l’intervenant a concerné le génocide arménien). Le problème principal tient à deux facteurs cumulatifs :
– L’attitude de consommateurs propre à l’ensemble de ces classes d’âge : globalement, les élèves « jouent le jeu » de l’institution mais ne s’imprègnent pas des connaissances et du message culturel proposés (la Renaissance européenne, par exemple, n’évoque strictement rien à l’immense majorité des élèves…) ;
– Le poids des origines, qui veut que tout soit ramené par les élèves à leurs origines ethniques (généralement mythifiées, fantasmées) : les immigrés – y compris asiatiques – ne se définissent pas et donc ne se vivent pas comme Français mais comme Marocains, Algériens, Laotiens… Tout est prétexte à cette sur-valorisation au détriment d’une acceptation d’un « bloc commun » naturellement européo-centré .
2. Chez les enseignants et l’encadrement
Nous assistons à une montée en puissance des immigrés au sein de cette population, avec une accélération ces 4 à 5 dernières années dans les secteurs plus particulièrement concernés (enseignants de mathématiques et personnels d’encadrement notamment). Dans le lycée qui constitue l’échantillon de la présente étude, 10% des enseignants sont aujourd’hui d’origine immigrée (mais plus de 15% dans l’enseignement général et technologique) , dont plus de la moitié maghrébins, parmi lesquels d’anciens élèves de l’établissement, ce qui constitue un phénomène tout à fait nouveau, qui corrobore l’entière adéquation entre l’organisation de l’Education nationale et celle de la société dans son ensemble.
Ce phénomène est également la conséquence directe de décisions gouvernementales. Ainsi, la suppression en 2003/2004 des surveillants (qui devaient obligatoirement être des étudiants, donc, de fait, majoritairement européens) au profit d’aides éducateurs et d’assistants pédagogiques à recrutement préférentiellement local (donc majoritairement immigrés) a contribué à la profonde mutation ethnique de ces populations d’encadrement. Avec des problèmes d’efficacité évidents : ces nouveaux « pions » sont souvent les « copains de cité » des élèves dont ils ont la charge, ou leurs voisins de palier, et ne peuvent donc assurer le minimum de discipline qui constitue le cœur de leur métier et leur raison d’être.
D’autres problèmes, plus insidieux, découlent de cette proximité d’origine entre les élèves et leur personnel d’enseignement et d’encadrement. Deux cas illustrent un risque potentiel de dérive :
– Un professeur de lettres d’origine maghrébine, qui utilisait ses cours pour diffuser sa vision toute personnelle des Etats-Unis et d’Israël ;
– Un autre qui prétendait sincèrement défendre la laïcité en récusant les « discriminations » dont seraient victimes les élèves musulmans (en dénonçant notamment, en réunion pédagogique, l’obligation faite à ces élèves de suivre les cours de sport alors qu’ils sont soumis par ailleurs au jeûne pendant la période du Ramadan)…
3. Au sein de l’administration de l’Education nationale
L’idée centrale de l’administration est d’adapter les enseignements au public auquel ils sont destinés. Elle ne peut être qu’encouragée par le souhait du président de la République de mettre fin au collège unique. Qui ne voit pourtant qu’au prétexte de ne pas « faire la même chose dans un collège de Corrèze et du 93 », c’est une adaptation forcée de l’institution à la situation particulière du 93 (et des autres nombreuses zones d’éducation de nature comparable) qui est envisagée ?
Puisqu’il faut « intéresser les élèves au savoir » mais que les élèves, pour un grand nombre, ne s’intéressent pratiquement qu’à leurs origines, comme évoqué précédemment, cela signifie que l’enseignement doit valoriser ces origines…
De même, derrière le discours sur la « valorisation des filières » mais qui concrètement ne consiste qu’à modifier à la marge les coefficients affectés aux différentes matières, c’est le même nivellement par le bas qui est poursuivi et qui gangrène déjà l’ensemble de l’institution. Le problème fondamental reste celui du niveau initial, des causes profondes qui expliquent l’échec scolaire et le reproduisent mécaniquement. La « valorisation » des sciences et techniques de gestion (STGE – ex-bac G) notamment revient, par une baisse du niveau d’exigence minimale, à embouteiller les BTS qui en constituent le meilleur débouché, ce qui contribue à dévaloriser ces bac+2 et repousse d’autant la légitime reconnaissance économique et sociale attendue de l’obtention d’un titre ou diplôme. La solution résidant dans des études plus longues et complexes, donc plus coûteuses, cela contribue à accroître la sélection sociale – et donc souvent ethnique – des parcours scolaires et universitaires. C’est donc l’immense majorité des élèves et de leurs familles qui se trouvent ainsi sacrifiés, et pour lesquels les dispositifs envisagés de « discrimination positive » ne constitueraient que la même fuite en avant…
L’absence de réaction du corps enseignant s’explique pour l’essentiel par l’effondrement de l’idéologie et de l’encadrement communistes, et le triomphe du relativisme et du « droit-de-l’hommisme » qui tiennent lieu d’idéologies de substitution mais ne peuvent bien évidemment constituer en soi des méthodes et un discours cohérents pour une institution. Le « supermarché des valeurs » est la négation de toute valeur. En cela, l’Education nationale est bien le reflet de l’ensemble de la société. Mais pour son plus grand malheur – et celui des populations, notamment immigrées, qui lui sont confiées.
© POLEMIA
Septembre 2007
16:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecoles, Education Nationale
BHL ou l’empereur de la morale aux habits neufs
Comment comprendre que quelqu’un qui n’a jamais exprimé de préoccupations sociales puisse jouer ce rôle ? Comment expliquer surtout que celui dont plusieurs livres d’auteurs différents ont mis à jour les multiples mensonges (de ses rencontres avec Massoud, à sa ceinture noire de judo) puisse encore être crédible ? Sans doute suis-je d’une naïveté infantile, mais je pensais qu’on ne pouvait être à la fois un menteur multirécidiviste et se prendre pour une figure morale. Comment quelqu’un ayant une pensée binaire (bien-mal, ami-ennemi, eux-nous), puisse passer pour un intellectuel incontestable ? Comment expliquer que dans un pays qui n’est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l’inviter pour évoquer son livre ? De deux choses l’une, soit les journalistes vedettes qui le font n’ont entendu parler d’aucun des ouvrages qui méthodiquement ont démonté le système BHL, et on peut se poser des questions sur leur compétence. Soit ils invitent néanmoins BHL en connaissance de cause et c’est leur conscience professionnelle qui est en cause. Certes, c’est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l’édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu’il considère comme des outrages ? Mais où est alors le respect dû au public ? Est-il éthiquement acceptable de le tromper par peur des représailles de BHL ou dans l’espoir de ses renvois d’ascenseur ?
Comment expliquer que quelqu’un qui, ouvertement ou insidieusement, fait la chasse à ceux qui avaient pour défaut de ne pas l’admirer assez, ou qui ont commis le crime de critiquer ses deux passions les plus sincères (lui-même et Israël) puisse passer pour un héros de la liberté ?
Tant qu’il n’y aura pas une paix juste au Proche-Orient, BHL ne pourra pas concilier son universalisme affiché et son communautarisme, c’est pourquoi il est aujourd’hui extrêmement agressif. La meilleure défense, c’est l’attaque. Le communautarisme de BHL est déjà en soit problématique. Loin d’en être gêné, il fait porter la critique sur ceux qui, réellement universalistes, ont la même grille de lecture pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’il s’agisse du Proche-Orient, du Caucase ou de l’Asie. C’est proprement inacceptable. Ce que BHL appelle l’antisémitisme de gauche, c’est tout simplement ceux qui estiment que le conflit du Proche-Orient ne fait pas exception aux règles de droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, même en tenant compte d’une histoire particulièrement douloureuse du peuple juif. BHL se transforme alors en maccarthyste, je suis personnellement bien placé pour en témoigner. Parce qu’il ne souhaite pas que la France ait une politique active au Proche-Orient ou marque son indépendance face aux Etats-Unis, il traite de maurrassien toute personne coupable de vouloir l’inverse. De Régis Debray à Rony Brauman, en passant par Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino (2), il veut disqualifier ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, utilisant les arguments moraux non pas pour débattre, mais pour censurer. BHL a le droit de ne pas aimer une France affirmant son autonomie stratégique, mais pas de taxer de racistes ceux qui ne partagent pas ses vues. Une fois encore, la morale est évoquée pour brouiller les cartes et pour des desseins peu dignes.
BHL est un symbole actif de cette coupure entre le peuple et les élites. BHL est nu moralement. Courtisane et craintive, la majorité de la presse fait semblant de le voir richement vêtu et s’ébahit devant le faste de ses habits neufs. Le public, lui, est partagé entre l’écœurement et la rigolade. ![]()
Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Il vient de publier « 50 idées reçues sur l’Etat du monde aux éditions Armand Colin.
1 Cf. « une imposture française » Nicolas Beau, Olivier Toscer, les Arènes, page 141 et suivantes.
08:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BHL
29.10.2007
Economie de marché versus société de marché
Pourtant, ce sont précisément ces valeurs qui sont refusées aux agents économiques. A en croire les partenaires sociaux, experts en dialogue social (basé sur la violence et le rapport de force), les relations qui unissent des hommes et des femmes au sein des entreprises devraient être figées, réglementées et soudées une fois pour toutes, sans aucune possibilité de « divorce » ou « remariage ». Pourtant, nous sommes aussi des agents économiques. Les entreprises ont besoin de souplesse, d’arrangements contractuels fondés sur la négociation plutôt que d’obligations réglementaires, et de ce sentiment de liberté qui leur permet d’évoluer et de s’adapter, ou de changer si l’environnement l’impose. Car les facteurs de production sont mobiles et se renouvellent sans cesse de sorte qu’il est impératif de revoir leurs combinaisons. Celles qui marchaient hier peuvent devenir usées aujourd’hui.
La relation entre le salarié et l’employeur repose normalement sur un contrat. En ce domaine aussi, on aimerait avoir le choix entre l'union libre, le mariage ou le pacs ; car un mariage forcé a peu de chance de succès. Par ailleurs, plus la sortie est coûteuse, compliquée et difficile, plus l’entrée le sera. Autrement dit, plus on rendra le licenciement difficile, moins il y aura d’embauche de la même manière que si les gens sont dans l’impossibilité de divorcer, ils se détourneront du mariage.
L’analogie n’est pas anodine car un couple est aussi une unité économique fondamentale. Alors que l’entreprise combine du capital et du travail pour produire des biens de consommation, le couple combine des individus pour produire d’autres individus. Et pour l’instant, en l’absence d’innovations technologiques radicales, il faut combiner un homme et une femme pour faire des enfants. Autrement dit, alors que l’entreprise est une unité de production, le couple est une unité de reproduction. C’est un aspect fondamental de la croissance économique étant entendu que sans capital humain, sans êtres humains, il n’y aurait plus de travailleurs, plus de consommateurs, plus d’entrepreneurs du tout. Il faut donc faire des enfants. Mais faire des enfants n’est pas seulement un acte biologique. Il faut les éduquer pour qu'ils intègrent un jour avec bonheur la population active. Généralement, ce sont les parents qui éduquent leurs propres enfants même si on peut imaginer des solutions diverses au fur et à mesure de la recomposition des familles.
En tous les cas, éduquer des enfants prend un certain nombre d’années. C'est un processus chaotique qui prend son sens sur le long-terme. Et le père que je suis ne connait pas la recette miracle : c’est sans doute le métier le plus difficile, le plus beau et le plus ingrat (je commence à peine à comprendre aujourd’hui certaines des décisions de mon père mais il n’est plus là pour que je lui témoigne ma reconnaissance) .
Eduquer un enfant ne se fait pas en un jour. C’est sur la base de ce constat vieux comme le monde que les sociétés ont mis en place des institutions permettant aux familles de se constituer, et si possible de durer, afin d'éviter que les couples se brisent à la première difficulté venue (et les embûches sont nombreuses et sont autant de sources de discordes dès qu'il s'agit d'éduquer ses enfants). Bien-sûr, on ne peut pas forcer à rester ensemble deux personnes qui ne s’aiment plus. Mais il faut prendre garde de ne pas succomber à la demande de flexibilité dans les domaines où elle ne s’impose pas toujours alors qu’elle fait cruellement défaut dans les domaines vitaux de la production des richesses. Les moeurs sont un élément de rigidités qui assurent des cadres aux individus et à la société qu'il est nécessaire parfois d'assouplir mais qu'il est dangereux de détruire.
Jospin avait dit un jour « oui à l’économie de marché, mais non à la société de marché ». Pourtant, j’ai l’impression qu’en France, on a fait exactement le contraire : on se ferme obstinément à l’économie de marché (c’est-à-dire à l’économie du contrat libre) tandis que la société de marché a déjà envahit toute la sphère sociale.
Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 29 octobre 2007
http://caccomo. blogspot. com/
10:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Caccomo, Lamirand, Alain Toullec, Gachet, Robert, Pierre Toullec, Claude Guillemain
16.10.2007
Les biocarburants sont accusés d'affamer la planète
| "Il ne se passe plus un seul jour sans de nouvelles critiques", constate le quotidien suisse. Hier portés aux nues, les biocarburants sont accusés de tous les maux. Ils feraient courir un danger à l'environnement et à l'alimentation dans les pays les plus pauvres. A l'occasion du la Journée mondiale de l'alimentation, le journal prend position : "Il n'est pas raisonnable d'utiliser des plantes destinées à l'alimentation humaine ou animale pour remplir le réservoir des voitures", c'est "absurde". |
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11:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Biocarburants, écologie, pays pauvres
15.10.2007
Bon sang, mais c’est bien-sûr !
Certains parlementaires de l’UMP proposent de taxer les stock-options pour redresser les comptes de la sécurité sociale. Comme personne ne semble admettre qu’il faut avant toute chose stopper le dérapage des dépenses, et donc s’attaquer aux causes structurelles des déficits, on cherche de nouvelles recettes, c’est-à-dire que l’on nourrit un dérapage des recettes elles-mêmes. En somme, il faut faire payer les riches ! Personne n'y avait-il pensé plus tôt ? A-t-on élu un nouveau gouvernement pour appliquer des solutions anciennes dignes du programme commun de la gauche ? N'est-ce pas la recherche éperdue de nouvelles recettes pour financer la sécurité sociale qui a, par le passé, motivé la création de la C.S .G. par Michel Rocard, puis ses différentes augmentations par les divers gouvernements de gauche comme de droite qui se sont succédés en mettant en œuvre une formidable continuité ? Finalement, sachant que l’on pouvait compter (indéfiniment ?) sur de nouvelles recettes, on a multiplié les nouveaux droits sociaux (RMI, CMU...) ce qui a conduit à de nouvelles dépenses... L’expérience nous montre ainsi qu’un dérapage des recettes ne freine pas, mais bien au contraire, cautionne le dérapage des dépenses, ce qui conduit à un creusement du déficit et à l’accumulation d’une dette qui est une véritable bombe à retardement.
Mais quoi de plus populaire - pour ne pas dire populiste - que de faire payer les riches patrons dont certains font aujourd’hui la une de scandale financier ? C’est un réflexe compréhensible et prévisible de la part d’un leader de la L.C .R pour qui un patron ou un entrepreneur ne saurait être qu’un parasite exploitant la sueur des ouvriers. Mais cela laisse tout de même songeur quand une telle proposition émane de grandes personnalités de l’U.M.P., sans doute en quête de légitimité auprès de ceux qui se sont attribués le monopole du cœur et de la morale [1]. Alors on prépare les esprits en présentant le système bancaire et financier comme un milieu opaque et douteux, théâtre de tous les scandales et de toutes les compromissions, jetant l'opprobre sur l'ensemble d'une profession sans laquelle nous ne pourrions avoir le niveau de vie, qui est considéré comme un acquis, voire comme un droit, dans nos pays développés.
La banque en particulier, et la finance en général, ont été inventées pour transformer les petites gouttes improductives que sont nos épargnes individuelles en fleuves, puis océans, c’est-à-dire en capitaux productifs. Si chacun stérilise de son côté 1 ou 50 euros, il n’aura guère d’autres choix que de les consommer. Mais que survienne un intermédiaire avisé pour réunir ces 1 ou 50 euros issus de la poche de 20 ou 30 millions de petits épargnants, alors ils transforment ces gouttes éparses en un fleuve puissant : les capitaux. Qu’ils mettent à disposition ces capitaux à des entrepreneurs, à des managers, à des innovateurs, et ces fleuves donneront naissance à un océan. Jacques Marseille observe judicieusement que si l’on confisquait les salaires des patrons du CAC 40 pour redistribuer cette cagnotte aux français les plus pauvres, chacun toucherait une fois pour toutes…50 euros [2]. Une goutte qui aura vite fait d’être évaporée puisqu’un ménage français dilapide cette somme en moyenne en 1 mois au bureau-tabac. Mais une fois la goutte évaporée, il n’y aura plus d’océan. Certes les plus riches seront moins riches, mais les plus pauvres ne seront pas moins pauvres.
Le pain, il ne faut pas le distribuer en faisant mine d'afficher sa générosité et sa fibre sociale. Le pain, il faut le produire. Une redistribution aveugle contribue à diaboliser les processus financiers pour tenter de les démonter. Au lieu d’assembler les gouttes improductives pour en faire des fleuves créateurs de richesse, on revient à l’envers : on brise le fleuve, on le décompose en ses gouttes initiales pour les rendre aux petits épargnants…Chacun retrouve sa gouttelette désormais improductive. S’attaquer aux stock-options, c’est encore s’en prendre à ce qui se voit, à la pointe insignifiante de l’iceberg, et ne pas prendre la mesure du travail invisible – mais tellement indispensable – des marchés financiers et de leurs acteurs.
Mais, au-delà des aspects purement financiers, il y a avant tout une question de principe. Les réglementations destinées à encadrer de manière autoritaire les décisions en matière salariale ont déjà contribué à briser le marché du travail au point que les plus qualifiés vont chercher les salaires qu'ils escomptent ailleurs. Malgré plus de 20 ans de chômage structurel massif, on continue à former des gens dont les qualifications ne correspondent plus aux besoins des entreprises tandis que les entreprises ont des difficultés à trouver du personnel qualifié. Les situations de pénurie ou d'excédent ne pouvant être corrigées que par l'ajustement des prix, en l'occurrence ici du niveau des salaires, toute rigidité contrariant cet ajustement perpétue le déséquilibre initial. On prend le risque d’accentuer cette ingérence en voulant légiférer sur le salaire des managers alors que seuls les actionnaires sont en mesure de décider de récompenser ou non les managers de l'entreprise.
Et croyez-bien que je ne cherche pas à défendre les riches patrons. Ils n’ont pas besoin de moi, ne soupçonnent pas même mon insignifiante existence et je ne suis pas de leur monde (je ne touche aucunes stock-options !). De toute façon, ils auront leur armada de conseillers financiers et d’avocats d’affaires, et sauront délocaliser leur patrimoine sous des cieux plus accueillants. Et c’est bien là le problème. Je veux prendre la défense ici du français d’en bas. Car la fuite des capitaux, qui accompagnera nécessairement (et accompagne déjà) la saignée des managers, des innovateurs et des entreprenants, cette fuite là est désastreuse pour la vitalité économique de notre pays, sans laquelle aucun système social ne peut tenir.
Il y a quelques années, l’Etat de la Floride voulait faire payer les riches en instituant une taxe sur les bateaux de luxe. Les riches en ont-ils soufferts ? Pas le moins du monde, ils ont acheté moins de bateaux, réalisant d’autres placements sous des cieux plus cléments. Les paradis fiscaux n’existent que parce qu’il existe des enfers fiscaux. Par contre, tout l’artisanat qui prospérait autour de la fabrication et l’entretien des yachts est parti en lambeaux, mettant sur le carreau les ouvriers qui vivaient de cette activité.
Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 15 octobre 2007
http://caccomo. blogspot. com/[1] A ce propos, je ne saurais trop vous recommander la lecture du nouveau livre d’Eric Brunet Eric Brunet, Etre riche, un tabou français, Albin Michel, Paris 2007.
PS : Soutenez l'action de Liberté-Chérie http://www.liberte- cherie.com/ doc/federation/ Tract_greves_ SNCF_18_oct_ 2007_PDF. pdf
10:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Caccomo, Lamirand, Alain Toullec, Gachet, Robert, Pierre Toullec, Claude Guillemain
12.10.2007
François Goulard (UMP ?) et Ludovic LASSAUCE (AL?) sont bien optimistes
Bien cordialement
10:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Goulard, UMP, Tests ADN, Mariani
08.10.2007
Mot taboo
L’avoir à l’esprit toujours. N’en parler, jamais.
Savoir que l’Etat français vit au-dessus de ses moyens, mais surtout refuser de prononcer des mots anxiogènes.
Et lorsque Fillon lâche le terme de « faillite », il se fait sèchement rabrouer par Sarkozy.
C’est dommage, parce qu’il est difficile de demander des efforts aux Français (non remplacement de 17 000 postes) sans en expliquer le fondement.
Dommage, parce que dire que tout va bien quand on présente un budget en déficit de 41 milliards d’euros, c’est se donner toutes les chances de bégayer cette gestion hasardeuse année après année.
Bien sûr, on connaît la rengaine.
Il ne faut pas effrayer les Français. Ils doivent avant tout consommer pour relancer la croissance.
Une croissance qui permettrait de remplir les caisses sans douleur.
La remise à plat, promise par Sarkozy, semble avoir du mal à dépasser le cadre des mots.
Voilà maintenant 5 mois que Sarkozy a été élu.
Bien sûr des réformes ont été engagées, et notamment celle des retraites.
Mais on est loin de l’électrochoc annoncé.
Peut-être parce qu’on a trop promis, peut-être parce qu’on a perdu la patience d’attendre.
Et vous, vous êtes déçus par ce début de quinquennat ?
17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réforme, relance, Sarkozy
La Révolution Bleue
Un Forum vient d'ouvrir sur le Net, un Forum où on organise la Résistance.
La Résistance contre quoi ???
La Résistance contre la chienlit, contre le trop plein d'impôts et de charges,
contre les politiciens incapables.
On organise la Révolution Bleue, seul mouvement d'avenir qui permettra la
sauvegarde de la France, de son économie et de sa culture.
Venez nous rejoindre, inscrivez-vous !
http://revolutionbleue.ueuo.com/Forum/index.php
Vive la Révolution Bleue, Vive la France !
09:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Libéraux, gouvernement




