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16.06.2008

Après le « non » irlandais, quel avenir pour le traité de Lisbonne?

Le référendum irlandais vient de rappeler une nouvelle fois la méfiance dont fait l'objet l'Union européenne. Mais il est difficile de voir une alternative au compromis trouvé dans le traité de Lisbonne.

Entretien avec Peter Hägel, politologue, maître de conférence à American University of Paris.

Comme interpréter le « non » irlandais ? Faut-il y voir la répétition des référendums de 2005, lorsque la France et les Pays-Bas avaient rejeté la Constitution européenne ?

A des degrés variables, l'opinion eurosceptique s'exprime dans tous les pays membres de l'Union, mais ses motivations changent d'un pays à l'autre. Rappelons que dans le cas français, le rôle déterminant était joué par le refus d'une Europe jugée trop libérale, tandis que le « non » néerlandais était porté par la critique des transferts communautaires et la peur d'un « petit » pays d'être dominé par les « grands ». Dans le référendum irlandais, le scénario a été encore différent : le « non » a mobilisé une coalition extrêmement hétéroclite, allant des catholiques conservateurs soucieux de préserver la pénalisation de l'IVG aux agriculteurs réticents aux changements annoncés de la politique agricole commune, en passant par des voix libérales comme le groupe « Libertas », soutenu par les milieux d'affaires de l'île, qui voit dans l'Union une menace contre la politique d'impôts bas menée par le pays.

Aucun traité au monde n'est capable de s'accommoder de critiques aussi différentes, voire contradictoires. Et le problème n'est peut-être pas là, mais dans la mobilisation des opinions positives : tous les sondages montrent que la majorité des citoyens d'Europe, en Irlande encore plus qu'ailleurs, soutient l'intégration européenne. Au lieu de se focaliser sur le camp du « non », les responsables européens devraient se demander pourquoi tant d'Européens choisissent de ne pas voter du tout ; en Irlande, le taux de participation n'était que de 53,4  %  ! De toute évidence, l'Union communique mal avec ses citoyens, qu'il s'agisse de rappeler les avancées réalisées que d'expliquer l'importance de ses traités.

 

Quel est le scénario le plus probable pour sortir de la crise actuelle ?

A l'exception de quelques eurosceptiques avérés – comme le président de la République tchèque Vaclav Klaus –, la plupart des leaders européens, en particulier les Britanniques, ont réagi en réaffirmant que le traité n'est pas mort et que la ratification devrait se poursuivre. Ils semblent vouloir dire que c'est l'Irlande qui doit maintenant trouver une solution – ce qui paraît frappé du coin du bons sens, étant donné qu'on voie mal une alternative au traité de Lisbonne. Par le passé, on sortait de l'impasse en trouvant des solutions particulières à des intérêts particuliers, comme dans le cas du Danemark en 1992, qui a obtenu une clause d'exemption sur l'adhésion à l'euro après avoir refusé le traité de Maastricht. Or, dans une Union à 27, cette voie-là n'est plus praticable ; le sentiment se répand qu'il ne faut plus tolérer la « tyrannie des minorités » : en l'occurrence, 862 000 Irlandais empêchent 500 millions de citoyens d'Europe d'avancer. Ce qui laisse penser que nous allons vers un nouveau référendum en Irlande. D'ici là, l'Union continuera de fonctionner avec le traité de Nice, qui ne lui laisse que peu de marges de manœuvre pour faire avancer des politiques européennes communes.

 

Si les motifs du « non » diffèrent d'un pays à l'autre, ils contribuent tous à empêcher l'« approfondissement » de l'Union. Est-il encore réaliste de vouloir poursuivre l'intégration politique ?

Si approfondissement veut dire construction d'une sorte d'Etats-Unis d'Europe, il semble effectivement que nous avons atteint une limite. Une Europe politique fortement intégrée était l'objectif d'une génération d'hommes politiques qui avait vécu la Guerre froide. Avec le temps et en raison de la diversité croissante de l'Union, cet objectif a perdu beaucoup de sa pertinence. Cependant, on oublie souvent que l'Union est déjà un système fédéral, dont les institutions parviennent à intégrer de nouveaux membres. Ses institutions peuvent certes être améliorées, et le traité de Lisbonne propose justement de régler un certain nombre de problèmes, notamment les mécanismes de prise de décision. Mais même si le traité finit par être adopté, dans quels domaines l'Union pourrait-elle faire vraiment mieux que les Etats pris individuellement ? A court et moyen termes, je ne vois pour ma part que la politique étrangère et la politique de sécurité. A cet égard, le traité de Lisbonne représente probablement le meilleur compromis entre la volonté de doter l'Union de plus grandes compétences et celui de préserver le pouvoir des Etats membres. Elle offre aussi des outils précieux pour renforcer la voix de l'Union sur la scène internationale.

Commentaires

Et tout ça, pourquoi ? (le referendum aborté)

C’est quoi ………….. l’Europe ?


Déjà que la France, c’est pas toujours très clair …. Au rythme des réformes, nous ne saurons bientôt plus comment on doit s’y prendre pour traverser une rue …. Feu rouge, orange, vert ???
C’est que ça bouge la France …. Nous avons de grands hommes pleins de ferveurs et d’allant qui taillent dans le gras double sans trop se préoccuper de savoir ce que les Français comprennent à leurs magouilles …..

Et puis, cerise plus grosse que le gâteau, il y a l’Europe.

L’Europe ….. vous ne voyez pas ?

Faut vous réveiller, braves gens ….. l’Europe est en marche et c’est elle qui prend le pas sur les lois nationales …. Si vous devez traverser au feu vert selon les lois Françaises mais que la loi Européenne impose de passer au rouge …. Vous doublez vos chances de vous faire écraser à vouloir changer de trottoir !!!!

Voilà ! C’est ça, l’Europe !

Prenons les politiciens d’un pays …. Ils ont encore un tout petit peu le souci de leurs élections …. Plus pour longtemps car le traité européen prévoit que les élus deviendront élus pour le reste de leurs jours et que leurs enfant ou petits enfants prendront leur succession … (mais ça, je ne vous l’ai pas dit …. Ça doit rester entre nous …… !!!)

Donc, je disais …. Des élus Français soucieux de leurs élections …. Ils votent, en France, une loi qui va dans le sens de l’électorat Français et qui prévoit que le piéton doit traverser au feu vert.

Bien ! tout va bien et les journalistes à la télé (Pernod-Ricard et gueule de bois) font leur travail et nous montre des films de gonzesses à moitié à poil qui traversent au feu vert (les gonzesses, c’est pour assurer l’audience, mais dans la vie, elles sont habillées, comme vous et moi !)

Bon ! tout va bien …. Nous ne le répéterons jamais assez …. TOUT VA BIEN !

Seulement voilà, la nana du ministre des contraventions et de la police de carrefour n’aime pas traverser au vert ….. elle, sa marotte …. C’est le rouge …. Elle s’habille d’ailleurs tout en rouge ….

Vous imaginez ce pauvre homme de ministre …. Tous les soirs au moment du tagadatsointsoin …..
« non, je veux que tu changes la loi, je veux passer au rouge …. !!!! »

Et voilà le ministre qui demande à ses conseillers ….
« Dites donc, les larbins, vous pourriez pas vous remuer un peu le cul pour trouver une solution pour contourner la loi ? «

Eux :
« Ben c’est qu’on est déjà très occupés à trouver un moyen pour couper le beurre et tiédir l’eau chaude, on peut pas être sur tous les fronts à la fois ….. !!!!! »

Le ministre (très irrité) :
« M’en fous ! laissez tomber le beurre dans l’eau chaude et occupez vous de mon feu ! »

Eux (en aparté) :
« dans l’fond, c’est pas con … suffit de récupérer le beurre à la petite cuillère … ! »

Trois mois plus tard, les larbins sont convoqués dans le bureau du ministre (il a l’air totalement hagard, il n’a pas vidé son poireau depuis trois mois et ça lui remonte jusqu’à la gorge ….) :
« Alors, mon feu rouge » hurle-t-il ! ?

Les larbins :
« Il faut proposer une loi au parlement Européen pour obliger toute l’Europe à passer au rouge ! on ne voit pas d’autres solution !!! »

Le ministre (…sentant monter en lui le proche soulagement …)
« Vite, tout de suite … »

Et hop ! quinze jours plus tard, dans le plus grand secret, une loi est votée à Bruxelles pour que les piétons s’engagent dans le couloir de la mort au feu rouge.

Bien entendu, comme personne n’est averti de ce changement de feu …. Le ministre est vite veuf de feue sa femme en rouge …. Qui était la seule informée de la loi Européenne.

Voilà, brave gens, à quoi sert l’Europe … et aussi à refiler des pots de vins aux élus et des bas de soie surfins à leurs épouses pour qu’elles ferment les yeux sur les call girls offertes aux élus pendant leur séjour coquin à Bruxelles ……

Bon, je ne vous dis pas tout … vous allez tous vouloir vous présenter ….. et les places sont rares et déjà réservées …..

Allez, et la bise à madame !!!!!!

Ecrit par : Yfig, laid, vilain et méchant | 16.06.2008

Il n'y a pas de pécaris au Kruger National Park, et "Kruger" s'écrit avec un seul "G"

Ecrit par : Claude Guillemain | 16.06.2008

Cher ami,

Je suis allé sur votre site http://yfig-en-chansons.hautetfort.com/ pour me rendre compte par moi-même de la qualité de vos écrits.

Je me permets de vous signaler quelques erreurs dans votre poème "Krugger Park".
- D'abord "Kruger" ne prends qu'un seul "g"
- Il n'y a pas de pécaris en Afrique du Sud, ce sont des phacochères
- Pour faire s'envoler une pintade, il faut vraiment être très proche d'elle et lui faire peur.

Quant à votre poème sur Deus polygame, j'avoue que j'en ai connu de meilleurs.

La prochaine fois que vous aurez envie d'écrire sur le blog d'un confrère, faites le ménage d'abord dans votre propre blog.

CG

Ecrit par : Claude Guillemain | 16.06.2008

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