15.11.2008
Crise financière : vers un nouveau consensus à Washington ?
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Ça promet ! Samedi 15 novembre à Washington, choc des conceptions. L’UE et les pays émergents plaideront haut et fort pour un capitalisme régulé et par-dessus tout «under control». L’Amérique, fait savoir mezza voce, son attachement au capitalisme «démocratique» c’est-à-dire du libéralisme sinon rien. Est-ce qu’on s’achemine vers un duel ou un consensus ?Gavé de libéralisme, grisé par la globalisation, le marché verse dans l’excès de franchissement d’espèce : il détruit de la valeur. Depuis le mois d’août 2007, la crise financière a coûté 34.000 milliards de dollars dont 26.000 ont été consumés de la dépréciation de la capitalisation boursière. L’équivalent de deux fois le PIB américain pour l’année 2007 s’est volatilisé, faute d’une réglementation internationale capable de contrôler le marché. Les pays contaminés se voyant indûment spoliés appellent à réformer le système. La revendication d’ un nouvel ordre mondial n’est plus ce «caprice» de pays en développement, «mendiants et orgueilleux», mais vient de l’intérieur du groupe des pays nantis. Un impératif, selon les Européens sous menace d’un vaste sinistre et qui craignent pour leur ensemble régional durement acquis. Une grande menace pour l’économie mondiale dans son ensemble, aussi. C’est ce qui explique leur empressement pour un changement radical et immédiat, option soutenue par le FMI. Et en face une bienveillante nonchalance américaine qui laisse venir et qui regarde le scénario de crise comme une contingence dans la vie du système. La circonstance est-elle aux égoïsmes nationaux ? Situation inédite. Le bloc occidental est fissuré.
- Le G20, à l’unisson ?
A risque systémique, solidarité de bloc. L’UE à 27 et les pays émergents membres du G20, voudraient que les USA se liguent avec eux pour retourner les effets de la crise.
A quelques 180 pays en développement près, ce dessus du panier réalise 85% du PIB mondial et réunit les 2/3 de la population du globe ! Il va sans dire qu’il dispose d’une force de frappe conséquente.
Si donc il se dégage une unanimité pour une relance sinon commune pour le moins concertée, il y a des chances pour reconfigurer le système et sauver les meubles. Or l’Amérique jusque-là a observé un silence radio quant à l’ordre du jour qui est issu des résolutions européennes et a été tout aussi muette sur ses intentions de réaménager le système en profondeur. L’idéologie libérale considère les soubresauts de crise comme des éléments de régulation du système et non comme des accidents qu’il faut réparer. Il y a un décalage profond entre les deux camps. Peut-on envisager d’embarquer l’Amérique dans un programme qu’elle n’a pas validé. Wait and see.
Divergence d’intérêtsL’UE à 27, lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du vendredi 7 novembre, à Bruxelles, a donné une caution politique à ses choix. Elle a été ralliée par les pays émergents réunis le lendemain, samedi 8 à Sao Paulo du Brésil. Ensemble, ils iront à Washington, forts de l’appui de leurs peuples. Ils préconisent une gouvernance mondiale. En peu de mots, ils se proposent de coiffer le marché financier par une réglementations supranationale qui a fait défaut et dont ils pensent qu’elle a permis la propagation des effets dévastateurs de la crise. Ils veulent redonner la main au FMI et lui reconnaître le droit de regard à l’instar de ce qu’il fait avec les pays en développement. Ils considèrent que c’est la juste parade et se proposent de gagner l’Amérique à leur cause et mettre la réforme en chantier illico presto.
Absorbée par les présidentielles et dans l’effervescence de l’issue «historique» du scrutin l’Amérique n’avait pas la tête à ça. Et puis elle n’a pas cherché à coordonner avec ses partenaires, auparavant. Elle a privilégié une solution nationale dans le traitement de la crise. Le réflexe d’isolationnisme est toujours vivace en cas de difficultés, Outre Atlantique, c’est bien connu.
Les différences d’analyseLes 27 et les pays émergents, pris au dépourvu par une crise qu’ils voyaient venir, n’ont pas pris la mesure de son ampleur. L’énergie de Nicolas Sarkozy et le génie financier de Gordon Brown aidant, les 27 ont été prompts à sortir, dans l’urgence, un plan de sauvetage du secteur bancaire. Dans leur démarche, ils n’ont pas hésité à réhabiliter l’Etat comme agent économique majeur. Ils n’ont pas hésité à nationaliser et revenir à l’Etat interventionniste. Ayant réussi, momentanément, à bloquer la progression de la crise financière, ils sont pressés d’engager la relance avec les bonnes vieilles recettes budgétaires comme au temps de la splendeur de l’Etat prépondérant. Ils sont suivis en cela par le gros des troupes des pays émergents.
Pourquoi cela ? En réalité, dans leur riposte à la crise financière, les Etats ont empêché la défaillance d’institutions financières et bancaires, privées. Ce faisant, ils ont augmenté le risque de défaut des Etats. C’est le concours du FMI qui a empêché la banqueroute de l’Islande et a secouru l’Ukraine et la Hongrie, entre autres. La menace devient réelle. Et au sein du G20, l’inquiétude est à son extrême. L’occasion est propice à une action concertée à l’échelle planétaire. Les USA, moins alarmistes car moins affectés par la crise, voient ça d’un oeil distrait et ne cèdent pas au catastrophisme. Ils ont après tout réussi à évacuer une partie des pertes sur le reste du monde. Moins affectés ils sont moins enclins à réagir. Et puis leur système plus développé et donc plus résistant ne court pas, à l’opposé de leurs partenaires, vers un scénario d’effondrement certain, du moins le croient-ils. Le secteur bancaire américain est sorti plus concentré et les épaves bancaires ont toutes été rachetées par des enseignes américaines restées en dehors de la crise. No problem !
Le calumet de la paix ou la hache de guerre?L’UE à 27 et les pays émergents voudraient et tout de suite, garrotter les deux plaies du marché pour se protéger des sinistres financiers à venir. Ils opposent la rationalité au credo libéral et proposent de ranger les paradis fiscaux sous le régime légal commun ainsi que les «hedge-funds» pour discipliner leur activité spéculative. Et enfin, ils voudraient que les déficits soient sous la supervision du FMI auquel il faut d’ailleurs redonner plus de moyens. C’est là leur conception du système, régulé et moral, enfin à visage humain. Le capitalisme sans libéralisme. Cet objectif est-il en harmonie avec les usages dans le monde anglo-saxon inspirés du Reaganisme et du Tatchérisme ? Non, à l’évidence. Remettre en selle l’Etat pour sauver l’économie est une option dépassée et bel et bien enterrée pour eux. Ils ne voudront pas revenir en arrière. La crise n’est pas un mal c’est un épisode de destruction créatrice. C’est un épisode de reconstruction du système. Il ne faut pas s’y opposer ni même le contrarier. Cela heurte les convictions européennes qui considèrent que les pouvoirs publics, seuls, ont les moyens de sauver l’immobilier et l’industrie automobile. Dans le même moment, l’Amérique affiche une certaine indifférence aux difficultés de son secteur automobile. GM, emblème d’entre tous de la puissance américaine, ne semble pas des faveurs des pouvoirs publics. L’espace d’un instant, imaginons que par purisme libéral, l’Amérique abandonne l’industrie automobile à son sort et laisse couler General Motors, laquelle manifeste déjà des signes d’essoufflement. La dépression submergerait la planète entière. Lundi 10 novembre, Opel, filiale allemande de GM, était déjà en difficultés avancées. Elle demandait des fonds publics et même une détaxation des nouvelles immatriculations. Elle entend puiser dans le budget et priver l’Etat de recettes fiscales sur les ventes, comme prix de la relance du secteur. C’est un effort grandiose, Cela fragilise les Etats lesquels légitimement cherchent à se prémunir même au prix d’un renoncement doctrinaire. Le retour du bon vieux capitalisme avec un Etat interventionniste mais pas dirigiste ou la soupe populaire, il faut choisir car ce sont là les termes de l’alternative qui opposent les deux camps.
Un nouvel ordre global, mirage ou réalité ?Conscients de la différence de sensibilité de leur solution les pays du G20 veulent ménager l’Amérique. Ils acceptent de traiter dans un premier temps avec son président sortant. Prévenants, ils n’entendent pas gâcher l’Etat de grâce du nouvel élu et acceptent de re-convoquer le G20 à la fin du mois de février. La sensibilité «Démocrate» du président Obama est jugée comme un atout pour valider un traitement «étatiste» de la crise. Ce n’est pas gagné d’avance de faire renoncer l’Amérique au crédit facile sachant que c’est son arme contre le creusement des inégalités de revenus au sein des classes moyennes. Comment envisager l’Amérique réagir à l’interpellation du FMI quant aux déficits jumeaux. Elle renoncerait d’un coup à deux mécanismes précieux qui lui procuraient la paix sociale et un ressort de prospérité.
Difficile à admettre. De plus, le président Obama dans une esquisse rapide d’un plan de relance entendait engager des dépenses d’infrastructure à l’effet de soulager le marché de l’emploi et projette d’indemniser les chômeurs et autres catégories socialement défavorisées. Il n’a pas à proprement parler, évoqué un plan de sauvetage en faveur de l’industrie américaine. Le sommet de Washington laisse planer l’espoir d’un plan d’action en profondeur capable de juguler la crise et d’humaniser le système. L’opinion internationale est tenue en haleine et attend de voir émerger un nouvel ordre global. Court-elle vers une nouvelle déconvenue ? S’il refusait la douleur d’accoucher d’un nouvel ordre global le Sommet de Washington projetterait l’économie mondiale dans la douleur encore plus vive de la dépression ce qui pourrait peser lourdement, plus tard sur la paix dans le monde.
- Source http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id...
14.11.2008
La politique monétaire face à la crise
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Il nous a semblé opportun de vous faire part d'un cycle de conférences organisée en collaboration avec une association aux sensibilités favorables aux notre; Les Cercles Penser Libre. Le mercredi 19 novembre 18 H;
et le vendredi 21 novembre à 18H;
Librement, ### Liberté Chérie Aix-Marseille est un comité régional de l’association fédérale Liberté Chérie. Pour rappel, Liberté Chérie est une association loi 1901, non subventionnée et totalement indépendante de tout parti politique, qui a pour vocation de faire la promotion des idées libérales au sein de la société civile. Liberté Chérie s'est illustrée depuis sa création en 2001 par l'utilisation de méthodes jusque-là réservées aux syndicats pour se faire entendre : les contre-manifestations. Les plus réussies sont celles de Paris en 2003 lors de la réforme des retraites, de Marseille en 2005 lors du conflit de la RTM et les quatre contre-manifestations de Paris en 2006 lors du blocage des facultés. Liberté Chérie écrit également de nombreux articles et argumentaires visant à donner un éclairage libéral sur l’actualité et organise des conférences tous les mois dans différentes villes de France. |
13.11.2008
Récession : le gouvernement doit prendre des mesures d'urgence
Six mois après l'alerte lancée par le Cerf (1), l'enquête de la Banque de France* publiée le 10 novembre confirme le resserrement du crédit : cette étude révèle que depuis le mois de juillet 77% des banques ont déjà durci leurs critères d'attribution de crédits aux entreprises et les perspectives pour la fin 2008 ne sont guère meilleures. Il apparaît aujourd'hui que ce phénomène est une des principales causes de l'augmentation des défaillances d'entreprises.
Six mois pendant lesquels les banques ont systématiquement démenti avoir fermé le robinet à liquidités et tentent par tous les moyens de reconstituer leurs marges.
Six mois pendant lesquels les « représentants officiels » des entreprises se sont tus et n'ont pas expliqué aux pouvoirs publics que les TPE-PME étaient en grand danger.
Six mois pendant lesquels la démocratie sociale a de fait été en panne.
Six mois enfin pendant lesquels les mesures appropriées n'ont pas été prises pour amortir la crise économique et financière.
Aujourd'hui, tous les économistes sont d'accord pour dire que nous sommes entrés durablement en récession. Le FMI annonce même pour 2009 la pire récession depuis 1945. Il y a donc urgence à agir sur la trésorerie des entreprises pour éviter une envolée des défaillances. Le Cerf demande ainsi au gouvernement d'annoncer le report et l'échelonnement de la TVA due au 17 novembre.
Concrètement, les entreprises qui en auraient l'utilité pourraient mobiliser ces fonds sur simple déclaration au Trésorier payeur général. Celui-ci appliquerait alors le taux du crédit en attendant que les banques fassent la démonstration de leur capacité à mettre en oeuvre la politique de soutien aux PME voulue par le président de la République. Les sommes ainsi prêtées aux entreprises bénéficieraient de la garantie de l'Etat : ce fond serait alimenté par les 17 milliards d'euros débloqués au mois d'octobre par le gouvernement pour le crédit aux entreprises.
Le Cerf le répète : ce sont des mesures simples et rapides à mettre en oeuvre qui auront les effets immédiats les plus efficaces pour permettre aux entreprises les plus fragiles de surmonter cette période de récession et éviter une baisse trop brutale de l'activité, synonyme d'envolée du chômage et d'aggravation des déficits publics.
Prud'hommes, votez pour les listes soutenues par le Cerf
ou pour les listes indépendantes
(1) Communiqué du 23 avril 2008 - Crise des subprimes : danger TPE
http://www.lescreateurs.org/080529-defaillances-dentrepri...
* Enquête de la Banque de France réalisée auprès de 12 établissements financiers représentant 65% du marché du crédit aux entreprises les 7 et 10 octobre dernier.
Si vous voulez soutenir les actions du Cerf, adhérez !
Cotisation 30 euros à l'ordre du Cerf.
Parce que nous sommes des millions, nous serons entendus !
Créateurs d'emplois et de richesse de France (Cerf)
1ère plateforme de représentation des Très Petites Entreprises - Association loi 1901
24, avenue Gabriel - 75008 Paris - Tel : 09 51 74 23 73 - Fax : 01 40 99 93 23 - www.lescreateurs.org
Nous écrire : cp@lescreateurs.org
Message envoyé par Créateurs d'emplois et de richesse de France (Cerf) :
12.11.2008
Crise
Franck Biancheri, président de Newropeans explique la position de Newropeans sur la crise financière, le traité de Lisbonne et la culpabilité de nos élites politiques actuelles! Le think tank LEAP/E2020 dont il est directeur de recherche a été le seul a anticiper la crise voici plus de deux ans (durée 8') - Conférence Newropeans à Rome le 24 octobre 2008 - Traité de Lisbonne, crise financière et trahison des élites
08.11.2008
Faut-il un nouveau Bretton Woods ?
05.11.2008
Rompre avec l’ignorance et la prétention pour retrouver le bon sens, la compréhension et l’humilité
Fort heureusement, la « crise » remet les idées en ordre et les hommes en place. Elle aura révélé les incompétences, les irresponsabilité s, les corruptions, les complicités, les privilèges, les spoliations.
C’est ce qu’a fort bien illustré le discours du Président prononcé à Annecy. « La crise aura mis fin à l’idéologie de la dictature des marchés et de l’impuissance publique ». Cette profession de foi traduit à la fois l’ignorance et la prétention des chefs d’Etat, et particulièrement du nôtre. Je suis donc heureux que l’on en finisse avec ces élucubrations. Puisse en effet la crise mettre fin à la dictature de l’ignorance et à l’impuissance de la prétention !
Tout d’abord, je ne vois pas en quoi l’idéologie de la dictature des marchés serait aujourd’hui dominante. Bien entendu, la crise a permis aux vrais coupables de mettre en accusation, pêle-mêle, Reagan, Thatcher, Friedman, Hayek, les économistes de Chicago, les financiers de Wall Street.
Ecoutons Michel Rocard :
"Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c'est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l'avidité, la voracité humaine s'exprimer librement."
Il est établi que la crise n’a pas pour origine le marché mais bien la politique monétaire de la FED, et surtout les manœuvres politiques du parti démocrate qui a inventé les crédits hypothécaires à discrimination positive : priorité aux minorités insolvables grâce à l’intervention de Fannie et Freddy, ces braves agences garanties par l’État fédéral (et créées dans la ligne du New Deal, réanimées pour raison électorale par Bill Clinton). Elles ont bien renvoyé l’ascenseur en devenant les fidèles soutiens des démocrates, arrosant copieusement les gens du Congrès (Obama en tête). Voilà sans doute où étaient l’avidité et la voracité.
Mais on ignore sans doute cela en hauts lieux élyséens. Monsieur Guaino ne le savait pas quand il a fait le brouillon du discours d’Annecy. On ne sait pas non plus que tous les déséquilibres imputés au marché sont les sous-produits des interventions étatiques. Il n’y aurait pas à subir les crises pétrolières s’il n’y avait pas l’OPEP. Il n’y aurait pas de paradis fiscaux s’il n’y avait pas d’enfers fiscaux. Il n’y aurait pas de panne du crédit si l’épargne n’était pas matraquée. Il y aurait création d’emplois si la liberté du contrat de travail n’était pas entravée. Il y aurait des retraites confortables si l’on acceptait la capitalisation. Il n’y aurait pas de violences ni de carences scolaires si on en finissait avec le monopole de l’Education Nationale et des syndicats d’enseignants. Peut-on l’ignorer ?
Quel est le terrorisme intellectuel qui s’est installé chez nous depuis un demi-siècle au moins ? De quoi nous parle-t-on chaque jour, sinon de Grenelle, de développement durable, de droit au logement, de fonds souverains, de dumping social ? L’idéologie dominante est-elle celle de Friedman, ou celle de Keynes, du New Deal, d’Al Gore et de Marx relooké ?
Non seulement le Président ignore, ou feint d’ignorer, ce qui se passe réellement sur la terre, mais il ignore, ou feint d’ignorer, ce que dans le passé l’humanité a dû au marché. Bien avant qu’Adam Smith ait expliqué ce qui faisait la richesse des nations, depuis des siècles, au milieu des guerres qui étaient toujours liées au pouvoir des rois et seigneurs et ruinaient le bon peuple, les hommes avaient compris que leur progrès était dans l’échange, dans le service mutuel. Ils avaient perfectionné les systèmes de contrat, les monnaies, les instruments de crédit, les marchands avaient organisé le commerce mondial. Le marché, c’est la liberté de choix, c’est la compréhension entre les peuples.
Tout l’inverse du recours à la contrainte, raison d’être de la société politique. Quand on nous annonce le « retour du politique », on doit traduire : retour du nationalisme, retour des conflits, choc des civilisations, et pour la vie quotidienne moins de pouvoir d’achat, moins de choix, plus d’impôts, plus de réglementation, plus de police fiscale (car la police qui protège contre les criminels est en panne).
Il est vrai que ces considérations vulgaires ne sont pas à la mesure d’un personnage universel et intemporel. Le président a la prétention de refonder le capitalisme, de reconstruire le système monétaire et financier international, de doter la mondialisation des institutions dont elle a besoin. Il doit s’empresser pour accomplir cette immense mission : George BUSH ne pourra faire partie de son équipe, et OBAMA va certainement vouloir prendre la commande des sommets mondiaux. En janvier prochain, Vaclav KLAUS sera président de l’Union Européenne, avec des vues totalement opposées. Qu’à cela ne tienne : Nicolas SARKOZY déclare au Parlement Européen qu’il pourrait bien prolonger son mandat, il aurait en charge la direction d’un gouvernement économique européen – qui n’existe pas dans la constitution de l’Europe (au demeurant non approuvée actuellement) et dont personne ne veut.
Je ne vois pas pourquoi les réalités se plieraient aux désirs d’un homme politique, si génial soit-il. Certes la France est le pays des 18 brumaire et des 2 décembre. Mais nous ne sommes déjà plus en France. Nous sommes dans une communauté mondiale, et la puissance de l’Elysée, en revanche, s’arrête aux frontières de la République Française.
A la différence de 1791 et la suite, nous ne pouvons prétendre exporter dans le monde entier des valeurs qui apparaissent aux yeux des autres comme des contre-valeurs. La prétention de changer le monde est cette « présomption fatale » qu’ HAYEK dénonçait naguère. La prétention est de plus ridicule quand elle se double d’impuissance.
Voilà tout ce que la crise devrait apprendre aux Français, et aux autres : oui, on doit rompre avec l’ignorance et la prétention pour retrouver le bon sens, la compréhension et l’humilité.
Jacques Garello
Le 27 octobre 2008
L’âge de la retraite
Le gouvernement propose de laisser la liberté aux individus de travailler jusqu’à 70 ans. Evidemment, cette mesure fait hurler la gauche étant donné que la gauche doit s’opposer par principe à tout ce que pourrait proposer le gouvernement. Mais elle s’oppose comme toujours sur le registre de l’émotion et du populisme plutôt que sur celui de l’analyse et de la réflexion.
Car il y a certes quelque chose de très critiquable dans cette mesure. C’est le fait de se retrouver affilier de force à un régime général qui détient la possibilité – que lui confère son pouvoir de monopole – de changer les règles du jeu en cours de partie, les cotisants n’ayant pas la possibilité de sortir du système pour faire jouer la concurrence. Imaginez une banque modifiant les termes de votre crédit immobilier sous le fallacieux prétexte que les taux d’intérêt auraient augmenté : « madame, monsieur, au lieu de nous rembourser pendant 15 ans, il faudra payer pendant 20 ans pour obtenir la même maison… ».
Mais cela, la gauche n’en parle même pas. Elle voudrait que le gouvernement réalise l’impossible : maintenir voir baisser l’âge de la retraite sans toucher aux principes du système par répartition. Dans le cadre du système de répartition, qui suppose un certain rendement « biologique » (c’est-à-dire plus précisément un renouvellement des générations actives), soit on augmentera les cotisations (augmentation des charges qui pèsent sur le coût du travail), soit on diminuera les droits à la retraite, soit il faudra augmenter les années de cotisations tant que la démographie active ne sera pas redressée.
Par ailleurs, nombreux sont les opposants qui arguent du fait que les « vieux » prennent des emplois aux « jeunes ». Mais si cette proposition avait un gramme de vérité, alors il faudrait considérer que les femmes prennent la place aux hommes et que les étrangers prennent les emplois des nationaux, ce qui reviendrait à cautionner les thèses sexistes et racistes de l’extrême-droite. De toute façon, cela est économiquement faux dans la mesure où le travail appelle le travail. Ce sont dans les pays où la population active, où la base active, est la plus faible, que le taux de chômage est le plus important. Le travail créé le travail tandis que le partage du travail constitue un rationnement qui n’est en fait qu’un chômage déguisé.
Enfin, le dernier argument consiste à dire que l’allongement de l’âge de la retraite est un non-sens alors que les séniors ont déjà du mal à trouver du travail. Mais si les séniors ont des difficultés à s’insérer sur le marché du travail lorsqu’ils perdent un emploi, c’est justement parce que le couperet de l’âge de la retraite dissuade les employeurs. En baissant l’âge de la retraite, on fragilise les séniors en les rendant « inemployables ».
Jean-Louis Caccomo
Perpignan, le 4 novembre 2008
04.11.2008
TOCQUEVILLE MAGAZINE
TOCQUEVILLE MAGAZINE
LE FLASH
(A diffuser largement)
LUNDI 3 NOVEMBRE 2008
SARKO-SOCIALO
L’observateur le plus attentif, et même s’il est par nature sympathique à Monsieur Sarkozy, est obligé de constater que toute sa vie
publique le président actuellement provisoirement en vigueur a servi la gauche et quelquefois la gauche extrême.
L'habileté suprême fut d’adresser des clins d'oeil appuyés vers la droite et de faire croire le contraire, en prétendant que la fatalité
l’empêchait de suivre son électorat. C'est la raison pour laquelle les espoirs fabuleux que la France pouvait nourrir après son élection son
partis complètement en fumée.
Pour illustrer le propos, on peut citer la consolidation et l'extension des droits opposables, cette machine tout à fait redoutable qui conduit
à une obligation du socialisme, puisque l'État se condamne juridiquement à intervenir dans une foule de domaines qui devraient être
laissés au marché. Le droit au logement opposable en vertu de la loi Dalo entrée en application le 1er janvier 2008 est l’un d’entre eux.
L'on parle déjà de nouveaux droits opposables à créer comme le droit opposable aux crèches et tout récemment le droit opposable a l’économie numérique annoncé en fanfare.
Dans un autre domaine, citons la politique industrielle qui se déploie avec l'intervention de l'État dans des affaires purement privées comme
les problèmes d’Arcelor Mittal en Lorraine ou ceux de Michelin. Au titre de la marche forcée vers le socialisme, il faut ajouter le blocage
des loyers. alors que la France sort péniblement de la loi de 1948.
Mentionnons un nouveau droit de préemption accordé aux maires ; jusqu'à présent les maires avaient un droit de préemption à exercer lors des achats immobiliers, ce qui est très déjà une anomalie destructrice du marché du logement. Maintenant, sous prétexte de leur donner le droit de veiller sur les changements de fonds de commerce, ils ont un droit de préemption sur les baux commerciaux : c'est une nouvelle atteinte grave aux droits de propriété.
L'État dans le désordre coutumier continue, comme avant, à dépenser à tout va et dans le monde entier avec en conséquence le dérapage de
l’endettement et la création d’une multitude de nouveaux impôts.
La crise financière et économique dans laquelle nous nous enfonçons et dont le président est pour une grande part responsable lui donne
l'occasion nouvelle et unique de montrer sa préférence pour le socialisme. Les commentateurs de la presse « officielle », dont on
connaît l’hostilité à l'économie de marché, le poussent dans ce sens ainsi que les énarques qui forment sa cour et les socialistes qu'il a
mis aux commandes d'un certain nombre de ministères.
Citons simplement quelques faits.
Par exemple, il affirme ces temps-ci que tous les espoirs pour l’emploi reposent sur la croissance. Tout récemment, on a entendu sur la radio
gauchiste connue, France-info, qu'en dessous de 1,5 % de croissance rien ne pouvait être espéré et que l'économie et donc l’emploi
s'amélioreraient à partir de 3 % de croissance. C'est un raisonnement tout à fait faux. La croissance ne crée pas forcément d'emplois et,
même, l'on peut affirmer qu'elle risque de ne pas en créer du tout : elle permettra encore plus aux industriels et aux commerçants de se
délocaliser si jamais il trouvent un peu d'argent pour payer le prix d’une délocalisation. La seule façon de lutter contre le chômage et de
développer l’économie est de libérer la France du poids insupportable des impôts et règlementations, sans oublier un certain nombre de
dispositions meurtrières du code du travail : la croissance serait un effet et non une cause.
Le 30 octobre 2008 au matin, les députés, malgré les protestations de certains d'entre eux et sur instruction de l’Elysée, ont décidé le
rétablissement de la prime transport que les sénateurs voulaient supprimer. C'est une prime qui oblige les chefs d'entreprise à s'occuper
des transports de leurs employés en y contribuant ; le raisonnement mensonger est que de cette façon les employés trouveraient des formules du type covoiturage, ou transports en commun, alors que ces employés doivent être libres de choisir le moyen de transport qui leur convient.
Pour ajouter au comique, il sera inclus dans la prime transport l'abonnement au vélolib : cela ne s'invente pas. Personne ne parle du
flot de contentieux qui va déferler si un accident se produit grâce au vélolib sur le trajet du travail, comme malheureusement il s’en produit
beaucoup.
Autre invention tout à fait récente : 200 000 hauts fonctionnaires seraient payés au mérite. C'est en fait le signal d'une nouvelle augmentation de ces fonctionnaires ; pour que ce ne soit pas le cas, il faudrait que les bénéficiaires voient leur salaire fixe réduit au moins en proportion de l'espoir de la prime au mérite. En outre, dans cette troupe immense de hauts fonctionnaires, il en est beaucoup qui sont occupés à des tâches tout à fait inutiles quand elles ne sont pas négatives et destructrices de l'économie. Il faut, non pas les conduire à mieux travailler mais supprimer purement les tâches auxquelles ils se consacrent abusivement.
Chemin faisant la perspective de nouveaux impôts se confirme, comme la taxe sur les revenus du capital qui, à due concurrence, va de nouveau chasser des capitaux hors de France.
Le désordre dans les contrats de travail va se poursuivre. Qui peut dire aujourd’hui le nombre exact de contrats de travail possibles, tous
pièges à réglementations diverses, contradictoires et coûteuses ?
Essayons d’en énumérer quelques uns sauf erreur et ommission : Travaux d'utilité collective, contrat de réinsertion en alternance, contrat de
retour à l'emploi, contrat emploi-solidarité , contrat emploi consolidé, contrat initiative-emploi, contrats emploi ville, emploi jeune, contrat
d'avenir, civis-association, civis-accompagnemen t vers l'emploi ou civis-régional, civis-création d'entreprise, contrat accompagnement emploi,
contrat soutien emploi jeune en entreprise, stages d'insertion et de formation à l'emploi individuel, stages d'insertion et de formation à
l'emploi collectif, service militaire adapté, contrat d'apprentissage, contrat de qualification, contrat d'adaptation, contrat d'orientation,
contrat de professionnalisation… .
Une nouvelle promotion des contrats aidés va prendre place ; or ce ne sont que de faux emplois publics ou quasi publics. Est prévue aussi
l’extension du contrat de transition professionnelle (CTP). La jungle s’épaissit.
Terminons par la cérémonie plutôt ridicule qui a eu lieu à l'Élysée le 30 octobre 2008. Le président a invité préfets, trésoriers payeurs
généraux et banquiers pour l'écouter sur les mauvaises chaises de la salle des fêtes du « château ».
Les deux premières catégories d'auditeurs étaient conviées pour mettre en tutelle la troisième catégorie.
Il n'avait pas été demandé aux préfets de revêtir leur bel uniforme ; cette omission doit être due aux services de communication abusifs de
l'Élysée qui ruinent l’économie par leur existence même. Ils ont, sans doute, estimé que la vue des uniformes pourrait provoquer des états
d'âme chez les banquiers déjà malmenés ! En effet, les préfets furent chargés officiellement par le président de donner des coup de fouet aux
banquiers récalcitrants. Tout le monde sait que rien ne va se passer ; on ne voit pas le préfet agir vis-à-vis des agents d’une banque
nationale alors que ces agents sont tenus par leur contrat de travail de respecter la politique de leur direction générale. Il faudra donc des
sortes de super-préfets pour fouetter les directions générales des banques à succursales.
Le président, d'ailleurs, a avoué tout de suite l'inutilité de la réunion puisqu'il a annoncé la création d'un poste central de surveillance des banques sous forme d'un médiateur du nom de René Ricol. Il devra sans doute s’armer d’un fouet dans le quartier de la défense.
C’est juste le contraire de ce qu'il faut faire puisque c'est l'amorce d'une grosse administration : on ne voit pas un seul médiateur avec une
gentille secrétaire surveiller des utilisations de milliards d'euros.
L’on annonce déjà dix collaborateurs !
La deuxième catégorie de personnages était représentée par les trésoriers payeurs généraux. Ils devaient bien rire sous cape, car ces
TPG avec d'autres catégories comme les conservateurs des hypothèques sont célèbres dans le monde entier pour la richesse indue récoltée dans leurs fonctions. Ainsi que beaucoup d'autres, ils sont directement responsables de l'écroulement de l'économie française ; il est facile
pour un économiste de montrer que cet écroulement est relié à cette richesse indue par de multiples fils aussi solides et invisibles que
des fils de soie.
Restaient les banquiers, qui ont dû écouter bouche bée et sagement assis ce qui les menaçait avant même le péché éventuel que peut-être ils
ne commettront pas. Le président toujours fidèle à son orientation gauchiste avait devant lui la vue du beau parc de l'Elysée. Il n'a pas
ouvert la fenêtre, la seule fenêtre qui pourrait guérir à grande vitesse l'économie française en faisant bondir les investissements et les emplois
: la fenêtre de la liberté.
Michel de Poncins
Il faut organiser la banqueroute du système financier actuel
Jacques Cheminade : "Il faut organiser la banqueroute du système financier actuel"

De plus en plus de responsables politiques réclament la tenue d'un nouveau Bretton Woods. Jacques Cheminade n'a pas attendu la crise financière pour appeler à une refondation complète du système financier international. Dès le milieu des années 90, cet énarque dissident, candidat en 1995 à l'élection présidentielle, pointait du doigt le risque de désintégration du système actuel. Le président de Solidarité et Progrès nous livre son analyse de la situation et les remèdes qu'il juge indispensables pour éviter un effondrement de l'économie mondiale.
Capital.fr : Pourquoi le système est-il aussi gravement malade ?
Jacques Cheminade : Nous subissons aujourd'hui les effets de la dérégulation financière mondiale entamée en 1971 avec la fin de la convertibilité du dollar en or. Cette décision a sonné la fin de l'ordre monétaire international mis en place à la fin de la seconde guerre mondiale lors de la conférence de Breton Woods. Et cela a ouvert la voie à une spéculation financière de plus en plus folle. Dans les faits, l'émission de monnaie a été abandonnée aux banques et aux compagnies d'assurance qui ont créé des liquidités à tout va. Cela a abouti à la création de capital fictif, c'est-à-dire ne correspondant à rien dans l'économie réelle. La politique de taux d'intérêt très bas des banques centrales, l'utilisation massive de produits dérivés, la titrisation des crédits, l'usage excessif de l'effet de levier et l'absence de réglementation des marchés financiers ont contribué à des prises de risques inconsidérées et à l’apparition d'une bulle financière sans précédent à l’échelle du monde qui a éclaté et n'a pas fini de se dégonfler.
Capital.fr : Les centaines de milliards injectés ne suffiront donc pas à résoudre la crise…
Jacques Cheminade : Les efforts déployés par les gouvernements occidentaux pour sauver le système actuel seront aussi inutiles que de réordonner les chaises sur le pont du Titanic. Les pouvoirs publics ne font qu'ajouter de l'argent à l'argent. Les sommes versées au frais du contribuable vont peut-être soulager la sphère financière à court terme mais ne résoudront pas le fond du problème. D'une part la confiance entre les acteurs du système a disparu et ensuite beaucoup d'emprunteurs ne pourront jamais rembourser leurs dettes. S'il l'on ne change pas profondément les règles du jeu, le monde ne pourra éviter une récession d'une ampleur historique.
Capital.fr : Quelles répercussions craignez-vous ?
Jacques Cheminade : Après une phase de déflation due à l'effondrement de l'économie réelle, le véritable danger est l'hyperinflation, les acteurs économiques perdant foi en la valeur de l'argent. Les Etats seront obligés de recourir à une politique d'austérité sociale à cause de la chute de leurs recettes. Face à des populations prises à la gorge, les autorités pourraient restreindre certaines libertés pour sauvegarder l'ordre public. Le risque de déstabilisation du régime chinois sera particulièrement élevé lorsque les exportations de ce pays ne trouveront plus de consommateurs solvables en Occident.
Capital.fr : Quelles solutions proposez-vous pour éviter un tel scénario catastrophe ?
Jacques Cheminade : Le monde a besoin d'un nouvel ordre financier et monétaire qui soit établi d'un commun accord entre toutes les grandes puissances, donc sans exclure ni la Russie, ni la Chine ni l'Inde. Tout d'abord, il faut organiser la banqueroute du système actuel en faisant le tri entre les bonnes créances, celles liées à l'économie réelle, et les mauvaises créances, liées aux actifs toxiques. Ces dernières seront liquidées, seules les premières devront être remboursées. Ensuite, il est indispensable d'empêcher la spéculation sur les devises en mettant en place des taux de change fixe. Les gouvernements souverains, qui sont les seuls garants des intérêts des peuples, doivent reprendre le contrôle de leurs monnaies et donc des banques centrales. Enfin, il faudra émettre du crédit productif public. Des emprunts à très long terme et à faible taux d'intérêts pourront ainsi être débloqués pour financer de grands projets d'infrastructures et investir dans la recherche fondamentale. Bref, il ne s’agit, ni d’une solution technique ou technocratique, ni d’un arrangement entre diplomates. La nouvelle règle du jeu ne peut qu’être la conséquence d’une volonté politique, redonnant priorité au travail humain et à la justice sociale, ce qui implique un combat à mener contre l’oligarchie financière implantée à Londres et à Wall Street.
Propos recueillis par Guillaume Dubois et Adrien Desoutter
Source : http://www.capital.fr/actualite/default.asp?source=FI&...
01.11.2008
Crise: éviter "une présence permanente de l'Etat" dans les entreprises (Novelli)
30 oct 2008 (AFP) -
L'intervention des pouvoirs publics pour soutenir l'économie est "légitime" mais elle ne doit pas se traduire par une "présence permanente" de l'Etat dans la marche des entreprises, a dit jeudi le secrétaire d'Etat aux PME, Hervé Novelli .
"Il faut veiller à ce que l'intervention légitime, indispensable, des Etats pour éviter l'effondrement (de l'économie) ne se traduise par une présence permanente de l'Etat dans la marche des entreprises", a-t-il déclaré, en marge de la présentation du bilan touristique de la période estivale en France.
"On a connu cela: ça s'appelle le Crédit Lyonnais et on a vu ce qu'il en était advenu", a-t-il ajouté.
Privatisé en 1999, le Crédit lyonnais a accumulé des pertes abyssales alors qu'il était contrôlé par l'Etat français. Selon un rapport parlementaire, la banque avait notamment perdu 6,8 milliards de francs en 1993 et 12,1 milliards en 1994.
Face à la crise financière, de nombreux Etats occidentaux sont récemment venus au secours de banques en difficulté. En septembre, la Belgique, la France et le Luxembourg ont notamment apporté 6,4 milliards d'euros pour sauver la banque franco-belge Dexia de l'effondrement.
Revenant plus globalement sur les différents plans de soutien français, M. Novelli a estimé que "l'intervention de l'Etat était nécessaire pour rétablir le financement interbancaire".
"Elle a eu lieu et elle ne me pose pas de problèmes", a ajouté le secrétaire d'Etat, selon qui le libéralisme doit être doté de "règles".



