26.10.2008

The wrong man at the wrong place

greenspan.jpgApostasie de Greenspan à lire sur www.mediterraneco.com

samedi 25 octobre 2008

C’est quasiment la corde au cou que Alan Greenspan est apparu jeudi 23 octobre 2008 devant une commission du Congrès des Etats-Unis. Harcelé de question sur sa gestion en tant que président de la Réserve fédérale pendant 18 ans, de 1987 à 2006, il a reconnu humblement s’être trompé. On lira ci-dessous la déposition telle qu’elle a été rapportée apr le New York Times.

Il y a quelque chose de pitoyable dans l’apparition en pénitent de cet homme âgé de 82 ans, autrefois qualifié de maestro ou de sorcier de Wall Street, loué par l’ensemble du monde financier, présenté en Europe comme un modèle à suivre par la Banque centrale européenne (combien de fois ne l’a-t-on pas opposé à Jean-Claude Trichet, ce dernier vilipendé par le ban et l’arrière-ban des Keynésiens), obligé maintenant de reconnaître ses fautes devant une sorte d’Inquisition.

Cette apostasie est un coup dur pour le camp des libertariens, dont Greenspan, disciple de Ayn Rand (1905-1982), était une figure de proue. En fait, en tant que président d’une banque centrale, il ne pouvait qu’aller à l’encontre de ses propres principes sauf à détruire le siège - prestigieux - sur lequel il était assis, puisque la banque centrale par son existence même fausse le jeu du marché. Cette contradiction éclate aujourd’hui en pleine lumière, et elle a rattrappé Alan Greenspan. Il était le mauvais homme à la mauvaise place, "the wrong man at the wrong place" !

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Commentaires

C'est leur système financier qui est en cause. Ils ont exigé du papier-monnaie, le gouvernement fédéral a assuré les dépôts bancaires et une lourde part dans la distribution du crédit, et maintenant, ils l'ont.
Ils ont obtenu que leur gouvernement contrôle l'argent (la Réserve Fédérale a ouvert ses portes en 1914), et leur gouvernement a dirigé le crédit (Fannie Mae et Freddie Mac). En 1971, ils ont eu leur papier pur dollar. Alors, aujourd'hui, la Fed peut imprimer tous les dollars qu'elle juge nécessaires, et les géants fédéraux du crédit immobilier malades, Fannie Mae et Freddie Mac, se sont associés pour dominer l'activité de titrisation du prêt hypothécaire.

​​​​La plupart des gens pensent que la Réserve Fédérale (Fed) est un organisme fédéral, que le dollar papier est émis par le gouvernement, et que Fannie Mae et Freddie Mac sont des géants fédéraux du crédit immobilier. Le peuple étasunien est silencieux parce qu'ils a été dupé en croyant qu'il avait obtenu ce qu'il voulait.
Je pense que le droit de battre la monnaie et la question de l'argent est une fonction du gouvernement fédéral. Ceux qui sont opposés à cette proposition nous disent que la question du papier-monnaie est le rôle de la banque et que le gouvernement devrait se retirer de l'activité bancaire. Je redis que la question de l'argent est une attribution gouvernementale et que les banques devraient sortir des affaires du gouvernement. Quand nous aurons restauré l'argent dans le acdre de la constitution, toutes les autres réformes nécessaires seront possibles, et tant que ce ne sera pas fait, aucune réforme ne pourra être accomplie.

Ecrit par : Beren | 26.10.2008

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