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29.05.2008

Justice for Mary Jo Kopechne

1061676165.pngEn 1969, Mary Jo Kopechne fut tuée dans une voiture conduite par le sénateur Edward (Ted) Kennedy. Celle-ci tomba à l'eau après un virage raté. La jeune femme mourut noyée et le sénateur Kennedy ne signala pas l'accident aux autorités.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Chappaquiddick »

16.05.2008

Accueil dans les écoles en grève: Sarkozy annonce un projet de loi avant l'été

Un projet de loi instaurant un "droit à l'accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l'été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l'éducation.

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant.

Au soir d'une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l'éducation, il a précisé: "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance".

"Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

"C'est l'Etat, en charge du service public d'Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d'accueil les jours de grève", a-t-il analysé.

M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

"Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

Evoquant le service minimum d'accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l'issue de sa déclaration, qu'il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Le soir du 24 janvier, première journée d'expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Selon les syndicats, aucune discussion n'a été engagée depuis.

Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l'accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.

15.05.2008

Pas de SMA à l'Ecole Française de Maputo

Si l'Ecole Française de Maputo est effectivement un établissement doté d'une gestion privée, ceux qui le financent par leurs impôts (pour les Français) et par leurs cotisations (pour tous les parents d'élèves) devraient pouvoir exiger le remboursement de cette journée non prestée par l'Ecole.

En ce qui concerne le SMA, Service Minimum d'Accueil,  il me semble qu'il ne doit en aucun cas être lié avec "les conditions sociales" en France ou au Mozambique, et a été mis en place par le Ministre pour occuper l'Espace Ecole laissé vacant par les enseignants grévistes. 2837 communes de France ont signé la convention alors qu'elles étaient 2000 le 15 janvier.

C'est pourquoi nous aurions apprécié que l'Ecole Française de Maputo puisse garantir l’accueil des enfants dont les parents n’ont aucune autre solution. Saluons la solidarité et la débrouillardise de certaines mamans qui suppléent les carences de l'Ecole Française.

Nous aurions également apprécié que l'Ecole Française de Maputo puisse éviter que ne soient pénalisés les parents, français ou non français, en particulier les plus démunis ou en situation d’emploi précaire.

Telles sont aussi les missions du service public d’éducation.

Claude Guillemain
Parent d'élèves
Maputo - Mozambique

 

13.05.2008

Hillary Clinton refuse l'évidence

 

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Selon les sondages, Hillary Clinton devrait largement remporter la primaire démocrate, ce 13 mai, en Virginie-Occidentale. Mais, criblée de dettes (20 millions de dollars) et devancée de façon irréversible par Barack Obama, la sénatrice paraît désormais jouer davantage pour l'honneur que pour l'investiture à la présidentielle américaine.

 

Source: http://cartoons.courrierinternational.com/dessins/dessin....

11.05.2008

L'argumentaire fédéraliste doit laisser tomber l'exigence nationaliste

1736272623.PNGBien que nous ne soyons pas entièrement hostiles au texte publié par le MFB sur ABP, nous nous en écartons sur de nombreux points.

D'abord, nous affirmons que l'argumentaire fédéraliste doit laisser tomber l'exigence nationaliste, que cette exigence nationaliste soit française ou bretonne. Comme nous l'avons écrit naguère, il faut se méfier du poison du nationalisme.

Le nouvel argumentaire fédéraliste doit travailler non seulement à la lutte contre le projet souverainiste de certains acteurs politiques français, qu'ils soient gaullistes, Le Penistes et autres socialistes-nationalistes, mais chercher aussi à déconstruire les bases qui permettent à ce qu'il est convenu d'appeler l'identité nationaliste bretonne de continuer de polluer le débat sur les langues nationales ou/et régionales.

Les nouveaux fédéralistes récusent l'héritage d'un fédéralisme nationaliste et ne cherchent plus d'aucune manière à mener la bataille pour l'identité, qu'elle soit française ou bretonne.

Les acteurs politiques français et bretons auraient avantage à mieux comprendre le nouvel espace politique qui se met en place en Europe depuis 50 ans afin d'y formuler le mieux possible les intérêts fondamentaux des régions d'Europe et des peuples qui constituent le tissu humain de ces régions.

Dans le contexte de la reconfiguration politique du fédéralisme en Europe, la théorie et les pratiques du fédéralisme fiscal sont à revisiter. Au regard de l'enjeu crucial du fédéralisme fiscal et financier, la comparaison entre l'Italie, l'Allemagne et la France est donc particulièrement intéressante. La question du fédéralisme en France et en Europe doit être traitée par une approche libérale et fédérale et aboutir à un changement de politique de l'Etat fiscal français, en tenant compte de la politique fiscale française en faveur des territoires fragiles, en encourageant l'innovation et la création d'entreprise, et en examinant, en droit communautaire, la compatibilité des aides fiscales nationales au sein de l'Union européenne.

Claude Guillemain
BREIZH 2004
http://www.breizh-2004.org

Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d'échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l'observation et de l'action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d'actualité qui concernent la Bretagne et l'Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Communique : St Grégoire
Publié le 10/05/08
Source : Mouvement fédéraliste de Bretagne
Porte parole: Jean Yves Quiguer

Langues régionales : un bavardage médiatique pour rien

Nous pensons que l'erreur est de croire qu'il faille procéder à des ajouts à l'article 2 de la Constitution, comme ça a été une grave erreur de le modifier en 1992 en précisant que « la langue de la République est le français ».

Nous pensons qu'une langue, comme la couleur d'une peau, n'appartient pas à l'objet d'une constitution.

Une constitution a un seul objectif : garantir la liberté des individus.

La Cour suprême des États-Unis le rappelle sans cesse. Son rôle n'est pas de maintenir l'existence d'un État, ni de garantir son fonctionnement. Son rôle est de garantir la liberté individuelle. Il est évident que l'organisation des pouvoirs politiques et publics sert la liberté, mais ce ne sont là que des instruments.

Le rappel à la Constitution américaine est justifié par sa modernité démocratique et par sa stabilité. La Constitution américaine est silencieuse sur la langue. Il n'y a pas de langue officielle aux États-Unis.

Les États fédérés peuvent seulement prendre des dispositions dans la mesure où elles sont conformes avec la Constitution fédérale. Il s'ensuit que les mesures prises sont en majorité des dispositions du type « English plus » qui tendent à favoriser et à encourager l'utilisation de la langue américaine, sans nuire à la pratique et à l'usage des autres idiomes.

Où serait la liberté si un individu était forcé de s'exprimer dans une langue dont il ne veut pas, ou qu'il ne connaît pas ?

Les langues se pratiquent par héritage, par culture, mais aussi sous l'impératif de la communication et de l'échange.

Elles sont, avant tout, la langue du pain.

À quoi cela sert-il d'affirmer l'officialité d'une langue ?

Aux sourds-muets ? Le signe est universel.

L'anglo-américain n'a pas besoin d'être officiel pour être parlé dans le monde entier.

Il n'y a pas d'Alliance américaine, du style « Alliance française ».

On a une Alliance française, une académie, un ministère de l'Éducation nationale, une langue officielle, pour souligner la décadence du français.

Aux États-Unis, où il n'y a rien de tout cela, il y a Microsoft, Coca-Cola et Mc Donald and co qui font plus pour la langue américaine que toutes nos dépenses publiques inutiles...

Dès lors qu'il n'y a plus de langue officielle, on peut parler celle qu'on veut. On peut être monolingue quand c'est possible.

On pourrait avoir un panneau d'entrée de ville qui indique Skaer sans avoir un second panneau juste au dessus qui indique... Scaer. Le bilinguisme devient ridicule quand il empêche le monolinguisme.

Effet pervers d'un problème mal posé.

Il ne s'agit pas d'un problème linguistique : il s'agit de la liberté.

Un homme libre parle la langue qu'il veut.

L'intégrité bretonne, souillée par les mains sales de la République française, par la violence de ses hussards noirs, par son jacobinisme direct et sournois, ne saurait à nouveau prospérer au seul avantage d'une modification textuelle d'un article d'une constitution qui lui est, en grande part, étrangère.

Une constitution doit faire silence sur ce qui n'est pas son objet.

Qu'il y a t-il à craindre pour la langue française ou pour la langue bretonne ?

Rien.

Si je parle cherokee à Brest, je vais avoir du mal à me faire comprendre et je suis condamné au soliloque.

À force de vouloir ajouter un trait d'officialité aux langues, dans quelques années on aura un article 2 allongé : on y verra inscrit l'arabe avec ses variantes, des dialectes africains et le polonais, sans doute, réclamé par la progéniture des nombreux plombiers émigrés…

La langue relève autant de l'intimité que de la chose publique. Qui accepterait qu'on mentionne que la couleur de peau officielle du Français doit être blanche ?

Laissez-nous causer comme on l'entend. Ici en breton, là en gallo, là-bas en français, allà en buen romance, y aqui en bable, aca en gallego..

Les langues n'appartiennent ni aux États, ni aux juristes, encore moins aux linguistes. Qu'en est-il du calo, du manouche, du sinto ?

Noam Chomsky l'a bien compris, lui qui, auteur de la grammaire générative, se préoccupe aujourd'hui du citoyen « génératif », et est passé de la langue à l'être qui la parle.

Il suffit de penser à Antonin Artaud et à « La pensée d'avant les mots », pour se méfier des certitudes. Une langue qui se donne uniquement en représentation est-elle encore une langue ?

H. L Mencken avait saisi le poids d'une langue et de sa densité :

« When two-thirds of the people who use a certain language decide to call it a freight train instead of a goods train, they are right. Then the first is correct usage and the second is a dialect »

(Quand les deux tiers des gens qui utilisent une langue donnée décident d'appeler un train de marchandises « freight train » au lieu de « goods train » ils ont raison. Alors la première appellation est d'un usage correct et la seconde est dialectale).

C'est la revanche des Américains sur ce qu'ils n'ont pu obtenir lors de leur indépendance : une langue propre, différente de l'anglais britannique, un combat notamment mené par Noah Webster, auteur du dictionnaire qui porte son nom, dictionnaire de référence de la langue américaine.

Il n'y a rien de plus officiel que le locuteur et le choix qu'il fait.

Il en va de la démocratie.

L' avenir de la langue bretonne repose, en grande partie, sur la force de l'économie de la Bretagne.

Quand Alan Stivell chante en breton dans le monde entier, il fait vivre à la fois la langue bretonne et la Bretagne.

Si la langue bretonne avait été aussi la langue du pain, elle ne serait pas là où elle se trouve aujourd'hui. Il ne s'agit pas de minimiser le lexique et la grammaire, seulement de relativiser le rôle qu'ils remplissent. La génération qui n'a pas transmis la langue ne peut être accusée. Elle s'est trouvée enserrée sous les contraintes d'un rapport de force qui lui était défavorable, le locuteur, comme la langue qu'il parlait, subissant le mépris et le dédain, l'insolence et la dérision.

Encore faut-il que ce pain ne soit pas celui de l'aumône publique, mais bien celui façonné par les Bretons eux-mêmes. L'origine de Diwan démontre que l'action autonome est la seule voie pérenne. Il n'est pas assuré qu'une allégeance à un ministère de l'Éducation nationale apporte une quelconque garantie.

Une langue sous subventions n'est pas davantage qu'un objet de musée. Une langue sous tutelle dépend des caprices du tuteur.

Nous n'avons rien à attendre ni à espérer d'un état providence qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

Ce n'est pas l'article 2 de la Constitution qu'il faut modifier, mais toute la Constitution qu'il faut radicalement transformer en constitution fédérale, une bonne fois pour toutes.

Osons sortir de la muséographie et affirmons notre volonté d'exister à la face du monde.

Le véritable combat pour la langue bretonne ne peut être dissocié de l'émancipation de la Bretagne dont l'autonomie légitime ne peut être réalisée que dans le cadre du fédéralisme.

Le droit à l'expérimentation demandé par la Région n'est qu'un permis de dépenses publiques qui ne résoudra rien et sera à l'origine d'une augmentation de la pression fiscale. Il aurait pour conséquences de diviser les Bretons, d'en ruiner quelques-uns tout en enrichissant quelques privilégiés politiques de la communauté brittophone. Ce ne serait que le droit d'un certain type de représentation.

Diwan, aujourd'hui, fait consensus. Le contexte du rapport de force a changé.

C'est bien au niveau des institutions que tout se joue. Et ce sont elles qu'il faut modifier, de toute urgence.

Dans une Bretagne fédérée, la langue bretonne ne serait plus une langue « régionale » langue adjective soumise à la condescendance des lettrés francophones.

Elle serait langue de Bretagne.

Le 10 mai 2008

Jean-Yves QUIGUER

Président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne

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