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sarkozy

  • Sauvez-nous ! Sauvez-vous !

    Le gouvernement précise qu'une fois de plus c'est Nicolas Sarkozy qui a sauvé le monde.

    Même que d'ailleurs Barack Obama lui-même l'aurait appelé pour le féliciter.

    Autre Français, autre paternité : si l'on en croit les socialistes, c'est Dominique Strauss-Kahn et son FMI qui ont tiré l'Europe du gouffre. Ou alors Jean-Claude Trichet et sa Banque centrale européenne.

    Que nenni, pour les Italiens, c'est Berlusconi qui aurait convaincu Angela Merkel, qui garde dans tous les cas de figure le mauvais rôle dans la tragi-comédie. D'ailleurs, elle a perdu ses élections.

    En attendant que l'histoire tranche sur la paternité du succès, on pourra retenir que l'Europe, les marchés financiers, et donc le monde, ont été sauvés par une enveloppe de 750 milliards, dont personne n'a évidemment le premier euro, puisque tout le monde est surendetté, mais qui confirme un dicton populaire bien connu : plus c'est gros, et mieux ça passe !

    Claude Guillemain

    http://www.reseauliberte.eu/

  • Les banquiers à l'Elysée

    Trop de bonus pour les traders, pas assez de crédits pour les entreprises et les ménages.

    Convoquées aujourd’hui à l’Elysée pour la septième fois en moins d’un an, les banques s’attendent à se faire taper sur les doigts.

    « Personne ne passera entre les mailles du filet », insistait Nicolas Sarkozy, évoquant le sujet ce week-end lors d’une conversation téléphonique avec son conseiller économique, Xavier Musca, énervé depuis la révélation au début du mois de la provision par BNP Paribas d’un milliard d’euros pour les bonus de ses traders et opérateurs de marché.

    Depuis, les banques sont en ligne de mire. « Il faut être catégorique, a affirmé Frédéric Lefèvre, le porte-parole de l’UMP, lors de son point presse de rentrée. S’il y a des banques qui ne jouent pas le jeu des mesures arrêtées au niveau international, il ne faut pas hésiter à ce que les autorités publiques ne travaillent pas avec elles. »

    Du côté des avancées concrètes, la marge de manoeuvre reste pourtant limitée. Les représentants des banques françaises étaient reçus à Bercy pour une « réunion préparatoire » de trois heures, au cours de laquelle la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a demandé aux banques de faire des propositions pour aller « plus loin ».

    Depuis février dernier, la France est en effet le seul pays à avoir un code contraignant en matière de rémunérations variables, une réglementation encore insuffisante pour certains qui voudraient obtenir un plafonnement pur et simple des bonus.

    Cette mesure est impensable pour les banques, qui crient à la distorsion de concurrence avec les établissements étrangers. La négociation devrait donc porter sur une précision du code existant, avec un contrôle renforcé dans l’attribution des rémunérations variables, au sein et à l’extérieur des banques.

    Deuxième point d’achoppement : en 2008, les banques s’étaient engagées, en échange du soutien public, à faire progresser de 3 % à 4 % en 2009 le crédit accordé aux ménages et aux entreprises. Une promesse loin d’être tenue puisque, selon la Banque de France, l’encours de crédit est en baisse de 0,4 % sur le premier trimestre de cette année.

  • Accueil dans les écoles en grève: Sarkozy annonce un projet de loi avant l'été

    Un projet de loi instaurant un "droit à l'accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l'été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l'éducation.

    "J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant.

    Au soir d'une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l'éducation, il a précisé: "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance".

    "Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

    "C'est l'Etat, en charge du service public d'Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d'accueil les jours de grève", a-t-il analysé.

    M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

    "Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

    Evoquant le service minimum d'accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l'issue de sa déclaration, qu'il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

    Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

    2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

    Le soir du 24 janvier, première journée d'expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

    Selon les syndicats, aucune discussion n'a été engagée depuis.

    Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l'accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

    Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.