19.06.2008
Exit les langues régionales : la France au français !
En effet, les sénateurs ont voté à la majorité de 216 voix contre 103 un amendement demandant le retrait de la référence aux langues régionales dans l'article 1 de la Constitution.
Lorsque la diversité linguistique et culturelle est prônée dans le monde entier, la France est plus nationaliste que jamais. Il s'agit d'un des derniers pays en Europe à refuser de donner une place officielle aux langues régionales. À l'heure où la France est épinglée par les rapports internationaux sur son traitement des problématiques minoritaires, elle ne montre pas le visage d'un pays tolérant, bien au contraire.
Le texte prévoyant l'inscription des langues régionales dans la Constitution avait pourtant été adopté à la quasi-unanimité à l'Assemblée nationale, mais au Sénat la majorité UMP, ainsi que les communistes, les centristes, les radicaux et quelques socialistes ont voté un amendement demandant son retrait.
Déjà avant-hier, l'Académie française estimait que les langues régionales étaient un danger pour l'identité nationale, estimant que l'exclusivité du français était nécessaire dans un pays qui n'aime ni la langue anglaise, ni les langues régionales, ni certainement les autres langues dans la monde.
Doit-on en conclure qu'en France, le mot identité ne peut se prononcer qu'en langue française ? Ce vote du Sénat est au moins une belle preuve d'un jacobinisme farouche où la diversité n'a pas sa place. Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Occitans, Flamands, Bourguignons... doivent-ils se considérer comme des étrangers ?
A quoi joue-t-on à l'UMP ? La France a besoin de réformes profondes, de réformes structurelles, culturelles, politiques et économiques. Ce refus du Sénat est décidément de très mauvaise augure pour le succès des réformes que nous espérions. C'est à l'UMP de montrer l'exemple, de montrer le chemin de la modernité et des réformes.
Claude Guillemain
06:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langues régionales, charte, ump
24.03.2008
Novelli : "Réformons l'UMP en profondeur"
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/24/01002-2008032...
24/03/2008 | Mise à jour : 08:14 | Commentaires
Le président des Réformateurs demande que la sensibilité libérale soit prise en compte au sein du parti.
Hervé NOVELLI. Nous portons chacun à l'intérieur de l'UMP une part de responsabilité. Le parti n'est plus assez ce lieu de débat collectif, d'expression de la diversité des sensibilités et d'offensive intellectuelle contre la gauche qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy le présidait. Cette dernière lacune a été particulièrement criante aux municipales. Il y a eu trop peu de mobilisation nationale pour répondre à la campagne de la gauche sur le problème du pouvoir d'achat, qui est réel, ou sur le prétendu plan de rigueur qui allait suivre les élections.
L'UMP doit créer son propre espace pour aider, éclairer, voire devancer l'exécutif, comme elle le faisait depuis 2004. Les Réformateurs organiseront, le 6 mai, un grand « rendez-vous de la réforme » pour faire le bilan de celles déjà en vigueur, identifier celles qui doivent être engagées au plus vite et proposer leurs solutions pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République. Quand Nicolas Sarkozy présidait l'UMP, il faisait vivre le débat par des colloques ou même des votes en conseil national. Cela doit continuer et s'amplifier. Sous sa présidence, le parti était pluriel. Depuis dix mois, nous n'avons pas eu le temps de reconstituer ce climat, au risque d'apparaître comme exclusivement suiviste. Une UMP monolithique serait à la fois une trahison de l'histoire des familles qui ont fusionné pour la construire et un déni de la réalité actuelle, où les sensibilités qui forment l'arc de la droite au centre ne correspondent plus forcément aux anciennes appellations.
Non. Il ne s'agit pas de s'affronter ou de se diviser comme le font les socialistes, mais d'être le plus vivant possible et ainsi plus efficace dans l'opinion. Puisque nous réformons la France, réformons aussi l'UMP en profondeur. Au sommet, le partage des responsabilités n'est pas optimal. Je souhaite qu'il soit clarifié : au secrétariat général, la gestion quotidienne, et au Conseil national, l'organisation des débats. Je demande aussi que les sensibilités actuelles, dont la sensibilité réformatrice et libérale qu'avec d'autres je représente, soient intégrées dans les instances dirigeantes de notre formation et associées à sa gestion. Les Réformateurs sont puissants à l'intérieur du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mais ils me paraissent ignorés dans la direction du parti. Notre poids et, en conséquence, notre influence ne sont pris en considération ni par l'exécutif ni par le législatif de l'UMP.
La diversité de l'UMP est la condition de sa réussite à fédérer toutes les volontés du centre et de la droite. Si cette diversité n'était plus à l'ordre du jour, il faudrait le dire clairement et revenir à ce que la majorité a connu durant les vingt-cinq ans qui ont précédé 2002, c'est-à-dire aux anciennes familles politiques. Cherchons ensemble comment éviter ce retour en arrière, jalonné de tant de mauvais souvenirs.
15:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, réformateurs, libéraux, novelli
10.03.2008
BUG
Pendant quelques semaines, le monde avait retenu son souffle. La France revient ! Les français avaient enfin compris qu’ils devaient comme les autres pays entrer de plain pied dans le monde globalisé, sans complexe et sans crainte. C’était trop beau pour être vrai. Je ne sais si je dois continuer sur le registre de l'espérance ou revenir en résistance.
Evidemment, inutile d’insister sur le fait que, pendant ce temps, de scrutins en scrutins, d’analyses politiciennes en commentaires d’experts, de vagues bleues en vagues roses, les problèmes de fond qui emprisonnent notre pays dans une trappe à sous-développement ne sont jamais réglés.
17:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, droite, ump, modem, ps
12.10.2007
François Goulard (UMP ?) et Ludovic LASSAUCE (AL?) sont bien optimistes
Bien cordialement
10:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Goulard, UMP, Tests ADN, Mariani
20.04.2007
Résutats avant l'heure.....
Dimanche, la patience ne sera pas d’or chez les voisins francophones. Les médias suisses romands n'attendront effectivement pas 20h00 dimanche pour diffuser les estimations du premier tour de la présidentielle. Le magazine L’Hebdo annonce d’ores et déjà qu’il donnera des chiffres dès 18h30. De son côté, la Tribune de Genève déclare qu’elle mettra en ligne «en fin d'après-midi, les premiers résultats du premier tour».
Le Temps, quotidien édité à Genève, proposera également les premières estimations dans la journée de dimanche, sans attendre la fin de l'embargo français, correspondant à l'heure de fermeture des derniers bureaux de vote en France métropolitaine.
La télévision suisse romande (TSR) aura une envoyée spéciale à Paris qui donnera ses estimations en direct dès 19h. Les radios suisses d'informations, dans leur ensemble, relaieront aussi les premiers chiffres dans l'après-midi.
Les médias belges ont également annoncé qu'ils n'attendront pas non plus 20H00 pour diffuser des estimations des résultats du premier tour de l'élection.
La loi française interdit de publier avant la fermeture des derniers bureaux de vote les estimations réalisées par les instituts de sondage, qui sont susceptibles d'être disponible à partir de 18h30 françaises.
Communiquées aux partis politiques et aux rédactions, ces données sont soumises en France à un embargo strict de publication jusqu'à 20h00, sous peine d'une amende de 75.000 euros. En revanche, la loi française ne peut empêcher la publication de ces estimations dans les médias étrangers.
10:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, élections, sondages, Royal, Le Pen, Bayrou
11.03.2007
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy
Vous avez récemment déclaré, lors de votre discours à Caen le 9 mars 2007, que vous vous opposeriez à la charte européenne des langues régionales en disant: "Je ne veux pas que demain un juge européen puisse décider qu'une langue régionale doit être considérée comme langue de la République".
Evoquant le français, "l'âme de la France" et la richesse de ses langues régionales, vous vous êtes engagé à défendre la francophonie et promis de veiller à ce que le français soit la langue de travail dans les multinationales installées en France, et de vous battre pour qu'il continue d'être employé dans les instances européennes et à l'ONU. Vous vous êtes aussi engagé à vous battre "pour que soit généralisé partout en Europe l'enseignement de deux langues étrangères", "seule façon efficace" pour empêcher une hégémonie de l'anglais.
Permettez-moi de vous apporter la réponse de vos supporters fédéralistes bretons.
En ce qui concerne votre souhait de généraliser en Europe l'enseignement de deux langues étrangères, c'est ce qui se fait généralement, à l'initiative de l'Union Européenne: langue maternelle + deux langues vivantes étrangères. Et cela n'empêche en rien l'hégémonie de l'anglais.
En ce qui concerne votre refus de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales, pemrettez-moi de vous dire que vous faites fausse route.
Dans votre refus, je crois déceler un refus du communautarisme. Or, la reconnaissance de jure et de facto des langues régionales est un rempart efficace contre le communautarisme.
Peut-être avez vous perçu à tort les locuteurs des langues régionales comme un foyer potentiel de communautarisme ? Il n'en est rien. Les régionalistes, fédéralistes de France n'ont pas besoin d'être "communautaristes" pour exister, mais par contre ils ont besoin que l'on leur rende la parole qui leur a été confisquée. Les langues régionales, les cultures régionales, l'histoire de nos régions ont été confisquées, et les provinciaux que nous sommes sentent bien que leur parole n’est pas écoutée. D'où retour sur l'identité et la langue régionales.
Je suis attaché à cet art de vivre ensemble qui caractérise la France, je suis attaché à la langue française, je suis Breton et militant du fédéralisme des régions françaises et européennes, mais je ne souscris pas au phénomène communautaire qui se développe en France et que l’on veut nous faire passer pour l’application d’une citoyenneté moderne, harmonieuse et j’en passe.... Oui, il y a une affirmation des communautarismes de plus en plus importante en France. Oui, c’est en France que cela se passe, en réaction et à cause de l’état jacobin centralisé. Mais à qui la faute ?
Le communautarisme est l’aveu de faiblesse ultime de l’état centralisé et jacobin, et devient petit à petit un argument pour diviser la société en communautés qui seraient amenées à plus ou moins cohabiter ensemble Comment, avec qui, pourquoi, ça on ne vous l’explique pas… Sans vouloir exagérer, on a vu vers quel destin le communautarisme a mené les populations des Balkans.
Ce phénomène de communautarisme est en opposition totale avec les valeurs d’un état fédéral et libéral, tel que nous l’espérons. Seul un état fédéral, fondé sur les Régions et les Pays de France peut être le rempart à la division des hommes selon leurs croyances, leurs superstitions et la couleur de leur peau.
C'est pourquoi nous revendiquons un fédéralisme, conçu comme un anti-communautarisme de proximité, permettant l’échange d’informations, l’exercice des libertés démocratiques et la prise en compte de l’ensemble des populations, dans le respect mutuel d’une règle commune, établie contractuellement entre l’état fédéral et les fédérations régionales.
Pour toutes ces raisons, je vous prie de bien vouloir revenir sur votre première appréciation négative et vous montrer plus favorable à la ratification de la Charte Européenne des Langues régionales.
Claude Guillemain
Président de Breizh 2004
E-mail: claudeguillemain@yahoo.fr
Tel: +258 21 49 22 25
10:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, AL, libéraux, fédéralistes, langues régionales, charte des langues minoritaires







