24.10.2006

Discrimination

Ou comment une pratique humaine naturelle devient un crime aux yeux des collectivistes et des ingénieurs sociaux.

A son origine, le Club Méditerranée doit son formidable succès à son marketing touristique innovateur dans une industrie à l'époque balbutiante [1]. En effet, le Club avait comprit que, dans cette industrie comme dans les autres, il était périlleux de se tromper de cible et de mélanger des clientèles par nature hétérogènes. Cette observation est à l'origine de la multiplication des marques pour les biens de consommation ; et elle a donné naissance à la segmentation de clientèles dans les services. On peut juger la publicité nuisible et les marques inutiles mais leur existence démontre que les consommateurs ont un besoin d'identification et de distinction.

Pourtant, le Club Méditerranée a peu à peu abandonné ce positionnement sélectif qui a fait sa notoriété passée, entérinant une banalisation du produit touristique qui a aussi correspondu à une dévalorisation de la pratique touristique, dont le film « les bronzés » a popularisé les plus beaux (pires) clichés. Ce faisant, le groupe a compris récemment que cette stratégie n'était pas viable dans un secteur en perpétuelle mutation et qu'il était essentiel de reprendre en compte les aspirations des clients, revenant sur une pratique plus discriminante mais aussi plus valorisante. Puisque les gens aspirent à se différencier, les entreprises qui veulent se développer sont obligées de bien connaître leur cible de clientèle pour pouvoir écouler leurs produits. Les viticulteurs français, abrités par une protection illusoire, coulent aujourd'hui pour n'avoir pas compris ce principe élémentaire.

On ne s'adresse pas de la même manière à X ou Y. Ce n'est pas un jugement de valeur ; c'est un fait. Les économistes savent que les consommateurs se caractérisent par des préférences spécifiques, et que ces distinctions sont de plus en plus fines. Elles ne sont pas liées seulement à la catégorie socioprofessionnelle, l'âge ou le sexe. Chaque individu est unique.

Si les gens aspirent à se différencier et à ne pas se mélanger à l'aveuglette avec n'importe qui quand ils prennent des vacances, il est raisonnable de penser qu'ils auront les mêmes préoccupations et les mêmes réflexes dans le choix de leur domicile, de leur quartier de résidence, de l'école ou de l'université de leurs enfants.etc. C'est aussi par affinité (par sympathie aurait dit Adam Smith) qui se tissent les relations humaines qui font les liens sociaux les plus solides. Il est légitime que le créateur d'une entreprise choisisse avec qui il veut travailler de la même manière qu'un salarié choisisse son entreprise. Et il est périlleux d'imposer ce choix de l'extérieur, comme si un arbitrage était possible en dehors (ou au-dessus des acteurs concernés). A ce propos, l'imposition des 35 heures au secteur touristique français, au nom d'une vision de l'entreprise qui date de la lutte des classes, va finir de condamner un secteur qui est aujourd'hui déjà bien fragilisé par la mondialisation en cours.

Cessons de brandir au moindre prétexte les accusations de raciste ou de sexiste quand une décision d'autorité légitime n'arrange pas celui (ou celle) qui la subit. A force de dénigrer l'autorité naturelle (des parents sur les enfants, des patrons sur les salariés, du maître sur l'élève, des professeurs sur les étudiants...), on finit par briser le ciment spontané de l'ordre social comme le montre brillamment Rachid Kaci dans son remarquable livre [2]. Car cette aspiration naturelle choque nos ingénieurs sociaux et autres puissants démagogues pétris de ces diaboliques concepts collectivistes qui inspirent les programmes politiques de nos dirigeants actuels et futurs. Ces derniers, au nom de la mixité sociale, de la lutte contre la discrimination, ou de la peur du communautarisme, veulent forcer les populations à se mélanger à travers les plans d'urbanisation. Ils vont en outre imposer le choix des écoles (et des programmes) à travers la carte scolaire ; ils vont ensuite mélanger les touristes à travers le tourisme social. Dans ce contexte ambigu, les entreprises, qui par souci marketing intègrent la religion ou l'origine ethnique de leurs clients potentiels dans leurs pratiques commerciales, prennent aujourd'hui le risque d'être accusées de discriminations. Et l'on interdira bientôt la photo sur le C.V. pour éviter les pratiques discriminatoires à l'embauche.

Sans doute, devrais-je un jour consulter une haute autorité avant de choisir mes amis ? Mais rêvons un peu, si l'on empêcher les imbéciles et les hypocrites de faire des carrières politiques ? N'y a t il pas finalement des discriminations nécessaires et utiles ?



Jean-Louis Caccomo,

Perpignan, le 24 octobre 2006

http://caccomo.blogspot.com/



[1] Caccomo J.L., Solonandrasana B. [2006] L'innovation dans l'industrie touristique. Enjeux et stratégie. Deuxième édition, L'Harmattan, Paris.
[2] Kaci R. [2006] Lettre ouverte aux démagogues, Edition Broché, Paris.

22.10.2006

ATENÇÃO SEGURANÇA (Brasil)

 

DIVULGUE AO MÁXIMO DE PESSOAS POSSÍVEL
Se alguma vez você encontrar colado na sua porta ou portão (junto a campainhas, etc) qualquer autocolante com um destes símbolos, retire-os imediatamente, pois são utilizados por grupo de assaltantes que assim se comunicam entre si.

 

Brasil_Aten_o_Seguran_a_1_.doc

 

 

 

 

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21.10.2006

Le fédéralisme est un anti-communautarisme de proximité

Quand une personne qui n’a pas forcément un engagement politique arrive au stade ultime de créer un blog, c’est qu’elle estime que sa parole est confisquée.

La France est le pays où il y a le plus de blogs. On s’en réjouit. Mais cela révèle un manque, cela veut dire que les citoyens sentent que leur parole n’est pas écoutée.

Je suis non-résident en France, et pourtant je me sens investi d’une mission de sauvegarde de ce qu’est la France et l’Europe. Je mène des actions associatives et familiales, politiques et professionnelles en faveur des Français. Ce faisant, je m’inscris dans la logique normale et habituelle de milliers de personnes qui, en France, font de même et essayent, chaque jour, d’améliorer le sort de leurs compatriotes.
Je suis attaché à cet art de vivre ensemble qui caractérise la France et bien que Breton et militant du fédéralisme des régions françaises et européennes, je ne souscris pas au phénomène communautaire qui se développe en France et que l’on veut nous faire passer pour l’application d’une citoyenneté moderne, harmonieuse et j’en passe.... Oui, il y a une affirmation de communautarismes de plus en plus importante en France. Oui, c’est en France que cela se passe, en réaction et à cause de l’état jacobin centralisé.
Le communautarisme est l’aveu de faiblesse ultime de l’état centralisé et jacobin, et devient, petit à petit, un argument pour diviser la société en communautés qui seraient amenées à cohabiter ensemble. Comment, avec qui, pourquoi, ça on ne vous l’explique pas… Sans vouloir exagérer, on a vu vers quel destin le communautarisme a mené les populations des Balkans.
Ce phénomène de communautarisme est en opposition totale avec les valeurs d’un état fédéral et libéral, tel que je l’espère. Seul un état fédéral, fondé sur les Régions et les Pays de France peut être le rempart à la division des hommes selon leurs croyances, leurs superstitions et la couleur de leur peau.
Le fédéralisme est un anti-communautarisme de proximité, permettant l’échange d’informations, l’exercice des libertés démocratiques et la prise en compte de l’ensemble des populations, dans le respect mutuel d’une règle commune, établie contractuellement entre l’état fédéral et les fédérations régionales.
Claude Guillemain

20.10.2006

"Votez 2007" est ouvert aux seuls résidents français

Aujourd'hui, jeudi 20 octobre 2006, j'ai voulu voter pour le deuxième tour de l'élection présidentielle sur le site "Votez 2007".

A ma grande surprise, voici le message que j'ai reçu:

=Citation=

http://www.votez2007.com/merci.asp?mess=proxy

* VOTE IMPOSSIBLE *

LE SCRUTIN VIRTUEL DE VOTEZ2007
EST OUVERT AUX SEULS RÉSIDENTS FRANCAIS.


Si votre fournisseur d'accès se trouve hors de France, ou si vous passez par un serveur hébergé à l'étranger, nous ne pourrons malheureusement pas valider votre vote.

Cette mesure a été prise afin d'éviter la fraude qui permettait à des internautes mal intentionnés de voter plusieurs fois en passant par des serveurs relais hébergés à l'étranger.

Nous prions de nous excuser tous les français résidants à l'étranger qui votaient de bonne foi sur Votez2007 mais dans un souci constant de fiabilité de nos résultats, nous nous devions de prendre des mesures contre ce phénomène.

Merci de votre compréhension et de votre intérêt pour Votez2007.

 

=fin de citation=

Je n'ai pas à considérer les explications, d'ailleurs très certainement contestables, du site "Votez 2007". Je ne comprends pas comment ce site peut ainsi mettre à l'écart près de deux millions de Français vivant à l'étranger !

Si l'on veut que les Français expatriés s'inscrivent aux Consulats, participent aux votes organisés pour les Présidentielles, les référendums et les Conseillers de Français de l'Etranger (AFE), il faut commencer par les considérer comme des Français comme les autres et ne pas les rejeter ainsi d'un revers négligent de la main!

Claude Guillemain Avenida do Zimbabwe, 1248 Maputo - Mozambique

18.10.2006

Communauté française du Mozambique et du Swaziland

La communauté française du Mozambique et du Swaziland compte aujourd’hui environ 370 personnes (dont 352 habitent le Mozambique), dont une bonne majorité est installée dans chacune des capitales, respectivement Maputo et Mbabane.

Notre communauté est relativement jeune (la moyenne d’âge étant de 30 ans) et de nombreuses familles comptent plusieurs enfants. En termes d’activités professionnelles, l’éventail est assez large. On compte plusieurs représentants de sociétés, un certain nombre d’agents de l’Etat travaillant dans les services français, des compatriotes exerçant dans des représentations ou organisations internationales ou dans des organisations non gouvernementales, des enseignants, de jeunes volontaires internationaux ou du progrès, enfin un petit nombre de religieux.

L’année qui va s’achever a été marquée par trois événements importants : la visite officielle réussie du président Guebuza à Paris en juillet, qui avait été précédée un mois auparavant par le séjour de la ministre mozambicaine des affaires étrangères. Les entretiens entre les deux présidents ont été chaleureux. Le Chef de l’Etat mozambicain a pu également rencontrer, au cours d’un déjeuner, les entreprises françaises intéressées à investir ici. Les deux parties ont aussi signé, lors de cette visite, un document de partenariat qui fixe, pour les 5 ans à venir, les grandes lignes de notre coopération au développement en privilégiant deux secteurs : la santé et la préservation de l’environnement. Voilà quinze jours, enfin, le Mozambique a été admis comme membre observateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

We need you !

We need you! A message to French expats! http://www.alinternational.org/

 

16.10.2006

Le banquier des pauvres

medium_YUNUS_CONF_COPY.jpgC'est le principal banquier de son pays, le Bengladesh. Jamais, il n'a fait oeuvre de charité. Le mot solidarité ne fait pas partie de son vocabulaire. Il ne croit pas que l'État puisse résoudre le problème de la pauvreté qui touche la majeure partie des 120 millions de ses compatriotes. Il n'a aucune confiance dans les organisations non gouvernementales occidentales. Il croit que ce sont les pauvres qui doivent s'aider eux-mêmes pour s'en sortir. En tant que professeur d'économie, il défend devant ses élèves que le problème du sous-développement n'est pas créé par le marché, mais précisément par son absence. Il pense que les subventions et les subsides détruisent l'initiative et la dignité de ceux qui les reçoivent. Il a convaincu des centaines de guérilleros marxistes d'abandonner les kalachnikov en échange d'une participation dans Grameen Trust, la multinationale qu'il dirige et qui opère déjà dans plus de 60 pays. Des millions de Bengalis doivent de l'argent à son organisation. Ses techniques d'ingénierie financière ont été importées par les états-Unis. Il s'appelle Muhammad Yunus et il vient de recevoir le prix Nobel de la Paix.

1977. Les images d'enfants mourrant de faim au Bangladesh font la une des journaux télévisés du monde et la machinerie de la coopération et l'industrie de la solidarité se mettent en branle. Depuis cette date jusqu'à aujourd'hui, ce pays a reçu plus de 30 milliards de dollars. Bien sûr, il faut décompter le coût des rapports des experts et des consultants occidentaux, les salaires des centaines de conseillers installés dans le pays pour offrir leur aide et la valeur des biens d'équipements destinés à créer des infrastructures. Au total, 75% des 30 milliards. Par ailleurs on estime que les 25% restants ont été employés à rétribuer les experts, consultants, conseillers, fonctionnaires et politiciens locaux qui devaient décider de l'emploi de cette manne. Pas un seul dollar pour les gens !

1977. Comme chaque jour, après avoir exposé devant ses élèves l'élégante formulation mathématique de la théorie macro-économique, le professeur Yunus quitte l'université et rentre chez lui en enjambant les corps faméliques qui se traînent dans les rues. Son regard s'arrête un instant sur une femme qui, dans la pénombre d'un portail, à genoux, tresse des feuilles de bambou. Il s'intéresse à son travail. Cette femme lui raconte qu'elle fabrique des tabourets et que le bambou, la matière première, coûte cinq takas, somme qu'elle emprunte. Ce jour, le professeur Yunus découvrit qu'hors des auditoires universitaires la différence entre manger ou non, la différence entre la vie et la mort pouvait se quantifier en cinq takas, 22 cents centimes de dollars, à l'époque.

Le jour suivant, il fit une autre découverte : on peut fonder une banque sans aucune connaissance en finances. En sortant de son cours, il retrouva la femme, lui parla et lui avança l'argent pour le bambou. Il finit la journée en ayant prêté un total de 27 dollars à 40 personnes, des femmes en grande majorité, parias entre les parias. Ce jour naquit la Grameen Bank. Ensuite, Yunus se tourna vers la Fondation Ford, il exposa son projet et demanda un aval de 800.000 dollars pour le mettre en marche. On les lui concéda. Aujourd'hui, la banque prête chaque mois près de 40 millions de dollars, emploie 12.000 personnes et possède plus de mille bureaux. Mais sa manière de travailler n'a pas varié : considérer que les pauvres sont solvables. Il n'y a pas de paperasses. On ne signe pas de contrat. Personne ne fait appel aux tribunaux en cas de d'impayés. Le seul lien entre la banque et ses clients est la confiance. Et cela marche. La Grameen Bank a un taux de remboursement des crédits de 94%, un pourcentage qui la place au-dessus de toutes les banques du pays et dans la majorité de celles du reste du monde. Et on peut faire cette comparaison parce qu'il s'agit d'une entité qui agit selon une pure optique commerciale et de profit : elle touche des intérêts et tente d'achever ses exercices comptables en faisant des bénéfices. Mais surtout parce que, contrairement aux programmes d'aides traditionnels, cette banque considère que ce sont les gens eux-mêmes qui savent le mieux se qu'ils doivent faire avec l'argent emprunté et, dès lors, ne s'immisce pas dans leurs affaires.

Que dire de plus, sinon saluer ce prix Nobel qui récompense un original défenseur du libéralisme qui se situe à cent lieues de l'anti-capitalisme et le citer :

Il ne s'agit pas d'être contre, mais de proposer des solutions. Je ne suis pas contre la mondialisation. Je crois en la liberté de marché. Celui-ci n'est pas sale. Je suis persuadé qu'il peut favoriser l'émergence d'une génération d'entrepreneurs sociaux, plus intéressés par le bien-être collectif que par un jeu très personnel.

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