07.03.2008

Nous ne sommes pas responsables de cette élection

Sabine Herold élue présidente d'Alternative Libérale
Alternative Libérale (Communiqués de presse) - Paris,France
L'équipe menée par Sabine Herold, cofondatrice et porte-parole d'Alternative Libérale, a été élue hier à la tête du parti avec 54% des voix des adhérents ...

Nous ne sommes pas responsables de cette élection.
Il ne faut pas baisser les bras.
Mieux vaut continuer à écrire (et à agir) en dehors d'AL. Pourquoi ne pas travailler avec les Réformateurs?
Claude Guillemain
"De ce que, pour sauver sa propre vie, cet homme cherche à ôter la vie à ses adversaires, on ne saurait conclure que c'est là une bataille qu'il a lui-même choisie. De la même façon, dans les batailles par le bulletin de vote - bulletin qui n'est qu'un simple substitut de la balle de pistolet - , de ce qu'un homme utilise le vote, seul moyen qu'il ait de se sauver, on ne saurait conclure que c'est là une bataille dans laquelle il s'est volontairement engagé; qu'il a volontairement mis en jeu tous ses droits naturels, comme une mise balançant la mise des autres, mise qu'il va perdre ou gagner par la simple force du nombre".
Lysander Spooner
"No Treason" 

21.02.2008

Interview d’Aurélien Véron, président d’Alternative libérale



 7745ded734eee9507d4515ef03460537.jpgPeux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours (personnel, professionnel, politique) ?

38 ans, père d’une fille en 2e année de prépa, cadre bancaire depuis 1991. Peu attiré par la politique, je me suis intéressé au libéralisme vers 2003, lors des grèves contre la loi Fillon. Les propos d’Alain Madelin que j’avais pu lire dans la presse m’avaient toujours paru très sensés, sans que je cherche à en savoir plus jusque-là. L’organisation de la manifestation du 15 juin 2003 « contre les blocages, pour les réformes » m’a plongé directement dans le bain de l’activisme libéral. L’association Liberté chérie, que j’ai présidée pendant un an en 2006, permettait enfin d’agir pour marquer les médias et développer un discours nouveau auprès du grand public. Je me suis aussi impliqué dans les Cercles libéraux d’Alain Madelin, qui m’ont beaucoup appris. Grâce à l’émergence d’une blogosphère active et de forums importants comme liberaux.org, de solides réseaux militants se sont enfin rapidement développés.

Comme un certain nombre de libéraux, je me suis rendu compte qu’à côté des associations de terrain comme Liberté chérie, des Think Tanks comme l’Ifrap ou des groupes de pression comme Contribuables associés, il manquait un parti pour occuper l’arène politique. En 2006, nous avons donné naissance à Alternative libérale sans élus ni ressources autres que les nôtres.

Aujourd’hui, Alternative libérale devient la référence libérale de la sphère politique. Si nous sommes encore une petite formation, peu connue du grand public, notre impact commence à être réel. Plusieurs personnalités politiques cherchent à travailler avec nous pour bénéficier de la richesse de nos réflexions, de nos propositions et de notre capacité militante.

Pascal Salin définit dans son livre Libéralisme, un libéralisme humaniste et un libéralisme pragmatique (ou utilitariste, qui met une dose de libéralisme quand ça l’arrange, et maintient la contrainte étatique quand ça l’arrange), pour montrer que seul le libéralisme humaniste est cohérent, dans un souci de ne plus utiliser la contrainte comme moyen d’échange. Quelle est ta position sur ce point ?

L’opposition entre libéralisme éthique et utilitariste n’est pas si simple. Une bonne pédagogie associe souvent les deux approches en fonction du sujet ou de l’interlocuteur. Personnellement, je ne crois pas que la pensée libérale offre des réponses à tout, et surtout des réponses uniques à des questions spécifiques. Dans un environnement profondément étatique et encore hostile à notre pensée, la réflexion des libéraux doit porter sur les points névralgiques de notre « modèle social » qu’il est réaliste d’attaquer, et sur les attentes insatisfaites des Français auxquels notre discours apporte une réponse. Inutile, selon moi, d’aborder des thèmes trop déstabilisants ou trop abstraits tels que la fin du monopole des banques centrales. Il y a suffisamment à faire avec, par exemple, nos propositions sur l’école, le statut de la fonction publique dans la réforme de l’Etat ou sur les corporatismes.

Cela ne m’interdit pas d’approfondir ma réflexion personnelle avec la lecture de Mises ou de Hayek. Mais l’action politique consiste à dialoguer avec un public qui se fiche de la pensée libérale et qui ne s’est jamais posé de questions aussi fondamentales et abstraites. Le convaincre exige davantage de talent pédagogique que philosophique. Deux grands auteurs classiques ont choisi cette approche de vulgarisation destinée au grand public : Frédéric Bastiat avec Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas et, plus récent, Henry Hazlitt avec L’Economie politique en une leçon.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir être élu quand on est libéral ? Puisque le libéralisme dénonce dans une large mesure la contrainte étatique, et l’intrusion des pouvoirs publics dans les affaires privées...

Compte tenu du degré d’étatisme en France, les libéraux ont encore une marge considérable avant d’entrer dans des considérations plus pointues au sujet du périmètre “naturel” des pouvoirs publics. Plus concrètement, mon engagement politique a d’abord pour ambition de réduire le poids de l’Etat, et nous avons de la marge dans cette voie. Pour vous montrer à quel point nous aimons scier la branche sur laquelle nous sommes assis, nos candidats aux cantonales proposent la suppression des Conseils généraux pour en attribuer les compétences aux communes ou aux régions. Etre élu pour supprimer son mandat, c’est osé. Le message passe de mieux en mieux dans l’opinion publique, et je suis heureux de voir que le rapport Attali l’a repris.

Bref, comptez sur nous pour assumer pleinement notre programme de réduction de l’Etat.

Le contexte français, avec un Etat très fort et très présent, semble très défavorable aux libéraux : si on cumule le nombre de fonctionnaires, au nombre de ceux qui récupèrent de l’argent de la redistribution étatique, cela fait tout de même beaucoup de potentiels opposants à des réformes vraiment libérales. Comment comptez-vous convaincre les Français de voter pour vous ?

Je ne crois pas que ce soit le poids de l’Etat qui rende les Français plus hostiles au libéralisme que nos voisins. De nombreux pays sont beaucoup plus libéraux avec des Etats forts. Je vois surtout notre inculture économique à l’origine de cette appréhension. Enseignants, journalistes et artistes ne comprennent pas les rouages de l’échange. Ils s’enferment dans leurs propres contradictions qu’ils ne cessent d’enseigner et de diffuser aux Français depuis des générations.

L’échiquier politique est très en retard sur l’opinion, c’est pourquoi Alternative libérale a un réel potentiel. La droite reste profondément conservatrice et méfiante à l’égard du capitalisme et de la mondialisation. La gauche française reste anticapitaliste pour des raisons historiques. Vivant une crise profonde, elle est en train de se transformer dans la douleur. Elle se rend compte qu’elle va devoir choisir entre une ligne anticapitaliste idolâtrant Bové, le Che et Chavez, et une gauche sociale-démocrate beaucoup plus proche du libéralisme. L’émergence d’une gauche qui accepte l’économie de marché, la concurrence et le risque devrait avoir un profond impact culturel sur les Français. Mais ce n’est pas pour tout de suite, et les quelques hommes politiques ouverts aux idées libérales se trouvent encore au centre droit.

Deux tendances me donnent de l’espoir : la forte croissance du nombre d’expatriés offre aux familles des témoignages directs bien plus efficaces que tous les discours du monde. Ensuite, internet a ouvert les volets en grand, permettant à tous d’aller regarder ailleurs. Dans un monde profondément attaché à la liberté, l’anachronisme de notre modèle commence à apparaître clairement aux Français, ainsi que les risques qu’il leur fait courir à terme. Et ils apprennent vite. Je suis très optimiste pour les années à venir.

Je suis d’accord avec les fondements philosophiques du libéralisme. Une seule question me turlupine : le libéralisme défend un droit strict à la propriété privée (propriété de soi, propriété du fruit de son travail, etc.). Un enfant battu et détruit par sa famille doit-il être considéré comme nécessitant une protection particulière, à ce titre ? Qui organisera son “sauvetage” ?

Un enfant a des droits fondamentaux indiscutables, l’autorité parentale n’est pas illimitée. La justice doit pouvoir être saisie pour déterminer s’il y a atteinte à ces droits ou non, notamment si cette atteinte est le fait des parents. Par qui, comment ? C’est un sujet extrêmement délicat pour lequel je n’ai pas de réponse simple et tranchée. Il est surtout important que des institutions dédiées puissent assurer la relève de l’éducation des enfants lorsque les parents ont commis des actes graves à leur égard. Je crois nettement à l’avantage d’institutions privées ou semi-privées sur un organisme public comme la DDASS. Elles assurent leur mission sous le regard vigilant de leurs membres contributeurs alors qu’au sein d’un organisme public, personne ne connaît la notion de responsabilité.

Quelles sont, pour toi, les champs d’action légitimes de l’Etat ?

Dans un monde idéal, cette question ne se pose pas puisqu’il est sans Etat. Mais cette utopie relève du conte de fées. D’un point de vue plus pragmatique, je pense que l’Etat doit continuer à superviser le pouvoir de la justice et la sécurité tant intérieure qu’extérieure, ce qui n’est nullement contradictoire avec l’émergence de tribunaux privés, par exemple de proximité, ou le développement des sociétés de sécurité. A mon sens, l’Europe est l’échelon nécessaire pour assurer notre défense extérieure et prendre en main notre politique étrangère.

A titre personnel, je suis attaché à l’accès général à l’enseignement et à l’universalité d’une couverture santé couvrant les soins essentiels. Sans réaliser lui-même ces services, l’Etat doit pouvoir les garantir à tous. Je crois au rôle redistributif de l’Etat, même simplifié et allégé, tant que la société civile n’est pas en état de prendre le relais, par exemple sous la forme de l’impôt négatif de Milton Friedman.

Merci beaucoup à Aurélien Véron pour ses réponses directes et lucides ! N’hésitez pas à rebondir sur ces sujets en commentaire !

06.02.2008

Pour une Alternative Libérale

Chers amis,

Je ne connais pas Aurélien Véron personnellement, je n’ai eu de contact avec lui que par mail interposé alors qu’il défendait Édouard Fillias contre quelques vérités que j’avais à dire à son propos. J’avais pris cette fidélité pour un aveuglement, je suis donc favorablement étonné par sa réaction qui est celle d’un homme intègre face aux menées de l’ex-président.

Oui la tentative actuelle de coup de force menée par l’ex président de ce que je considérais jusqu’à présent comme son fan-club témoigne d’un changement qui m’amène à réviser mon jugement sur ce parti et à l’appeler véritablement Alternative Libérale.

Je sais que beaucoup de Libéraux et de Libertariens non membres de cette structure pour en avoir démissionné ou n’y avoir jamais adhéré suivent comme moi ce qui se passe au sein du bureau d’AL et se félicitent de la volonté d’affranchissement de cette structure qui a, depuis Liberté Chérie, servi à gérer les ambitions politiques d’un opportuniste.

Ma conviction, de l’extérieur, est qu’Aurélien Véron fait face à une véritable cabale pour ne pas vouloir jouer le rôle d’homme de paille qui lui était réservé. Cette conviction qui est la mienne se renforce des attaques personnelles tenues par les démissionnaires du bureau dans une plume qui est bien du style de l’ancien président d’AL.
« C'est oublier un peu vite que c'est ce dernier, fondateur du parti (Fillias), qui lui a proposé de devenir président l'année dernière, l'a soutenu et a construit ce bureau avec lui, dans une logique de transition et de consensus politique. »
Autrement dit, après l’échec de sa stratégie Bayrou – qui aurait pu lui assurer un avenir politique – , Édouard Fillias, face à une hémorragie d’adhérents, a dû prendre du champ. Il fut contraint d’abandonner pour la forme la présidence du mouvement tout en pensant continuer à le contrôler par personne interposée. Le courrier d’Aurélien confirme d’ailleurs la faculté de blocage de toutes ses initiatives : « Je n'ai enfin jamais pu reprendre la main sur la gestion de notre site Internet, dont j'attends toujours des mises à jour importantes  par David Poryngier.  Quant à la gestion des médias, j'ai pu constater que Jean-Paul Oury pouvait stopper toute communication sur un simple geste d'Edouard Fillias, même en plein milieu d'une action d'importance qui
rendait son obstruction périlleuse. »

Le cœur du problème semble donc être là, Fillias veut récupérer son joujou qu’il a cru ne jamais lâcher.

Car il faudrait être bien naïf pour croire aux procès d’incompétence ou de droitisation qui sont faits à Aurélien Véron, surtout quand un tel procès vient de gens qui se boboïsent à gauche entre Bayrou et Delanoë.

Personnellement je ne connais pas de Libéraux et encore moins de Libertariens de gauche et pour être dans un milieu hostile (l’enseignement) je sais bien que le tropisme antilibéral est davantage de gauche que de droite, et que l’intelligentsia de gauche elle-même préférerait encore Sarkozy ou Le Pen à nous. Maintenant qu’un boulevard pour une carrière politique soit davantage ouvert au centre gauche qu’ailleurs je veux bien le concevoir, mais nul Libéral ne saurait s’y engager.

Je ne m’étends donc pas sur les accusations surtout quand elles commencent par : «  c'est par des indiscrétions que nous avons appris », « nous avons eu vent de réunions de travail », « Nous n'avons découvert ces intentions que par des bruits de couloirs », rien à dire non plus sur la complainte du genre : avec moi c’était mieux qu’avec lui. Tout cela n’est décidément pas très sérieux, d’autant qu’établir des contacts n’implique pas de soutenir comme nous l’a seriné sur tous les tons un certain président d’AL  il y a quelques temps de cela.

Enfin connaissant Édouard Fillias depuis 2001, je ne vais pas rabâcher les mises en garde que j’ai déjà eu l’occasion d’émettre depuis 2003 devant les agissements d’Édouard Fillias - Qu’il s’agisse de ses trahisons répétées envers les Libertariens lors de la manif contre les grèves de 2003 et de son blocage de la campagne contre l’instrumentalisation des élèves en 2005,  de sa faculté à s’attribuer des actions qui n’étaient pas les siennes ainsi que de sa volonté « sans rire » d’entrer un jour dans le dictionnaire - . Tout cela pour dire que j’ai l’impression que le portrait carriériste et ingrat d’Aurélien Véron correspond en fait à quelqu’un d’autre.

L’affaire me paraissant entendue il appartient désormais aux adhérents d’AL de trancher. Je voudrais leur dire qu’Alternative Libérale sans son ex-président a un avenir. Beaucoup de Libéraux de Libertariens pourraient alors agir dans une structure unitaire assainie dont ils se méfiaient jusqu’à présent, il faut donc donner sa chance à Aurélien Véron.

Prégentil

Le site ADEL
http://libertariens.cjb.net

03.02.2008

Convocation pour une Assemblée Générale Extraordinaire dimanche 17 février 2008

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                                                                                                                                                                                       Paris, le 2 février 2008

Convocation d’une Assemblée Générale Extraordinaire

Objet : dissolution du Bureau

Date : dimanche 17 février 2008

 

Chers membres d’Alternative Libérale,

Le 28 octobre dernier, vous m’avez élu à la tête d’une liste que j’avais composée dans un esprit de continuité. Malgré les tensions qui m’avaient opposé à David Poryngier et à l’ancien président d’Alternative Libérale, j’ai accepté de les garder sur ma liste dans un esprit de rassemblement. Hélas, le bureau ainsi constitué s’est vite révélé ingouvernable. En pleine action en vue des élections municipales, une grave crise a été déclenchée au sein du Bureau par plusieurs de ses membres coordonnés par Edouard Fillias.

Etant données ces circonstances politiques graves, j'ai décidé de convoquer une Assemblée Générale extraordinaire , conformément à l’article 6 de nos statuts. Je suis malheureusement contraint d’agir ainsi au pire moment pour tous ceux qui sont en campagne, comme c’est également mon cas. C’est pourquoi je souhaite une résolution rapide de ce conflit. Dans quinze jours, dimanche 17 février, vous serez appelés à statuer sur ma demande de dissolution du Bureau. En cas de vote favorable, une nouvelle élection du Bureau se tiendra le dimanche suivant, 24 février.

CIRCONSTANCES

Pour commencer, la présence du premier président d'Alternative Libérale au sein du Bureau a abouti à un antagonisme ingérable. Rapidement, Edouard Fillias a cherché à contester ou à bloquer mes décisions de façon quasi systématique, presque par principe. En cherchant à empêcher le Bureau d’exercer le mandat pour lequel il avait été élu, il a provoqué une crise ouverte en son sein.

Aujourd’hui, trois autres membres sous son influence affichent ouvertement leur opposition à chacune de nos actions, alors qu’ils les avaient validées auparavant.

Ensuite, la surreprésentation d’un courant tenté par la dérive à gauche au sein du Bureau a favorisé des dérapages, en contradiction avec la ligne claire fixée lors de l’élection du Bureau et du Conseil National. Les membres du Bureau qui tentent actuellement de bloquer ensemble toute décision d'action, appartiennent à ce courant. Vous avez sans doute été choqués, comme moi, par l'appel à voter pour Bertrand Delanoë lancé par le membre du Bureau Ludovic Lassauce, dans l’émission nationale « Ripostes ». De tels propos sont naturellement en totale contradiction avec ce que je lui avais demandé de défendre. Et l’instabilité actuelle du Bureau interdit toute sanction à son égard (Ludovic Lassauce appartenant d'ailleurs à la Commission d'Arbitrage du parti).

Je n’ai enfin jamais pu reprendre la main sur la gestion de notre site Internet, dont j’attends toujours des mises à jour importantes par David Poryngier. Quant à la gestion des médias, j’ai pu constater que Jean-Paul Oury pouvait stopper toute communication sur un simple geste d’Edouard Fillias, même en plein milieu d’une action d’importance qui rendait son obstruction périlleuse.

La réaction normale de membres du Bureau qui auraient changé d'avis depuis leur élection serait de démissionner. Malgré ma demande en ce sens, Edouard Fillias a choisi de demeurer au sein du Bureau, ce qui ne peut s'expliquer que par une volonté de continuer son travail de sape. L’impression qui résulte de ces erreurs et de ces blocages, c’est un cafouillage général. Nous savons qu'une telle situation peut être lourde de conséquences pour le recrutement de nouveaux membres et pour nos campagnes en cours. Il est temps de clarifier les choses.

UNE STATEGIE CLAIRE POUR ALTERNATIVE LIBERALE

Ma stratégie est claire. Elle a été initialement validée par le Bureau. La constitution des comités locaux et des fédérations, ainsi que l’élection de leurs présidents se présentent bien. De nombreux membres sont en pleine campagne des municipales et des cantonales. Tout ceci est porteur d’avenir.

Avant d’être de droite ou de gauche, nous sommes libéraux. Mais force est de constater que conformément à la représentation de nos sensibilités au sein du Conseil National, nous avons davantage d’affinités avec des personnalités du centre droit. Je poursuis dans ce sens les contacts que nous avions entrepris auprès d’Hervé Morin et de Charles de Courson, du Nouveau Centre, ainsi qu’auprès d’Hervé Novelli, de François Goulard ou d’Hervé Mariton, de l’UMP. Au terme d’échanges récents, nous avons plusieurs projets de coopération pour défendre conjointement nos propositions ensemble dans les mois à venir. Ces pistes sont loin d’être exhaustives. A l'inverse, la tentation de la gauche, voie empruntée par François Bayrou, n'est pas conforme au projet que je défends et au programme sur la base duquel le Bureau et le Conseil national ont été formés.

Notre paysage politique a vu le Modem se rapprocher du PS et l'UMP est affaiblie par la cote de popularité fortement en baisse de Nicolas Sarkozy. Il existe donc un réel espace au centre droit pour notre formation. Nous sommes d’ailleurs de plus en plus souvent sollicités par les médias pour exprimer le point de vue libéral que nous sommes les seuls à défendre en France.

Dans l’ensemble, nos perspectives de croissance sont donc prometteuses, à condition de disposer d’un Bureau uni et cohérent.

ORDRE DU JOUR DE L'ASSEMBLEE GENERALE

Alternative Libérale ne peut continuer à se développer autour du petit cercle d’origine de ses fondateurs ! Nous ne sommes pas un club mais un parti qui a voté des statuts, un règlement intérieur et un mode d’organisation qu'une poignée de membres du Bureau, malheureusement, ne respectent pas.

Devant le refus de démissionner des membres du Bureau concernés, je demande à la démocratie interne de trancher.

En convoquant une Assemblée Générale Extraordinaire le Dimanche 17 février 2008, je donne la parole à tous les membres d’Alternative Libérale afin qu’ils permettent à notre formation de sortir rapidement de cette impasse qui menace l’avenir de notre parti. Si vous votez la dissolution du Bureau actuel , l’élection d’un nouveau Bureau se tiendra le dimanche suivant. Je vous présenterai alors un projet autour d’une équipe soudée, choisie dans la perspective d’agir ensemble sur une ligne commune forte.

Bien librement,

Aurélien Véron

Président d’Alternative Libérale

http://www.alternative-liberale.fr/

Siège : 94 Bd Flandrin 75116 Paris / SIRET 489 358 291 00016

Standard : 01 47 55 10 27 Email : secretaire-general@alternative-liberale.fr

 

24.01.2008

Rapport Attali : chiche ! (suite)

La suppression des départements est une excellente proposition de Jacques Attali.
Il faut modifier la carte territoriale française car trop de niveaux institutionnels freinent l’efficacité de la gestion publique. 
 
La trame départementale date pour l’essentiel de février 1790. Elle est désuète.
Si elle était adaptée au XIXe et durant les premières décennies du vingtième aux réalités locales, essentiellement celles d’une France rurale et peu peuplée, se pose à tout le moins depuis vingt ou trente ans la question de la pertinence pour le présent et pour l’avenir de ce découpage départemental. Cette question a déjà été fort souvent abordée.
Par Clemenceau en 1906, dans un discours prononcé à Draguignan où il préconisait d’adapter la carte des collectivités locales en tenant compte de l’évolution des réalités économiques et sociales. Par Michel Debré en 1947, qui proposa de créer 47 grands départements. D’une manière un peu plus indirecte par Valéry Giscard d’Estaing qui indiquait qu’« un jour il faudrait choisir entre la région et le département car il ne saurait y avoir entre l’Etat et la commune deux collectivités intermédiaires ».
Lorsque Jean-Pierre Raffarin initia ce qu’il intitula « l’acte II de la décentralisation », il commença par esquisser l’idée que l’armature territoriale française devait reposer sur le couple Etat-Région, développant ainsi les propos tenus par Jacques Chirac deux ans auparavant dans un discours prononcé à Rennes, discours d’où il ressortait qu’il y avait trop de niveau de collectivités locales en France.
Cela aurait pu être fait en 1982, lors du lancement de la décentralisation ; mais si Pierre Mauroy et Gaston Defferre l’aurait volontiers envisagé , François Mitterrand s’y est fortement opposé. On décida donc de laisser les choses en l’état et c’est ainsi que, sans l’avoir vraiment et rationnellement et politiquement conçu, la France s’est retrouvée – la région étant devenue, par la loi du 2 mars 1982 une véritable collectivité locale – dotée d’une organisation des pouvoirs publics à cinq niveaux : l’ Union européenne, l’Etat, la région, le département, la commune. Institutions dont, en outre, l’émiettement est pallié par l’existence de près de quinze mille établissements intercommunaux de coopération.
Il est certain qu’il faut modifier la carte territoriale française. Car, comportant trop de niveaux institutionnels et, dans chacun de ces niveaux, trop de collectivités, elle n’offre pas, sur le territoire, des entités politiques et administratives suffisamment puissantes pour qu’on leur affecte de manière efficace des compétences de définition et de gestion des politiques publiques transférées vers elles en provenance de l’Etat.
Il faut sortir de la pensée française jacobine qui considère les situations acquises ou les évolutions envisagées de façon homogène, alors que la réalité à laquelle les schémas administratifs et politiques envisagés s’appliquent est très différente. Pour être plus concret, il me semble tout à fait judicieux et souhaitable de remplacer les "départements" par les "pays" dans un certain nombre de régions ou espaces géographiques français comme, par exemple, le Massif central, une partie du Sud-Ouest, la Bretagne. En revanche, dans les grandes agglomérations – et c’est évidemment le cas en région parisienne –, le niveau administratif et politique du département pourrait fort bien être supprimé. Les compétences qui lui sont dévolues étant alors affectées soit à la région, soit aux communes.
Claude Guillemain

Rapport Attali : chiche !

COMMUNIQUE DE PRESSE - 23 JANVIER 2008

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Rapport Attali : chiche !

Alternative Libérale se réjouit de l’audace du rapport Attali, qui reprend bon nombre de nos propositions. Nous soutenons cette offensive heureuse contre la culture des rentes et des connivences qui plombe notre pays et que nous avons dénoncée sans relâche.

Jacques Attali a remis aujourd’hui son rapport sur la « libération de la croissance » au Président de la République. Alternative Libérale se félicite de son orientation générale, notamment du fait qu’un certain nombre de nos propositions y figurent en bonne place.

Bien que Nicolas Sarkozy ait déjà annoncé qu’il n’abrogera pas le principe de précaution de la constitution - pas plus qu’il ne supprimera les départements - comme le recommande la commission, Alternative Libérale appelle à l’application rapide des propositions essentielles du rapport.

En s’attaquant courageusement aux nombreux blocages structurels qui minent l’activité en France, ce rapport cherche enfin à libérer les énergies et à faire de la mondialisation une chance pour notre pays.

Ses 316 propositions ont l’ambition de nous faire passer d’une société de défiance à une société de confiance, de valoriser à nouveau le risque et de faciliter l’innovation et la création de richesse. La recommandation d’ouvrir nos frontières à une plus grande immigration en est une bonne illustration.

Sans tabous, le rapport aborde nombre de nos faiblesses et se propose d’en faire des atouts pour l’avenir, qu’il s’agisse de la réforme du syndicalisme pour assainir les relations sociales, de celle du marché du travail pour augmenter sensiblement la flexibilité de l’emploi, ou de l’autonomie insuffisante de l’enseignement supérieur et la recherche.

En particulier, il attaque frontalement l’esprit de rente qui justifie les professions protégées, les corporations et les privilèges en tout genre et qui pénalise tant la croissance et l’emploi. Cette audace mérite d’être saluée et défendue avec ardeur.

Certes, on peut regretter le colbertisme de certains pans du rapport ou encore l’absence de propositions concernant la nécessaire réforme des régimes de retraite ou de la sécurité sociale. Mais plutôt que d’exiger une perfection bien utopique, il nous semble utile de défendre ses aspects révolutionnaires et d’en exiger la mise en œuvre rapide.

Malgré les premières reculades de Nicolas Sarkozy, Alternative Libérale attend du Président qu’il tienne sa promesse de mettre l’intégralité des propositions du rapport en œuvre. Sa prétention à moderniser la France en un quinquennat aurait alors quelques chances de prendre forme.

Alternative Libérale :
Né en mars 2006, Alternative Libérale est déjà présente, à travers ses comités locaux, dans plus de 110 villes de France. En revendiquant un libéralisme authentique, le petit dernier de la vie politique française apporte un nouveau point de vue dans le débat national et démontre peu à peu qu'il représente une alternative aux partis socialistes et conservateurs traditionnels.

Relations presse :
Jean-Paul Oury
06 28 07 76 35
presse@alternative-liberale.fr

Sur le web :
http://www.alternative-liberale.fr

14.01.2008

Suppression des départements: la commission Attali reprend la proposition d'Alternative Libérale

Tout le monde s’accorde à dénoncer le caractère obsolète de l'échelon administratif départemental. Reprenant la proposition d’Alternative Libérale, la Commission Attali demande la suppression des conseils généraux et le rattachement de leurs compétences aux régions et aux agglomérations de communes. Ce sera aussi le thème de campagne des candidats de Alternative Libérale aux élections cantonales, dont Louis-Marie Bachelot dans le Maine-et-Loire, Jacques Barthel dans le Bas-Rhin et pas moins de 4 candidats dans les Bouches-du-Rhône.

S’attaquer au poids de l’Etat, c’est aussi restructurer le fameux « mille-feuilles » administratif. Depuis de nombreuses années, les collectivités locales contribuent largement à la croissance des dépenses et des effectifs de la fonction publique. Résultat effectifs pléthoriques, accroissement de la bureaucratie et multiplication des emplois en doublon. Il est temps de rationaliser le fonctionnement de ces strates et de revenir sur leur dérive incontrôlée jusqu’à présent.

Alternative Libérale s’associe pleinement à cette proposition et demande au gouvernement de la mettre en œuvre aussi rapidement que possible. Le renforcement du rôle des municipalités et des régions constitue une étape importante dans le mouvement de décentralisation inachevé, assurant une simplification considérable de la vie des élus locaux et des entreprises.

Nous constatons aussi que la décentralisation « à la française » s'est accompagnée d'une recentralisation fiscale, la moitié des budgets des départements étant des dotations étatiques. Nous ajoutons deux propositions complémentaires aux recommandations de la commission : rendons l'autonomie fiscale et financière aux collectivités et abrogeons le statut de la fonction publique territoriale.

Le chemin vers des collectivités libres et responsabilisées reste complexe. Faisons le premier pas dimanche 9 mars !

Alternative Libérale :
Né en mars 2006, Alternative Libérale est déjà présente, à travers ses comités locaux, dans plus de 110 villes de France. En revendiquant un libéralisme authentique, le petit dernier de la vie politique française apporte un nouveau point de vue dans le débat national et démontre peu à peu qu'il représente une alternative aux partis socialistes et conservateurs traditionnels.

Relations presse :
Jean-Paul Oury
06 28 07 76 35
presse@alternative-liberale.fr

05.01.2008

Arash Derambarsh, militant d'AL, a été élu Président de Facebook

C'est le buzz de la semaine sur la Toile francophone : Arash Derambarsh, militant pour Alternative libérale, a été élu Président de Facebook. Une belle arnaque pour ZDNet, mais ça fait causer la blogosphère (92 blogs en parlent).

26.11.2007

Retraite : l’impasse

Au-delà du problème spécifique des régimes spéciaux de retraite, c’est la question de la réforme du régime général qu’il faudra bien poser un jour dans son ensemble. On ne pourra retarder indéfiniment l’inévitable car la France ne dispose pas d’une potion magique qui aurait échappée à l’ensemble des autres pays industrialisé s, lui permettant de ne pas faire les efforts que les autres ont dû faire. Tous les pays développés ont affronté la question de la pérennité du système de retraite fondé sur le principe de la répartition, en réponse aux évolutions lourdes qui affectent les tendances démographiques, notamment l’allongement de la durée de la vie.

Ces évolutions sont de nature à déstabiliser l’équilibre du système de financement des retraites par répartition qui a été mis en place en 1945 à une époque où l’espérance de vie d’un français plafonnait à 65 ans (précisément l’âge officiel de départ en retraite). L’alignement des régimes spéciaux sur le régime général n’y changera rien, car les régimes spéciaux vont intégrer un régime potentiellement condamné. Il faut avoir le courage d’admettre - et de dire – que l’équilibre du système de répartition est fondé sur « l’espérance de notre mort » dans la mesure où il assure une retraite confortable aux « survivants » de toute une vie active. Pour diverses raisons, ces « survivants » étaient peu nombreux au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Heureusement, la croissance économique – tant décriée par certains - nous a apporté une amélioration de la qualité de la vie qui s’est traduite notamment par un allongement de la durée de la vie : les « survivants » sont heureusement de plus en plus nombreux. En conséquence, si l’on ne change pas ses paramètres structurels, c’est la mort du système de répartition qui est programmée. Fuir cette réalité est proprement irresponsable. Dans le fond, il vaut mieux la mort d’un système que celle des individus qu’il est censé protéger. Un système est conçu pour être au service des individus, et quand il ne marche plus, ce n’est pas les individus qu’il faut - et que l’on peut - changer, mais seulement le système. Partout dans le monde, c’est le couplage d’un système autorisant la capitalisation avec un système de retraite de base fondé sur la répartition qui a permis de sauver l’ensemble des retraites. Or, la France s’est enfermée de nouveau dans une impasse en écartant par principe - et surtout par aveuglement idéologique - le système de capitalisation. Et il est manifeste que les acteurs de cette censure ne savent pas très bien de quoi ils parlent.

En tout état de cause, on pourra difficilement renverser les tendances démographiques surtout si l’on continue d’adopter des lois et cautionner des comportements qui contribuent à réduire la base réellement active de la population totale. Par exemple, l’allongement des études dans des filières qui contribuent à désorienter une masse croissante de jeunes fuyant les filières à vocation professionnelle (sous le fallacieux prétexte de bannir la sélection), et l’abaissement de l’âge de la retraite se cumulent pour rendre plus problématique encore la survie du système de répartition. On remarquera au passage que la réforme des universités et la réforme des retraites vont de pair, et qu’il est proprement suicidaire de s’opposer aux deux. Car nos orientations éducatives et sociales s’ajoutent aux tendances démographiques longues pour fragiliser encore plus le système de répartition auquel nous nous disons pourtant attachés, faisant des français les acteurs de leur propre faillite et nous interdisant de surcroit d’envisager les seules solutions de remplacement qui s’imposent.

Jean-Louis Caccomo

Perpignan, le 26 novembre 2007

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http://www.quebecoi slibre.org/ 07/071118- 5.htm

20.11.2007

Silence, on ferme !

L’année dernière, les lycéens en colère, avec la complicité idéologique et active de certains enseignants du secondaire, ont cessé les cours pour faire retirer la loi du CPE. Bizarrement, la même année, le taux de réussite au baccalauréat a atteint des records. Aujourd’hui, les mêmes lycéens, devenus étudiants, ont déjà compromis le premier semestre (qui dure en fait un trimestre). Autrement dit, il y a bien longtemps qu’ils n’ont pas pris sérieusement le temps de se consacrer à leurs manuels pour étudier dans la sérénité de la solitude et de la concentration, préférant les démonstrations de force collective les conduisant à hurler des slogans ineptes [1]. Dans les faits, ces mouvements semblent leur donner tous les droits. Ils ont bien compris la logique de notre système en revendiquant le statut d’étudiants : en France, conquérir un statut vous permet d’éviter d’assumer la fonction.

A l’époque du CPE, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, a considéré qu’il était de son intérêt que le premier ministre Dominique de Villepin ait quelques soucis avec la rue. Sans doute, la chute du second a permis l’ascension du premier. Mais il y a toujours un effet boomerang car aujourd’hui, c’est son gouvernement qui se trouve prisonnier d’un bras de fer avec la rue somme toute inévitable, et que même l’ouverture à gauche n’aura pu empêcher. On prend toujours un risque mortel à serrer la main de ses ennemis et à fragiliser ses propres amis. Voyez comment l’UNEF, qui fut associée avant l’été à la négociation, se permet aujourd’hui de donner des leçons à la ministre de l’enseignement
supérieur.

Cependant, la gauche serait mal inspirée d’entretenir un troisième tour social, en croyant prendre sa revanche sur la démocratie représentative qui lui a donné franchement tort dans les urnes. Car se venger de la démocratie, c’est mettre en danger la démocratie ; et les français, qui ont clairement voté pour les réformes, ne remettront pas de sitôt au pouvoir ceux qui l’auront précisément contrarié.

Le spectacle auquel nous assistons est tout de même affligeant. Je me sens personnellement humilié et bafoué quand mon ministre se fait donner la leçon par des étudiants dont le niveau réel de connaissances académiques et de culture générale est bien fragile à défaut d’avoir été sérieusement évalué. A aucun moment, alors que les AG (véritables Assemblées de Godillots) proclament l’occupation des facultés dans un simulacre de démocratie, on ne consulte l’administration ou les enseignants. Ces derniers n’ont désormais plus leur mot à dire : ils doivent obéir aux étudiants.

On voudrait programmer le suicide de nos universités que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Jean-Louis Caccomo

Perpignan le 19 novembre 2007

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[1] C’est à croire que les étudiants n’ont pas compris que, dans certaines filières exigeantes, chaque semaine d’étude manquée est difficilement rattrapable. D’autant que la seule participation en cours n’est pas suffisante étant entendu que, pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, l’étudiant doit fournir un travail personnel intense et assidu. Ou alors l’université deviendra une imprimerie à diplôme, la planche à billet d’une monnaie qui aura perdu toute sa valeur (car le diplôme est un titre à l'instar d'une monnaie).

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